エピソード

  • Cameroun : les arachides grillées, une petite activité aux grandes ambitions dans les villages
    2026/10/31

    Au Cameroun, l’arachide ne se consomme pas seulement bouillie ou dans les sauces traditionnelles. Grillée, conditionnée en sachets et vendue dans les marchés, elle alimente aussi une petite économie locale.

    Derrière ces graines que l’on retrouve dans les boutiques, au bord des routes ou entre les mains des vendeurs ambulants, il y a tout un travail : l’approvisionnement en matières premières, le tri, le grillage, le conditionnement et la commercialisation.

    Pour certains entrepreneurs, cette transformation représente une possibilité de créer leur propre activité et de générer des revenus. Mais entre le coût des matières premières, l’accès aux équipements et les difficultés d’écoulement des produits, le chemin n’est pas toujours simple.

    Comment fonctionne une unité de grillage des arachides ? Quels revenus cette activité peut-elle générer ? Et quelles leçons peut-on en tirer pour les jeunes et les femmes qui souhaitent entreprendre en milieu rural ?

    Pour en parler, nous recevons madame Nareoutam Mathe, qui gère une unité de grillage d’arachide dans la ville de Maroua à l’Extrême Nord du Cameroun et Mbayamné Enock, ingénieur agronome, conseil en agriculture.

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    19 分
  • L’huile rouge, ce gras africain et nutritif incompris en occident
    2026/07/25

    Gombo grillé, saka saka, sauce graine, soupou kandia, sauce konkoe, tous ces plats africains qu’on qualifie parfois de gras ont une chose en commun : l’huile de palme, aussi appelée l’huile rouge. Un ingrédient consommé en Afrique subsaharienne depuis fort longtemps.

    Le gras est présent dans notre alimentation sous diverses formes, dans les produits transformés, dans des plantes grasses comme le cacao, le karité, l’avocat, l’arachide ou encore les graines de palme. Justement, nous nous intéressons aujourd’hui à l’huile de palme communément appelée l’huile rouge dans des pays africains. D’abord fabriquée de façon artisanale par les communautés, elle est également devenue un produit industriel. Mais cette huile, peu connue dans les habitudes culinaires des pays occidentaux, y est diabolisée ; pourtant elle est riche en nutriments quand elle n’est pas raffinée pour être utilisée dans des produits transformés par l’industrie agroalimentaire.

    Invités :

    • Christophe Lavelle, chercheur au CNRS et co-auteur de Plaidoyer pour le gras, aux éditions Hachette.
    • Clémence Denavit, productrice du magazine Le Goût du monde à RFI.

    Reportage : Abdoul Aziz Diallo est allé à la rencontre de commerçantes et consommatrices d’huile rouge.

    Radio partenaire : Radio communautaire de Muanda en RDC.

    À lire aussiBénin: la menace de l’huile rouge

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    19 分
  • Les initiatives locales qui dessinent l’avenir des campagnes africaines
    2026/09/19

    Aujourd’hui, nous parlons de ces initiatives locales qui pourraient dessiner l’avenir dans les campagnes africaines. À Richard-Toll, dans le nord du Sénégal, au cœur de la vallée du fleuve Sénégal, à près de 400 kilomètres de Dakar, trois mots reviennent sans cesse : agriculture, élevage et sucre. Derrière ces mots, se cache toute une économie locale en mouvement, où des initiatives innovantes se développent et donnent naissance à des solutions durables.

    Dans cette zone au nord du Sénégal, les résidus de la canne à sucre, autrefois considérés comme des déchets ou simplement brûlés, deviennent une ressource précieuse. Ils permettent notamment aux éleveurs de nourrir leur bétail, en particulier pendant les périodes difficiles, lorsqu’il n’y a plus d’herbes.

    Sur le terrain, nous avons rencontré des acteurs qui font bouger les lignes au quotidien. En studio avec nous Madame Laure Tall, la directrice de l’IPAR, l’Initiative prospective agricole et rurale, docteure en sciences biologiques et nous entendrons Dr Mor Talla Sall, directeur des plantations de la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS).

    Invités :

    • Dr Laure Tall, directrice de l’IPAR, l’Initiative prospective agricole et rurale, docteure en sciences biologiques
    • Dr Mor Talla Sall, directeur des plantations de la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS).

    Radio Partenaire

    Radio communautaire Ngatamaare FM à Ndioum au nord du Sénégal.

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    19 分
  • Transformation artisanale du bois au Gabon
    2026/09/26

    Le Gabon est recouvert à près de 88% de forêt. Pourtant, dans beaucoup de villages du pays, construire une maison, trouver des planches à prix abordables ou encore équiper les écoles en tables-bancs demeure toujours un parcours du combattant. Depuis l’interdiction de l’exportation de grumes brutes en 2010, le pays, l’un des principaux exportateurs de bois en Afrique est passé d’une simple logique d’extraction à une véritable politique d’industrialisation du bois.

    Cette évolution est matérialisée par la création de la zone économique Spéciale de Nkok qui s’étend sur 1 126 hectares à 27 kilomètres de Libreville. Alors que l’État encourage la transformation du bois, quand n’est-il réellement au cœur des provinces gabonaises ?

    Le bois peut-il devenir un véritable moteur de l’économie et participer à la création d’emploi pour les jeunes dans les villages ?

    Nous en parlons avec nos invités.

    INVITÉS

    • Dr Alain Karsenty, économiste et chercheur au Cirad (Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement) à Montpellier.

    • Paul Moussavou Mombo qui est à la tête d’une unité artisanale de transformation du bois à Libreville, la capitale du Gabon.

    Radio Partenaire : Espoir FM à l’extrême nord du Cameroun.

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    19 分
  • Transformation locale du coton dans les villages
    2026/10/03

    Au Mali, le coton ne s’arrête plus aux portes des champs. Il se transforme, se file, se tisse et peut ainsi changer de vie. Le coton est la principale culture du pays et constitue un pilier majeur de son économie. Il fait vivre environ 40% de la population rurale et représente la deuxième source d’exportation du Mali, après l’or.

    En juillet 2026, une nouvelle étape a été franchie avec la mise en place de SOTEX-Mali, une entreprise publique dont l’ambition est de développer l’industrie textile nationale.

    L’objectif est notamment de mettre en place une usine capable de transformer 40 000 tonnes de fibre de coton par an. Une initiative qui vise à réduire les exportations de coton brut, à créer des emplois et surtout à augmenter la valeur ajoutée de l’une des principales richesses agricoles du pays.

    À terme, SOTEX-Mali devrait permettre de valoriser localement près de 13% des volumes actuellement exportés.

    Mais derrière les machines, les fils et les tissus, il y a aussi des hommes et des femmes, des savoir-faire, des métiers et toute une chaîne de transformation.

    Alors, que devient réellement le coton lorsqu’il est transformé sur place ? Et surtout, comment cette transformation peut-elle changer la vie des populations dans les villages ?

    Nous allons en parler dans quelques minutes avec notre invité, Youssouf Djim Sidibé, ingénieur agronome.

    Depuis 2016, il est le secrétaire permanent de l’Association des producteurs de coton africains, qui regroupe 15 pays d’Afrique de l’Ouest, du Centre et australe.

    Pendant plusieurs années, M. Sidibé a également travaillé à la Compagnie malienne pour le développement des textiles, où il a notamment accompagné, formé et conseillé des producteurs dans les villages du Mali.

    Invité

    • Youssouf Djim Sidibé, ingénieur agronome, ancien cadre de la compagnie Malienne des textiles, la CMDT. En 2016, il est le secrétaire permanent de l’Association des producteurs de coton africains, qui regroupe 15 pays d’Afrique de l’Ouest, du Centre et australe.

    Radio Partenaire : Monami FM, Béinamar, dans la province du Logone occidental au Tchad.

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    19 分
  • Des migrants d’origine subsaharienne dans les travaux agricoles en France
    2026/10/10

    Ils viennent d’Afrique subsaharienne. Certains sont étudiants, d’autres avaient déjà un métier ou une activité dans leur pays d’origine. En France, ils se retrouvent parfois dans les vignes, les champs de melons ou les exploitations maraîchères, comme travailleurs agricoles saisonniers. Qui sont-ils ? Comment arrivent-ils dans ces exploitations ? Qui les recrute ? Et surtout, dans quelles conditions travaillent-ils et vivent-ils ? Aujourd’hui, nous parlons de ces migrants africains en France.

    Pour comprendre cette réalité, nous recevons le Dr Ibrahima Diallo. Il est enseignant-chercheur en sociologie à l’Université du Sine Saloum Elhadji Ibrahima Niass, de Kaolack au cœur du bassin arachidier, au Sénégal.

    Un sujet qu’il connaît aussi à travers son propre parcours. Ibrahima Diallo a publié février dernier un ouvrage intitulé Des migrants d’origine subsaharienne dans les travaux agricoles en France.

    Une enquête menée notamment dans les vignes en Champagne, dans les cultures de haricots cocos de Paimpol en Bretagne et dans les champs de melons du Poitou.

    Invité :

    • Dr Ibrahima Diallo, enseignant-chercheur en sociologie à l’Université du Sine Saloum Elhadji Ibrahima Niass, de Kaolack au cœur du bassin arachidier, au Sénégal. Auteur du livre : Des migrants d’origine subsaharienne dans les travaux agricoles en France.

    Radio Partenaire : M’Bengué FM au nord de la Côte d’Ivoire.

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    19 分
  • Tunisie : de l’olivier à la bouteille, les coulisses d’une filière emblématique
    2026/10/17

    En Tunisie, l’olivier fait partie du paysage, de l’histoire et du quotidien de nombreuses familles. De la récolte des olives à leur transformation en huile, toute une filière mobilise des producteurs, des ouvriers agricoles, des huileries et des entreprises qui cherchent à faire connaître leur savoir-faire au-delà des frontières. La Tunisie s’est imposée comme un acteur majeur de la production mondiale d’huile d’olive. Elle est actuellement le premier pays exportateur d’huile d’olive en Afrique, avec une part de 10 % du marché mondial.

    En 2026, selon les dernières données de l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri), la Tunisie a exporté plus de 381 000 tonnes d’huile d’olive pour 4,78 milliards de dinars, soit plus d’un milliard quatre cents millions d'euros, avec une hausse de plus de 50 % par rapport à la campagne précédente. Mais derrière les volumes récoltés et les exportations, il y a aussi des réalités de terrain : le travail dans les oliveraies, la transmission des pratiques traditionnelles, les difficultés des producteurs et la question de la valeur ajoutée, notamment lorsque l’huile est exportée en vrac plutôt que sous une marque tunisienne.

    Comment cette filière fonctionne-t-elle concrètement ? Qui fait vivre les oliveraies et comment le travail de chacun est-il valorisé ?

    Invitée : Naziha Remili, directrice et associée associée au Domaine Sarra, dans la région de Siliana dans le nord-ouest de la Tunisie avec la marque Essarj – Les oliviers sauvages.

    Radio Partenaire : Radio communautaire Fraternité FM Mamou

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  • Le retour aux céréales du terroir, une arme contre la malnutrition
    2026/10/24

    Les solutions à la malnutrition ne viennent pas forcément de produits nouveaux ou importés ; elles peuvent se trouver dans les cultures que les communautés connaissent depuis des générations.

    Dans plusieurs pays africains, notamment au Tchad et au Cameroun, des initiatives encouragent les familles à revenir vers des aliments disponibles localement. Le mil, les légumineuses, les légumes locaux comme le moringa, ou encore certaines huiles peuvent entrer dans la préparation de repas plus diversifiés et plus nutritifs pour les enfants.

    Au Cameroun, par exemple, des femmes fabriquent des farines enrichies à partir de céréales, de légumineuses, de fruits secs et de légumes disponibles localement. Des initiatives qui prennent une importance particulière dans les zones touchées à la fois par les conséquences des conflits dans le bassin du lac Tchad et par les aléas climatiques.

    Alors, comment les produits du terroir et les savoir-faire traditionnels peuvent-ils contribuer à mieux nourrir les jeunes enfants ? Pourquoi certaines communautés redécouvrent-elles aujourd’hui ces aliments qu’elles avaient parfois délaissés ? Et comment faire de ces solutions locales une réponse durable à la malnutrition ?

    Radio Partenaire

    • Kandi FM, Ayouba Adamou, directeur de la radio Kandi FM.

    INVITÉS

    • Abdallah Togola, responsable des programmes de sécurité alimentaire et des moyens d’existence zone Afrique pour le Comité international de la Croix Rouge
    • Soukeyna Mbodj, Food Technologist (Technologue alimentaire) au sein de l’équipe Nutrition du siège global du Programme alimentaire mondial (PAM), basé à Dakar.
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