ZOA: 1er anniversaire pour un média numérique qui séduit la jeunesse africaine
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Un an après son lancement à Dakar, le média 100 % numérique ZOA souffle sa première bougie en totalisant plus de 75 millions de vidéos vues. Dans L'atelier des médias, Kaourou Magassa, rédacteur en chef, et Michelle Ymélé, journaliste à ZOA, décryptent les clés du succès de ce média d'information pensé par et pour les jeunes Africains.
Lancé en octobre 2025 à Dakar, ZOA se fait peu à peu une place dans le paysage médiatique grâce à une stratégie ciblée sur les plateformes numériques. Avec plus de 1 200 contenus publiés en un an, le média cumule 75 millions de vues, près de 300 000 abonnés sur Facebook, 190 000 sur TikTok et plus de 236 000 sur sa chaîne WhatsApp. Sans oublier ses comptes YouTube et Instagram.
Comme le rappelle son rédacteur en chef Kaourou Magassa, le choix des canaux répond à un impératif d'accessibilité : « On a fait le choix d'aller sur les plateformes comme Facebook, TikTok parce que c'est là où sont présents les jeunes Africains en grande majorité. »
Un ton incarné, un média réactif et paritairePeu porté sur les sujets de politique politicienne, ZOA privilégie les sujets de société, le sport et les initiatives citoyennes. Cette ligne éditoriale séduit une audience jeune et paritaire, notamment sur TikTok. Sur le terrain lors des grands événements sportifs comme la Coupe d'Afrique des nations (CAN), ZOA mise sur des formats humains et incarnés.
La journaliste Michelle Ymélé explique cette proximité : « Nous traitons des sujets concernants, des sujets qui interpellent, qui parlent à tout le monde. » L'équipe cherche à capter l'attention des audiences sans donner de leçon ni se prendre au sérieux. Elle a aussi pour mission de lutter contre la désinformation en faisant oeuvre de pédagogie, notamment sur les questions de de santé.
Un ancrage dakarois, mais une résonnance auprès des diasporasBasé au Sénégal, ZOA rayonne sur l'ensemble de l'Afrique francophone mais aussi auprès des diasporas en France. Ses audiences au Mali et au Burkina Faso, où la demande d'information fiable est forte, sont aussi non négligeables.
Les portraits d'entrepreneurs et la mise en valeur des savoirs traditionnels connaissent un franc succès auprès du public. Pour Kaourou Magassa, ces récits renforcent le lien social : « Notre objectif, c'est un objectif de proximité, de raconter le quotidien pour et par les jeunes Africains. »
Cap sur les Jeux olympiques de la jeunessePour entamer avec panache sa deuxième année, ZOA prépare la couverture des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) à Dakar. Michelle Ymélé donne les recettes que souhaite appliquer l'équipe de ZOA : « Pour nous, c'est essentiel d'être aussi sur les pas de côté, raconter la vendeuse d'eau, raconter les histoires du vendeur de thé. »
Entre extension du réseau de correspondants vers l'Afrique anglophone, couverture de la Biennale d'art contemporain de Dakar et nouveaux formats à venir, ZOA veut continuer de grandir... et a déjà pour ambition de s'intéresser davantage à l'Afrique anglophone.