エピソード

  • Au Cameroun, quelle place pour les femmes dans le système pastoral
    2026/03/14

    Les femmes sont parfois les petites mains qui travaillent dans l’activité pastorale. Ce sont elles qui, la plupart du temps, exécutent les tâches liées à la collecte et à la vente de lait. Mais, certaines parviennent à se faire une place dans le milieu très masculin des propriétaires d’élevage. C'est le cas de notre invitée cette semaine, Madame Astou Djam Bakari.

    Infirmière reconvertie dans l’élevage bovin et dans la production laitière. Elle est l’une des rares femmes exerçant dans le domaine à Maroua, dans l’extrême nord du Cameroun. Cette semaine, nous recevons madame Astou Djam Bakari. Elle avait bénéficié d’un accompagnement du Prodel, le projet de développement de l’élevage mis en œuvre de 2017 à 2023. Si elle a pu accéder ce programme, c’est parce que le Prodel avait adapté l’un de ses volets à la capacité financière des femmes en revoyant à la baisse le montant des plans d’affaires demandés ; c’est ainsi que Madame Djam Bakari a pu investir dans l’achat de vaches laitières montbéliardes acquises par le Cameroun.

    Invitée : Madame Astou Djam Bakari, propriétaire d’un élevage bovin et productrice de lait au Cameroun.

    Radio partenaire : Radio Slndou Fouta Fm à Thilogne au Sénégal.

    Programmation musicale : Mariétou, Boncana Maïga.

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    19 分
  • À Madagascar, la recherche scientifique pour une agriculture durable
    2026/03/07

    La recherche scientifique joue un rôle essentiel dans l’innovation et la production de savoirs et de solutions pratiques pour répondre aux enjeux majeurs du monde agricole. Cette semaine, nous parlons de l’exemple de Madagascar sur la santé des plantes avec notre invitée, la chercheuse Santatra Ravelomanantsoa.

    Elle est la cheffe du Département de la Recherche agronomique au Fofifa, le centre national de recherche appliquée au monde rural à Madagascar. Grâce à ses recherches, le taux d’infestation de la bactériose vasculaire de la pomme de terre a baissé de près de 100% en 2013 à 10% aujourd'hui, permettant aux agriculteurs de retrouver des rendements acceptables.

    Elle est la lauréate 2026 du prix de la Fondation Farm, qui distingue une chercheuse ou un chercheur dont les travaux contribuent au développement agricole durable et à la sécurité alimentaire. Spécialiste de la santé des plantes, elle a été récompensée pour ses recherches auprès des paysans malgaches. Nous l’avons rencontrée lors de son passage au Salon de l’agriculture à Paris, où elle a pris part à une table ronde sur le thème « La recherche par et pour les agriculteurs : un outil de développement » ; une rencontre initiée notamment par le Fert, afin de questionner la place des agricultrices et des agriculteurs pour une recherche scientifique plus bénéfique et comment cela pourrait contribuer à faire avancer l'agriculture.

    Invitée : Dr Santatra Ravelomanantsoa, cheffe du Département de la Recherche agronomique au Fofifa, Madagascar et lauréate 2026 du prix de la Fondation Farm.

    Radio partenaire : Radio Cité Savalou culture Fm au Bénin.

    Programmation musicale : D'ici, de là-bas, Gaël Faye et Souad Massi.

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    19 分
  • L’Intelligence artificielle pour une agriculture améliorée
    2026/02/28

    Quels sont les avantages de l’intelligence artificielle dans l’agriculture ? Pièges connectés ou drones de détection de mauvaises herbes, nous serons à la 62ème édition du Salon international de l’agriculture qui se tient depuis le 21 février et prend fin ce 1er mars 2026 à Paris, pour vous présenter certaines technologies intégrant l’IA au profit du monde agricole.

    L'Intelligence artificielle est presque devenue incontournable dans nombre de domaines, notamment l’agriculture. Dans plusieurs pays, les agriculteurs utilisent l’IA pour surveiller les récoltes, améliorer les prévisions de rendements des cultures, ou encore pour une détection précoce de certaines maladies des plantes. Le Salon international de l’Agriculture à Paris, un événement consacré au monde agropastoral est aussi l’occasion de présenter les innovations technologiques aux acteurs du domaine, surtout en ce moment où l’on parle énormément de l’intelligence artificielle.

    Invitées :

    - Cindy Lassoureille, responsable Communication Cap2020

    - Sandrine Chaillout, ingénieure agronome et responsable développement chez Telespazio France.

    Radio partenaire : Radio Sawtu Linjiila au Cameroun.

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    19 分
  • L’aviculture ivoirienne, levier de développement du système de production animale
    2026/02/21

    La filière avicole en Côte d’Ivoire connaît un développement significatif ces dernières années et génère près de 300 000 emplois selon l’Ipravi, l’interprofession avicole ivoirienne. Nous nous penchons sur l’aviculture en Côte d’Ivoire, pays mis à l’honneur cette année au Salon international de l’agriculture ouvert à Paris ce samedi (du 21 février au 1er mars 2026), et dédié aux acteurs du monde agropastoral et à leurs activités.

    Les autorités ivoiriennes ont instauré, il y a quelques mois, une nouvelle taxe de 9% au lieu de 18% comme initialement décidé, sur les aliments pour le bétail, la volaille et leurs intrants, une mesure qui impacte les éleveurs et les prix sur les marchés. Pourtant, la production avicole a connu une hausse significative ces dernières années en Côte d’Ivoire. Entre 2010 et 2024, la production de viande de volaille est passée de 23 000 à 114 000 tonnes. Comment la Côte d’Ivoire a-t-elle pu améliorer sa filière avicole ? Des difficultés subsistent-elles malgré cette avancée ?

    Invité : Sylvain Gotta, président de l’Ipravi, l’association interprofessionnelle avicole ivoirienne.

    Radio partenaire : Radio Sauti Ya Mkaaji en RDC.

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    19 分
  • Au Bénin, la filière porcine face à la concurrence des importations du Nigeria
    2026/02/14

    L’élevage de porcs est en plein essor au Bénin, car c’est une viande très appréciée des Béninois. Mais la structuration des acteurs de la filière est très récente avec la création en 2022 de la Fédération des sociétés coopératives pour la promotion de la filière porcine au Bénin. Son but est de mieux professionnaliser les acteurs de la filière et faire face aux défis actuels, notamment la santé animale et la question de la commercialisation.

    Le Bénin produit un peu plus de 11 000 tonnes de viande de porc par an alors que la demande est estimée à près de 80 000 tonnes ; une production insuffisante pour couvrir la demande nationale. Certains commerçants importent donc cette viande depuis le Nigeria voisin, ce qui crée « une concurrence déloyale » et met en péril les éleveurs béninois, selon Jean-Claude Codjia, président de la Fédération des sociétés coopératives pour la promotion de la filière porcine au Bénin (Fecofipob).

    Invité : Jean-Claude Codjia, président de la Fecofipob, la Fédération des sociétés coopératives pour la promotion de la filière porcine au Bénin.

    Illustration : Reportage de Romario Junior Hounkpe dans un élevage de porcs à Porto-Novo.

    Radio partenaire : Radio Maïgaro en République centrafricaine.

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    19 分
  • Améliorer la production rizicole en Afrique de l’Ouest par des initiatives régionales
    2026/02/07

    Le riz fait partie des aliments de base dans plusieurs pays africains, sa consommation a fortement augmenté ces dernières années en Afrique subsaharienne, surtout en Afrique de l’Ouest où la demande dépasse largement l’offre issue des productions nationales. Plusieurs projets ont été lancés par des institutions et organisations régionales afin de booster la productivité.

    Parmi ces initiatives, il y a le RICOWAS, un projet basé sur l’adaptabilité des producteurs de riz au climat et piloté par l’OSS, l’Observatoire du Sahara et du Sahel. 13 pays d’Afrique de l’Ouest bénéficient du RICOWAS, parmi lesquels le Sénégal, dont la production annuelle est estimée aujourd’hui à plus d’un million de tonnes. Ce qui ne permet pas pour autant d’atteindre l’autosuffisance en riz.

    Invités :

    - Mme Khaoula Jaoui, directrice du Département Climat et coordinatrice des Départements Techniques à l’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS)

    - M. Abdoulaye Sy, coordinateur national du projet RICOWAS (Agence Nationale de Conseil Agricole et Rural – Sénégal).

    Radio partenaire : Radio Bangu en RDC.

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    19 分
  • L'entreprenariat agropastoral en Guinée, une alternative au chômage en milieu rural
    2026/01/31

    Nous sommes aujourd’hui en Guinée pour mettre en lumière une initiative agropastorale ; c’est une ferme intégrée près de la ville de Fria, à 160 km de Conakry. Cette ferme lancée en 2022 est portée par trois frères qui ont décidé d’expérimenter l’agripreneuriat, c’est-à-dire l’entreprenariat agropastoral. Un moyen de contribuer à l’économie de la chaîne de valeur agriculture et élevage et de créer des emplois.

    Mais cela n’est pas sans difficultés, notamment avec l’accès difficile aux financements. Comment entreprendre dans l’agriculture, et l’élevage pourrait être une réponse au chômage des jeunes, surtout en milieu rural ?

    Invité : Lansana Youla, agripreneur et cofondateur de la ferme intégrée de Fria.

    Radio partenaire : Radio Seneyo en Côte d’Ivoire.

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    19 分
  • En Guinée, les producteurs de manioc demandent plus de soutien de l’État
    2026/01/24

    Le manioc est un tubercule consommé dans plusieurs pays d’Asie, d’Amérique centrale et du Sud, mais aussi d’Afrique. En Guinée, la saison des récoltes a commencé et c’est aussi à cette période que les producteurs font face à de nombreux défis, notamment le manque d’unités de transformation et la rareté des acheteurs.

    Les paysans rencontrent des difficultés pour stocker et commercialiser leurs productions. Entre l’état de dégradation des routes et le manque d’acheteurs, ils enregistrent régulièrement des pertes. Fodé Amadou Condé est agriculteur à Baranama, près de Kankan. Il exploite une plantation de 5 hectares, et il est parfois obligé de garder sa production dans son champ à la merci des intempéries et des vols.

    « Nous n’avons pas de lieux de stockage, après la récolte nous transportons le manioc jusqu’en ville sans savoir où le garder. Il y a aussi le fait que nous manquons d’acheteurs. Pendant ce temps, les insectes attaquent le manioc, et ça pourrit », se désole Fodé Amadou Condé.

    Malgré tous ces défis, ce paysan ne compte pas abandonner le manioc au profit d’autres cultures vivrières comme le fonio, le maïs ou encore le riz car, explique-t-il, « les sols agricoles en Haute Guinée sont mieux adaptés à la production de manioc ; et ce que tu gagnes avec le manioc, tu ne peux pas avoir la même chose avec d’autres cultures, parce qu’il n’y a que le manioc que nous pouvons cultiver en grande quantité sans trop investir », argumente-t-il. Pour amorcer une meilleure structuration de la filière et soutenir les agriculteurs dans les différentes étapes de la production, un groupement de producteurs a vu le jour en 2024. Il s’agit de la Fédération des producteurs de Manioc à Kankan, appelée en langue locale malinké, « Banaku lasabati » ; en français, la valorisation du manioc. « Les producteurs de manioc n’ont reçu aucun accompagnement pour valoriser ce secteur, leurs productions constituent leurs efforts personnels sans aucun soutien, c’est un gros problème », déclare Layeba Condé, conseiller agricole et coordinateur technique de la fédération. À cela, s’ajoutent les problèmes d’intrants pour les agriculteurs qui n’ont pas accès à une large palette de variétés. Ils doivent aussi composer avec la dégradation avancée des routes enfreignant le transport des produits vers les centres urbains et toucher plus d’acheteurs.

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