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Décodeur de la Communication

Décodeur de la Communication

著者: Laurent FRANCOIS | Agence Maverick
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Le Décodeur de la Communication est le podcast des pro de la com. Chaque semaine, un.e dircom présente son parcours, son job et donne des conseils de carrière. Présenté par Laurent FRANCOIS, papa de l'agence Maverick Communication. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.Laurent FRANCOIS | Agence Maverick Communication マーケティング マーケティング・セールス 出世 就職活動 経済学
エピソード
  • Les Marques deviennent-elles Woke ? | Patrice Laubignat et Jean-François Granat | Best Of
    2026/08/25

    Le wokisme est-il devenu un passage obligé pour les marques ? Sujet sensible, parfois caricaturé, souvent mal défini. Pour ce best of du Décodeur de la Communication, Patrice Laubignat, fondateur d’E4 Brands, et Jean-François Granat, directeur marketing et communication, confrontent leurs points de vue sur l’engagement des marques face aux transformations de la société.


    Le woke, bien plus qu’un mot

    À l’origine, être « woke », c’est être « éveillé », conscient des injustices sociales. Né aux États-Unis autour notamment des questions raciales, le terme a progressivement englobé en France les sujets d’égalité femmes-hommes, de diversité, d’environnement ou encore de lutte contre les discriminations. Mais le paradoxe est là : le wokisme semble aujourd’hui presque davantage défini par ses opposants que par ceux qui s’en revendiquent.


    Les marques peuvent-elles rester à l’écart ?

    Difficilement, répondent en substance Patrice Laubignat et Jean-François Granat. Car la communication est aussi le reflet de la société. Dove, par exemple, travaille depuis des années sur une représentation plus diverse des femmes et des corps. À l’inverse, certaines opérations opportunistes peuvent rapidement se retourner contre leurs auteurs. Le fameux sandwich « LGBT » de Marks & Spencer — laitue, guacamole, bacon, tomate — illustre les limites d’un engagement qui ressemble surtout à un coup marketing.

    La règle devient alors assez simple : agir avant de communiquer. L’engagement doit être cohérent avec les actes, la culture et l’ADN de l’entreprise. Sinon, les réseaux sociaux se chargent rapidement de pointer les contradictions.


    Attention au « wokewashing »

    D’autant que les jeunes générations observent les marques avec attention. Leur discours, leurs engagements mais également ce qui se passe réellement à l’intérieur de l’entreprise. Diversité, égalité salariale, représentation des femmes dans les directions : impossible d'afficher certaines valeurs à l'extérieur sans se demander si elles sont réellement appliquées en interne.

    L’enjeu touche donc autant la réputation que la marque employeur et le recrutement. Et la défiance est forte : dans l’étude citée au cours de l’épisode, 80 % de la génération Z dit remettre en cause l’honnêteté des marques avant d’acheter. Le risque du wokewashing devient alors aussi réel que celui du greenwashing.


    S’engager, c’est aussi choisir

    Prendre position n’est pourtant jamais neutre. Une marque engagée peut perdre une partie de ses consommateurs. Mais comme le rappelle Patrice Laubignat : choisir, c’est aussi renoncer.

    Alors, les marques doivent-elles être woke ? Peut-être doivent-elles surtout rester éveillées. Comprendre les évolutions de la société, agir réellement, accepter de prendre position et seulement ensuite communiquer. Car l’engagement ne se décrète pas dans une campagne de publicité : il se démontre dans la durée.


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    44 分
  • Témoignage d'un Fils de Pub | Jacques Séguéla | Best Of
    2026/08/22

    Jacques Séguéla est un monument de la publicité française. Son témoignage, à l'heure de l'IA, nous est précieux.


    Le courage publicitaire a disparu

    Pour Jacques, les années 80 étaient celles du culot. À l’époque, les présidents de groupes validaient en direct des campagnes folles. Aujourd’hui, tout est devenu un millefeuille de validation. Résultat : la pub est moins audacieuse, car les ailes de la créativité sont rognées par la prudence.


    L’intelligence artificielle ? Un miracle à dompter

    L’IA ne remplacera jamais l’idée. Séguéla le martèle : « Quand la neige fond, elle devient le printemps », et ça, aucune machine ne peut le formuler. Il appelle la nouvelle génération à s’approprier l’IA sans perdre le sens : elle fera le sale boulot, à nous de garder la poésie.


    La pub, art de l’optimisme

    « Les optimistes inventent l’avion, les pessimistes le parachute », dit-il. Pour Jacques, la publicité est un commerce d’optimisme, une injection de joie dans une société souvent morose. Et c’est en écrivant, chaque jour, quelques lignes qu’il nourrit cette vitalité contagieuse. La pub est fluide, permanente, vivante.


    Donner une âme aux marques

    L’enjeu n’est pas de vendre, mais de rendre une marque éternelle. Comme un artisan du sens, Jacques milite pour une publicité qui donne une âme. C’est sa vision romantique du métier : aimer les marques, aimer les gens, aimer les mots. Son arme ? Les livres, qui forgent la réputation bien plus sûrement qu’un spot.


    Clore avec poésie

    Dans un monde numérique, il défend l’affiche, média du cri, et la publicité comme un art populaire. À ceux qui rêvent de se lancer, il recommande de lire ses livres et de ne jamais oublier cette règle d’or : « La répétition fait la réputation. »


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    56 分
  • Suntory, l'inconnu de votre Frigo | Valentine Noury, dircom et RSE | Best Of
    2026/08/18

    Suntory Beverage & Food France, ça ne vous dit peut-être rien. Orangina, Schweppes, Oasis, Pulco, Champomy, Canada Dry ou MayTea, en revanche… beaucoup plus ! Derrière ces marques emblématiques se cache un groupe japonais qui a su conserver un très fort ancrage français. Valentine Noury nous emmène dans les coulisses d’une entreprise bien plus complexe qu’il n’y paraît.


    Des marques françaises sous pavillon japonais

    Suntory a racheté Orangina Schweppes en 2009. Mais loin de gommer l’histoire de ses marques, le groupe s’appuie sur leur identité et leur implantation locale. Quatre usines sont ainsi réparties sur le territoire français : La Courneuve, Donnery dans le Loiret, Meyzieu près de Lyon et Châteauneuf-de-Gadagne, à proximité d’Avignon.

    Une présence industrielle qui rappelle que derrière la bouteille d’Oasis ou d’Orangina posée sur la table, il existe des usines, des emplois, de la R&D et toute une chaîne de production.


    Le plaisir, mais avec responsabilité

    Les boissons rafraîchissantes sont régulièrement pointées du doigt, notamment pour leur teneur en sucre. Suntory ne cherche pas à éluder le sujet. Sa ligne consiste plutôt à concilier plaisir et responsabilité, en améliorant progressivement ses recettes.

    L’exemple d’Oasis Tropical est parlant : entre 2006 et 2024, sa teneur en sucre a été réduite de plus de 38 %. Une évolution volontairement progressive afin de préserver le goût et les habitudes des consommateurs. Suntory investit parallèlement plusieurs millions d’euros chaque année dans sa R&D pour faire évoluer ses produits.


    Faire mieux, encore et encore

    Cette recherche d’amélioration dépasse largement le contenu des bouteilles. Eau, emballages, énergie, transport, biodiversité, décarbonation des usines : la stratégie de développement durable touche toute la chaîne de valeur.

    Le groupe s’est notamment engagé dans une trajectoire vers 100 % de PET recyclé pour ses bouteilles plastiques.

    Une démarche qui rejoint deux principes hérités de la culture japonaise de Suntory : Growing for Good, l’idée que la croissance doit permettre d’accroître son impact positif, et Yatte Minahare, que l’on pourrait traduire par « allons-y ». Essayer, avancer, parfois se tromper, apprendre et recommencer.


    Derrière les marques, une entreprise

    C’est finalement ce que cet échange avec Valentine Noury permet de découvrir : derrière des marques populaires et joyeuses se trouve une entreprise confrontée aux grandes questions de son époque. Nutrition, ressources naturelles, emballages, climat, dialogue avec les pouvoirs publics ou engagement sociétal : fabriquer une boisson que l’on glisse machinalement dans son frigo est beaucoup moins simple qu’il n’y paraît.

    Et si Suntory reste encore méconnu du grand public, ses marques, elles, racontent déjà une bonne partie de son histoire.


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