エピソード

  • Le pastoralisme et sa dimension multisectorielle
    2026/05/02

    Un jour au village questionne cette semaine les différentes composantes du pastoralisme. Au-delà de sa pratique séculaire pour certaines communautés, c’est une activité qui embrasse différents secteurs, à savoir la santé humaine et animale, ainsi que la biodiversité.

    Le pastoralisme est une pratique qui englobe plusieurs dimensions, de l'approche socioéconomique à la santé en passant par la préservation de l’écosystème. Comment ces secteurs sont-ils interdépendants ? Comment sont-ils pris en compte dans les politiques publiques ? Et pourquoi sont-ils essentiels pour un pastoralisme durable ? Nous en parlons avec notre invité Michel de Garine Wichatitsky, chercheur au Cirad sur les questions de santé animale. Après avoir travaillé plusieurs années en Afrique australe, il est aujourd’hui basé à Montpellier.

    Invité : Michel De Garine Wichatitsky, écologue, vétérinaire, chercheur sur les questions de santé animale au Cirad, le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement.

    Radio partenaire : Radio des 3 frontières au Gabon.

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    19 分
  • Au Bénin, la filière porcine face à la concurrence des importations du Nigeria
    2026/04/25

    L’élevage de porcs est en plein essor au Bénin, car c’est une viande très appréciée des Béninois. Mais la structuration des acteurs de la filière est très récente avec la création en 2022 de la Fédération des sociétés coopératives pour la promotion de la filière porcine au Bénin. Son but est de mieux professionnaliser les acteurs de la filière et faire face aux défis actuels, notamment la santé animale et la question de la commercialisation. (Rediffusion)

    Le Bénin produit un peu plus de 11 000 tonnes de viande de porc par an alors que la demande est estimée à près de 80 000 tonnes ; une production insuffisante pour couvrir la demande nationale. Certains commerçants importent donc cette viande depuis le Nigeria voisin, ce qui crée « une concurrence déloyale » et met en péril les éleveurs béninois, selon Jean-Claude Codjia, président de la Fédération des sociétés coopératives pour la promotion de la filière porcine au Bénin (Fecofipob).

    Invité : Jean-Claude Codjia, président de la Fecofipob, la Fédération des sociétés coopératives pour la promotion de la filière porcine au Bénin.

    Illustration : Reportage de Romario Junior Hounkpe dans un élevage de porcs à Porto-Novo.

    Radio partenaire : Radio Maïgaro en République centrafricaine.

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    19 分
  • Côte d’Ivoire : faciliter l’accès des communautés rurales aux financements grâce aux AVEC
    2026/04/18

    Nous sommes aujourd’hui en Côte d’Ivoire pour parler des AVEC, les Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit. Ce sont des organisations facilitant l’épargne communautaire et permettant aux populations ayant un accès limité aux services de crédit de financer leurs activités. Un dispositif qui a fait ses preuves en milieu rural. Nous verrons l’exemple de Tiéningboué, dans le département de Mankono, région du Béré.

    Tiéningboué est une localité connue pour sa forêt sacrée, mais surtout pour sa mosquée traditionnelle de style soudanais, construite en 1622. Le village était initialement habité par les populations appelées Koro, avant l’arrivée d’autres groupes, créant ainsi un métissage ethnique. Les populations pratiquent principalement l’agriculture et le commerce. Le ministère de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle de la Côte d’Ivoire y a installé un centre social dont l’objectif est entre autres, la gestion des conflits, la protection de l’enfance, la lutte contre les violences basées sur le genre. Une structure qui accompagne aussi les communautés de Tiéningboué à mettre en place des AVEC, des associations villageoises d’épargne et de crédit ; un moyen pour les familles d’accéder à des financements pour les activités génératrices de revenus. C’est aussi un dispositif d’autonomisation financière pour les femmes.

    Les AVEC dépendent du ministère de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté. Et ces organisations, après avoir été institutionnalisées en 2022, sont devenues des Associations de Valorisation et de l'Entraide Communautaire, même si certaines communautés continuent d'utiliser l'ancienne appellation.

    Invité : Navigué Yéo, directeur du Centre social de Tiéningboué dans le département de Mankono en Côte d’Ivoire.

    Reportage : Bineta Diagne est allée rencontrer des femmes à Zanaplédougou.

    Radio partenaire : Radio Djekanou en Côte d’Ivoire.

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    19 分
  • Ouvrières agricoles au Maroc : les petites mains invisibles de l’économie agricole
    2026/04/11

    Au Maroc, les ouvrières agricoles sont reparties dans presque tout le pays avec une représentation importante dans les grandes régions agricoles notamment le Saïs, le Gharb, le Souss ou encore le Tadla. On les retrouve dans toutes les productions agricoles, tant maraichère que fruitière, et elles prennent part à toutes les activités agricoles, entre autres le désherbage, le paillage, l’irrigation, le repiquage et la cueillette.

    Mais ces femmes font face à des inégalités structurelles et travaillent dans des conditions précaires. Malgré ces difficultés, les ouvrières agricoles marocaines s’adaptent tant bien que mal.

    2026 est l’année internationale des parcours et du pastoralisme, mais c’est aussi une année dédiée aux agricultrices, c’est-à-dire, selon la FAO, l’organisation des Nations-unies pour l’alimentation et l’agriculture, toutes les femmes travaillant dans les systèmes agroalimentaires, quelles que soient leurs fonctions et les chaînes de valeur dont elles relèvent. De paysannes agricultrices aux chercheuses dans les sciences agricoles, en passant par les petites exploitantes, les travailleuses saisonnières, les éleveuses, les transformatrices-commerçantes et les entrepreneuses rurales. Dans l’objectif de mettre en lumière les savoir-faire de toutes ces femmes, et aussi les contraintes de leur travail, Un jour au village s’intéresse aux ouvrières agricoles au Maroc. Des femmes dont le labeur n’est pas reconnu à sa juste valeur alors qu’elles sont l’un des maillons essentiels des systèmes de productions alimentaires. Qui sont-elles ? Quelle place occupent-elles dans l’économie agricole marocaine ? Notre invitée a coordonné un numéro spécial de la Revue Alternatives Rurales, consacré à ces travailleuses.

    Invitée : Zhour Bouzidi, sociologue, ingénieure agronome et enseignante chercheure à l’Université Moulay Ismail de Meknès. Ses travaux portent en partie sur le travail des femmes dans l’agriculture. Elle est aussi la réalisatrice du documentaire « si on ne travaille pas, on crève de faim : les combats au quotidien des ouvrières agricoles au Maroc ».

    Radio partenaire : Beb FM en République du Congo.

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    19 分
  • Striure brune du manioc : comment le Rwanda et le Burundi ont-ils réussi à la contrôler?
    2026/04/04

    La maladie de la striure brune du manioc, causée par un virus, est longtemps restée cantonnée dans les pays de l’Afrique centrale et de l’Est. Mais selon un rapport de l’East African Journal of Science, Technology and Innovation paru en janvier 2026, elle pourrait aujourd’hui s’étendre à d’autres régions du continent, notamment l’Afrique de l’Ouest, où le manioc est aussi l’un des aliments de base.

    C’est une maladie virale qui attaque les tubercules de manioc et provoque des nécroses aux racines, les rendant impropres à la consommation. Cette maladie existe depuis plus de 50 ans, et elle pourrait resurgir dans des foyers habituels de propagation comme la République démocratique du Congo, le Rwanda et le Burundi. Des pays qui, après avoir subi des pertes de récoltes, parviennent de nos jours à la contrôler. Au Rwanda par exemple, l’usine de transformation de manioc de Kinazi dans la province du Sud a failli fermer ses portes à cause de l’insuffisance de la matière première. Mais, aujourd’hui, le pays est parvenu à contenir le virus, la production locale est suffisante et l’excédent est même exporté vers certains pays voisins. Mais, la menace n’est pas complètement écartée.

    Comment le Rwanda a-t-il réussi à maîtriser cette maladie de la striure brune du manioc ? Quelles sont les mesures mises en place pour éviter de nouvelles propagations ?

    À consulter : le rapport de l’East African Journal of Science, Technology and Innovation

    Invités :

    • Micheline Inamahoro, directrice de la recherche à l’ISABU, l’institut des sciences agronomiques du Burundi
    • Athanase Nduwumuremyi, docteur en sciences agronomiques et spécialiste des cultures racines et tubercules. Il est docteur en sciences agronomiques et coordinateur du programme de recherche sur les racines et tubercules au Rwanda.

    Radio partenaire : Radio communautaire Pangi Maendeleo en RDC.

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    19 分
  • Hindou Oumarou Ibrahim : «Les communautés pastorales ont besoin de parler pour elles-mêmes»
    2026/03/28

    2026 a été proclamé par les Nations unies, année des parcours et des éleveurs pastoraux, car ils sont au cœur des défis mondiaux dans la sécurité alimentaire, le changement climatique et la préservation de la biodiversité. Les communautés pastorales voient leur vie bouleversée, dans un monde en perpétuel mouvement.

    Lors du salon international de l’Agriculture qui s’est du 21 février au 1er mars 2026, le Cirad, le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement a réuni des experts du monde agropastoral pour échanger sur certains enjeux du pastoralisme. Nous avons profité de cette occasion pour rencontrer la militante écologiste tchadienne Hindou Oumarou Ibrahim. Devenue la voix des peuples autochtones, elle venue parler de l’apport des communautés pastorales dans la mise en place de solutions face à des défis comme le changement climatique, à travers l’exemple des Peuls mbororo qui ont vu leurs pratiques pastorales chamboulées. Comment s’adaptent-ils pour préserver leurs habitudes séculaires ?

    Invitée : Hindou Oumarou Ibrahim, coordinatrice de l'AFPAT - Association des femmes peules et peuples autochtones du Tchad.

    Radio partenaire : Radio Kadaye FM, au Tchad.

    Programmation musicale : Sagherat Assani, Tinariwen feat. Sulafa Elyas.

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    20 分
  • À Madagascar, produire des semences locales adaptées au climat et améliorer la sécurité alimentaire
    2026/03/21

    La valorisation des semences de variétés locales est l’une des solutions pour améliorer la sécurité alimentaire, surtout quand il faut désormais tenir compte du dérèglement climatique. À Madagascar, le CTAS, le Centre technique agro-écologique du Sud a initié depuis quelques années, la production de semences améliorées et adaptées aux conditions locales.

    À Madagascar, le grand sud est une région sèche avec une pluviométrie très faible. Les ressources en eau sont très rares, et les sols parfois très peu fertiles. Les agriculteurs peuvent ainsi être régulièrement confrontés à une pénurie en semences et des déficits alimentaires fréquents. Mais depuis quelques années, ils ont à disposition des semences de variétés locales de céréales comme le mil et le sorgho, produites par le CTAS. L’objectif est de leur permettre de s’adapter à la rudesse du climat d’améliorer la sécurité alimentaire. Étant les premiers concernés, les agriculteurs ont été associés au processus en tant que des PMS, les paysans multiplicateurs de semences. Certains ont vu l’évolution de leurs pratiques agricoles et l’amélioration des conditions de vie des communautés rurales.

    ⇒ Le CTAS, le Centre technique agro-écologique du Sud.

    Invité : Ny Aina Tahiry Randrianarisoa, coordinateur du Centre technique agro-écologique du Sud à Ambovombe.

    Témoignage : Justine Kazy, paysanne multiplicatrice de semences.

    Radio partenaire : Radio Alima FM en République du Congo.

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    19 分
  • Au Cameroun, quelle place pour les femmes dans le système pastoral
    2026/03/14

    Les femmes sont parfois les petites mains qui travaillent dans l’activité pastorale. Ce sont elles qui, la plupart du temps, exécutent les tâches liées à la collecte et à la vente de lait. Mais, certaines parviennent à se faire une place dans le milieu très masculin des propriétaires d’élevage. C'est le cas de notre invitée cette semaine, Madame Astou Djam Bakari.

    Infirmière reconvertie dans l’élevage bovin et dans la production laitière. Elle est l’une des rares femmes exerçant dans le domaine à Maroua, dans l’extrême nord du Cameroun. Cette semaine, nous recevons madame Astou Djam Bakari. Elle avait bénéficié d’un accompagnement du Prodel, le projet de développement de l’élevage mis en œuvre de 2017 à 2023. Si elle a pu accéder ce programme, c’est parce que le Prodel avait adapté l’un de ses volets à la capacité financière des femmes en revoyant à la baisse le montant des plans d’affaires demandés ; c’est ainsi que Madame Djam Bakari a pu investir dans l’achat de vaches laitières montbéliardes acquises par le Cameroun.

    Invitée : Madame Astou Djam Bakari, propriétaire d’un élevage bovin et productrice de lait au Cameroun.

    Radio partenaire : Radio Slndou Fouta Fm à Thilogne au Sénégal.

    Programmation musicale : Mariétou, Boncana Maïga.

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    19 分