『100 % création』のカバーアート

100 % création

100 % création

著者: RFI
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Mode, accessoires, décoration, stylisme, design. Dans la chronique 100 % création de Maria Afonso, RFI vous fait découvrir l’univers de créateurs. Venez écouter leur histoire, leur parcours, leurs influences, leur idée de la mode chaque dimanche à 04h53, 6h55 et 12h54 TU vers toutes cibles.

France Médias Monde
アート
エピソード
  • Macarena Hott Recondo, cocktail chilien de métal et de mémoire à Parcours Bijoux
    2026/10/17
    En octobre 2026, Paris fête la bijouterie contemporaine française et internationale avec Parcours Bijoux. Au cœur de cette démarche, Macarena Hott Recondo, une artisane atypique qui puise ses inspirations dans ses racines chiliennes tout en explorant avec passion le métal. À travers son œuvre, elle rappelle que la beauté naît souvent de la rencontre entre histoires, matières et savoir-faire. Une créatrice qui transcende le bijou pour en faire un véritable art de vivre. Originaire de la région des Lacs, près de la Patagonie, au sud du Chili, Macarena Hott Recondo grandit entourée de nature et de gestes artisanaux. Très tôt, le goût du fait-main, de l'artisanat, s'impose comme une évidence. Après le lycée français au Chili, elle rejoint la faculté de Montpellier pour des études d'arts plastiques. Mais la voie universitaire ne la comble pas : « C'était très théorique et je n'avais pas trop envie d'être dans les livres. Je voulais être plus dans le faire. » La découverte en France de véritables formations artisanales est un tournant. Elle se dirige vers la bijouterie, forte de quelques notions acquises au Chili lors de cours du soir, où elle commence déjà à acheter ses premiers outils. En 2001, elle se lance dans un CAP bijouterie, suivi d'un BMA art du bijou et du joyau à Marseille. C'est là qu'elle découvre un domaine où la rigueur technique se marie à la créativité. En 2007, elle crée une première marque de bijoux fantaisie, avec un positionnement très commercial. « Cela ne me ressemblait pas du tout, donc du coup, ça n'a pas fonctionné comme je voulais. Mais c'était une expérience aussi très enrichissante », se souvient-elle. Macarena Hott Recondo travaille ensuite pendant cinq ans dans un atelier de fabrication pour le luxe, à Toulouse. De cette immersion, elle retient des codes, une exigence, mais aussi l'envie de s'affranchir des cahiers des charges trop stricts. De retour en Provence, alors que les opportunités se font rares, une phrase entendue lors d'une rencontre va la décider : « Pourquoi tu cherches à faire autre chose ? Fais ce que tu sais faire. » Macarena Hott Recondo ouvre alors une petite boutique partagée avec d'autres créatrices. Elle s'accorde deux ans pour « essayer et tenter ». Et constate : « À partir du moment où j'ai commencé à faire vraiment ce que je voulais, ça a commencé à marcher. » Le métal et la beauté comme terrain de recherche Le travail de Macarena Hott Recondo repose sur un processus long et patient : « C'est du temps et de la persévérance et des tests. On teste tout le temps et on voit ce qui se passe. Parce que souvent, de l'erreur, on trouve aussi des choses intéressantes. » La recherche formelle et le droit à l'erreur sont au cœur de sa démarche. Au-delà de la matière, Macarena Hott Recondo réfléchit à ce que ses pièces peuvent apporter à ceux qui les portent : « J'aime bien l'idée de penser à la beauté et qu'il y a toujours des personnes qui vont trouver beau ce que vous faites, et que ça va leur apporter quelque chose, peut-être un petit peu de beauté dans le monde. C'est un petit peu mon grain de sable pour apporter quelque chose. » Entre bijoux et micro-sculptures, chaque création devient un fragment de paysage intérieur, un souvenir, un geste de transmission : « J'ai envie de surprendre ceux qui vont voir. J'espère que mes clientes qui reviennent vont toujours être aussi surprises et émerveillées par ce qu'elles voient. » Un cocktail chilien au cœur de Paris Avec Parcours Bijoux, Macarena Hott Recondo participe à un collectif de créatrices chiliennes qui investissent la galerie Artivistas, lieu de la culture sud-américaine à Paris. Ensemble, elles mêlent tradition chilienne et création contemporaine, en travaillant des matériaux inattendus comme le cuivre, la résine, la laine ou encore l'organza. Leurs œuvres, profondément liées à leur terre natale, composent un cocktail artistique audacieux. Et au milieu de cette vie d'atelier, de tests, de rencontres, reste l'essentiel : « J'adore ce que je fais, parce que ça m'envahit vraiment. Je me sens vraiment privilégiée. On a la chance de créer avec pas grand-chose, avec des matières pauvres, pas très coûteuses. On peut faire des choses incroyables. Je vis un peu pour ça, c'est dingue. » Abonnez-vous à 100% création : 100% création est disponible à l'écoute sur toutes les plateformes de podcasts : PURE RADIO, Apple Podcast, Castbox, Deezer, Google Podcast, Podcast Addict, Spotify ou toute autre plateforme via le flux RSS. Si vous aimez ce podcast, donnez-lui 5 étoiles et postez un commentaire sur ces applications pour qu'il soit visible et donc encore plus écouté. Retrouvez-nous aussi sur nos réseaux sociaux : Instagram / Facebook
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    8 分
  • Alix Tramba-Rivat quand la mosaïque explore le végétal, l’eau et la matière
    2026/10/24
    Alix Tramba-Rivat est mosaïste et fondatrice de l'Atelier d'Alix. Sa passion pour l'art, encouragée par ses parents, l'a conduite à un parcours académique en arts appliqués en fresque et mosaïque. Après une expérience dans l'événementiel, elle se consacre à la mosaïque tout en collaborant avec d'autres artisans. Ses œuvres, qui explorent le végétal et l'eau avec des matériaux hétérogènes, seront mises en avant avec son Mandala de Paix, au Salon international du patrimoine culturel, à Paris. Née à Neuilly-sur-Seine et ayant grandi à Paris, Alix Tramba-Rivat se passionne très tôt pour le dessin. Encouragée par ses parents, elle intègre le lycée Auguste-Renoir, l’une des grandes écoles d’art parisiennes. Elle se rêve alors scénographe, imagine des décors, poursuit avec un BTS design d’espace à Reims. Mais très vite, le besoin du geste et de la matière s’impose. Elle revient à Paris et rejoint l’école Olivier de Serres, où elle obtient un diplôme en fresque et mosaïque. Là, c’est la révélation. « Je découvre la mosaïque et c’est un véritable coup de cœur », raconte-t‑elle. À peine diplômée, en 2013, elle lance son propre atelier. « Ça a été évident de l’appeler l’Atelier d’Alix. » Pourtant, le chemin n’est pas linéaire. Se jugeant « peut-être trop jeune et bloquée par certaines croyances limitantes », elle se tourne un temps vers l’événementiel, où elle devient cheffe déco et conçoit des décors pour de grandes productions. Cinq années d’expérience durant lesquelles elle apprend à travailler le bois, le métal, les grands formats. Mais la mosaïque lui manque. Elle y revient, se forme dans différents ateliers de mosaïstes à Paris, puis rencontre la mosaïste Sika Viagbo, de l’Atelier Lilikpo. « Ça a été un coup de cœur professionnel. On a commencé à collaborer pendant plus de sept ans. » Grâce au dispositif Maître d’art / Élève, elle relance l’Atelier d’Alix à Malakoff, au sud de Paris. Une création méditative et profondément ancrée dans l’histoire Pour Alix Tramba-Rivat, la mosaïque est bien plus qu’un métier : c’est un espace intérieur. « Le temps de production en atelier m’apporte beaucoup parce que c’est très méditatif, c’est très lent », confie-t‑elle. Dans un quotidien « très rythmé, très dense », ces heures de découpe et de pose deviennent sa bulle, un temps où elle ne « pense à rien, juste créer ». Son processus commence toujours par le dessin. Lorsqu’il s’agit d’une commande, elle compose avec un brief souvent très précis, logos, typographies, voire dessins déjà existants. « On est toujours obligé d’adapter le motif à la mosaïque, parce qu’il y a certaines choses qui ne sont pas réalisables, trop fines, trop minutieuses. » C’est dans ce travail d’ajustement que se glisse sa signature : choix des rythmes, des coupes, des formes de tesselles. « L’identité de l’artisan mosaïste va surtout s’inscrire dans les choix qu’il va réussir à faire passer auprès de son client, mais on arrive toujours à y mettre un peu notre patte. » Elle affectionne particulièrement les projets chargés d’histoire comme la commande de cette famille qui rénove une maison transmise depuis 150 ans, où des plafonds peints ont été découverts. « Je leur ai demandé une collecte d’images et d’informations de leur histoire. Je me suis inspirée de certains éléments architecturaux de la maison. C’est ce genre de projet que j’aime bien, parce que je les trouve très riches de sens et chargés en histoire. » Entre matériaux, technologies et Mandala de paix Deux thèmes irriguent particulièrement son travail : le végétal et l’eau, souvent nourris par l’esthétique de l’art aborigène, dont elle aime les graphismes et les rythmes, « très adaptables à la mosaïque ». Son appétence pour la matière la pousse à hybrider les matériaux : « J’utilise du laiton, beaucoup de bois. J’associe le grès cérame, la pierre, le verre au bois et au laiton. » Chaque matériau implique un outil, une gestuelle, une difficulté propre. « J’adore les outils, donc j’adore travailler différentes matières. C’est plus contraignant sur de grands projets, mais très satisfaisant. » Loin de s’en tenir aux techniques traditionnelles, Alix Tramba-Rivat utilise également les nouvelles technologies. « Tous mes dessins sont faits sur ordinateur », explique-t‑elle. Elle utilise des traceurs grand format et une découpeuse laser pour préparer certaines pièces, notamment en bois, avant de reprendre la main à l’atelier et d’assembler l’œuvre tesselle par tesselle. Cette alliance du geste et de la technologie, du bois, du métal et de la pâte de verre, se retrouve dans son Mandala de Paix, présenté au Salon international du patrimoine culturel au Carrousel du Louvre à ...
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    11 分
  • Paris Design Week: Maxime Castagnac, la laine sculptée grâce au tufting
    2026/09/12
    Pendant la Paris Design Week, Oh my laine met en lumière les arts textiles français. L’artiste-designer toulousain Maxime Castagnac y présente son atelier Casta et ses œuvres en laine sculptée par tufting, une technique où des fils sont insérés dans une toile à l’aide d’un pistolet. Il crée tapis et tableaux graphiques : des peintures de matière et de couleur, au relief textile marqué, qui s’intègrent dans les espaces de vie. Maxime Castagnac, né à Pau, a grandi à Toulouse. Après des études en design graphique à l’ESAD de Reims puis aux Beaux-Arts de Lyon, il démarre une carrière de graphiste indépendant, porté par « une notion d’illustration, de recherche à travers le caractère typographique et le dessin de la lettre ». Mais tout bascule lorsqu’il découvre le tufting : « Il y a quelque chose qui s’est passé comme une sorte de révélation avec la matière, le fait de pouvoir jouer avec la matière et de pouvoir laisser les formes évoluer. » Le travail manuel revient alors au cœur de sa pratique. Si Maxime Castagnac n’avait jamais travaillé le textile pendant ses études, la laine était pourtant déjà présente en filigrane : « J’ai toujours eu une appétence pour le textile, mais je n’ai jamais osé sauter le pas. » La rencontre avec la technique du tufting agit comme un déclic : « Quand je me suis plongé dans la diversité de la laine, comment elle est faite, comment on peut la colorer, tout de suite ça s’est révélé et c’était un peu comme une évidence pour moi. » Il apprend seul, grâce aux vidéos et aux réseaux sociaux, en revendiquant une pédagogie par l’erreur : « J’aime bien me tromper, ce qui me permet après de comprendre comment je peux améliorer, comment je peux trouver des solutions. » Le tufting, une peinture en laine Maxime Castagnac décrit le tufting comme « une forme de peinture en laine ». Sur un grand canevas tendu sur un métier, il projette son motif avant d’injecter la laine à l’aide du pistolet : « Le pistolet du tufting, je le vois comme un pinceau et la laine comme la peinture. » Une première phase de peinture est suivie d’un temps de sculpture : « Une fois que la laine est sortie du canevas, elle est brute, elle s’entremêle. Il faut venir séparer chaque fil, venir sculpter. » Au ciseau, il tond, nivelle, crée des épaisseurs, des angles, des reliefs : « Sur les tapis et tableaux que je fais, j’aime bien cette notion d’aplats bien réguliers. Et après, on vient vraiment sculpter au ciseau, faire des angles à 45° pour révéler les formes. » Il travaille en miroir, depuis l’envers de la toile, acceptant cette « petite gymnastique » où une forme trop dynamique vers la droite se révélera finalement à gauche. Atelier Casta, un univers graphique vibrant et libre Son atelier Casta tire son nom d’un diminutif de son patronyme Castagnac : « Casta, c’est devenu un diminutif de gens autour de moi qui m’apprécient bien. Cet atelier, c’est vraiment moi qui donne mes couleurs, mes formes. C’est Casta qui vous parle, c’est mon intime qui vous parle. » Maxime Castagnac assume créer d’abord pour lui : « Je n’avais pas le médium pour exprimer toutes ces formes, toutes ces couleurs, toutes ces interrogations que j’avais. Le tufting s’est posé pile entre les deux. » Il construit un univers non commandé, fait de pièces uniques, auquel viennent ensuite se greffer des projets sur mesure : « J’ai créé un univers visuel et graphique qui n’est pas la commande. J’aime aussi cette rencontre où les gens vont me dire : "J'aime ce détail, est-ce qu’il y a une possibilité d’une nouvelle pièce sur mesure ?" » Sa signature, il préfère la laisser aux autres : « Souvent le mot dynamisme revient. Il y a quelque chose de chaleureux, de très contrasté. » Attaché à une laine naturelle sourcée en France, il s’appuie sur des filatures expertes : « J’ai compris que je ne pouvais pas faire tous les métiers. D’avoir des professionnels qui filent la laine et font des teintures aussi magnifiques, c’est important. » Porté par une matrice de formes qui se réinvente sans cesse, Maxime Castagnac voit la création comme un moteur permanent : « La création occupe l’essentiel de ma vie. (…) Je pense que tous les jours, la création est avec moi. » Avec le tufting, ses glyphes quittent le papier pour devenir tapis, tableaux, volumes colorés qui apportent, chez lui comme chez les autres, « quelque chose de beau, de vibrant et de vivant ». Abonnez-vous à 100% création : 100% création est disponible à l'écoute sur toutes les plateformes de podcasts : PURE RADIO, Apple Podcast, Castbox, Deezer, Google Podcast, Podcast Addict, Spotify ou toute autre plateforme via le flux RSS. Si vous aimez ce podcast, donnez-lui 5 étoiles et postez un commentaire sur ces applications pour qu'il soit visible et donc encore plus ...
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    11 分
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