エピソード

  • Au Cameroun, la filière lait s’améliore malgré le déficit
    2026/01/17

    Le Cameroun produit actuellement environ 170 000 à 180 000 tonnes de lait par an, une production ne couvrant pas pour le moment la demande locale ; alors que le pays avait lancé il y a quelques années, un plan de redynamisation, le Prodel, le projet de développement de l’élevage.

    Dans le cadre du Prodel, le Cameroun a acquis entre 2020 et 2023, plus de 400 vaches laitières françaises montbéliardes, pour booster sa production. Des vaches appréciées pour leur capacité d’adaptation aux conditions climatiques difficiles, notamment la chaleur, mais surtout pour la qualité et la quantité du lait produit. Elles peuvent donner jusqu’à 25 litres de lait par vache et par jour. Plusieurs éleveurs avaient été associés à ce projet, notamment dans l’Adamaoua, le grand bassin laitier et d’élevage du pays. Le Cameroun a-t-il atteint son objectif ? Où en est le secteur, quelques années après cette initiative ? Nous faisons un état des lieux avec nos invités.

    Invités :

    • Roland Ziebé, docteur vétérinaire, enseignant à l’Université de Maroua, et responsable des Formations du Projet de Développement de l'Élevage (PRODEL)
    • Mamoudou Bia, président de la Coopérative des collecteurs de lait de l’Adamaoua et éleveur.

    Radio partenaire : Radio communautaire de Boma en RDC.

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    19 分
  • Maroc, redonner sa splendeur d’antan à l’élevage
    2026/01/10

    Le Maroc a perdu près d’un tiers de son cheptel ces dernières années à cause du stress hydrique provoqué par plus de 5 années de sécheresse. Mais en réalité, cette crise est aussi le résultat de plusieurs années de politiques structurelles qui ont porté préjudice au cheptel du royaume au fil du temps. Des mesures ont été lancées pour venir en aide aux éleveurs et relancer le secteur.

    Les autorités marocaines ont lancé en 2025 un vaste plan de reconstitution du cheptel national. Une réponse à la crise de l’élevage en cours depuis quelques années, car le royaume a perdu près d’un tiers de son cheptel. Entre 2016 et 2024, la taille du cheptel marocain a diminué de près de 40%, avec une baisse du nombre de femelles reproductrices, qui sont passées de 11 millions à 8,7 millions. Le plan de reconstitution s’articule autour de 5 axes : l’allègement des dettes de certains éleveurs ; des subventions directes pour l’alimentation du bétail ; l’identification des femelles bovines et ovines reproductrices et une interdiction de les abattre à des fins de reproduction ; une campagne de vaccination de prévention ; et un accompagnement par la formation et l’encadrement technique des éleveurs.

    Invité : Larbi Zagdouni agro-économiste et expert de la ruralité au Maroc.

    Radio partenaire : Radio Kuli Ndunga en République centrafricaine.

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    19 分
  • La transhumance en Centrafrique, l'ICG exhorte l'État à réguler le secteur
    2026/01/03

    L’élevage est une ressource très importante en République centrafricaine. Il représente environ 15% du produit intérieur brut et emploie 35% de la population rurale du pays, selon une récente enquête de l’ICG, l’International Crisis Group publiée le 28 mai 2025. (Rediffusion)

    Mais, depuis plusieurs décennies, le secteur est impacté par les conflits armés dans le pays et de nouvelles dynamiques se construisent autour des violences liées à cette activité entre les éleveurs et les agriculteurs. Le rapport de l’International Crisis Group est le résultat d’une enquête de terrain de 2 ans, dont les conclusions relèvent une évolution de la pratique devenue un enjeu sécuritaire qui va au-delà des agriculteurs et des éleveurs.

    Le rapport pointe du doigt la militarisation de la transhumance ces dix dernières années, l’État ayant considéré cette activité comme une menace et comme un enjeu de souveraineté. Cela a conduit à l’abandon des premiers acteurs du secteur, c’est-à-dire les agriculteurs et les éleveurs, mais aussi des territoires et infrastructures de transhumance ; ce qui pousse « les éleveurs à déserter les routes, favorisant le passage du bétail dans les champs des populations sédentaires, au risque de représailles », peut-on lire dans le rapport.

    Autre point essentiel relevé dans le document, la transhumance connue en tant que mode de vie culturelle et identitaire est en train de glisser vers une pratique beaucoup plus économique spéculative avec ceux que l’ICG appelle les néo-éleveurs, ces entrepreneurs pastoraux qui confient le transport de leur bétail à des pasteurs employés pour cette tâche. Des transhumants armés par ces propriétaires pour assurer la protection des troupeaux. Ce procédé beaucoup plus répandu au Tchad voisin, s’installe aussi de plus en plus en Centrafrique et il implique des hommes d’affaires, des politiques, des notables, des membres du gouvernement et des cadres de l’armée, selon l’ICG. Une nouvelle dynamique qui donne une autre dimension aux violences liées à la transhumance en République centrafricaine.

    Le rapport note aussi l’afflux d’éleveurs étrangers. En plus des transhumants habituels qui parcouraient les couloirs centrafricains, il faut désormais compter avec les transhumants venus du Sahel, notamment du Niger, de la Mauritanie, mais aussi du Nigeria.

    Comme pistes de solutions, l’ICG propose une dépolitisation de la transhumance en redonnant un cadre de dialogue aux premiers acteurs concernés. Et pour ça, Fulbert Ngodji, chercheur Afrique centrale au sein de l’ICG, couvrant la Centrafrique et le Tchad prend l’exemple du Réseau Billital Maroobé qui existe au Sahel. «C’est une association d’éleveurs qui pèse sur les politiques publiques liées à l’élevage comme une composante de l’économie de leurs pays. Nous pensons que la Centrafrique pourrait jouer ce rôle en Afrique centrale», souligne-t-il. Fulbert Ngodji exhorte aussi les autorités centrafricaines à réhabiliter les infrastructures de transhumance, notamment les centres de vaccinations pour les animaux ; mais aussi à répondre aux besoins essentiels des populations vivant de la transhumance, en faisant fonctionner les centres de santé, les écoles avec les recettes des taxes perçues par l’État sur l’activité pastorale, car «il faut que les populations perçoivent la transhumance comme un moyen de changer leur vie», ajoute Fulbert Ngodji.

    Invité : Fulbert Ngodji, chercheur Afrique centrale au sein de l’ICG, l’International crisis group, couvrant la Centrafrique et le Tchad.

    Reportage : Rolf Steve Domia Leu est allé à la rencontre des acteurs de la transhumance dans le marché à bétail de Bouboui près de Bangui.

    Radio partenaire : Radio Milo FM de Mandiana en Guinée.

    Programmation musicale : Protoje, Big 45.

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    19 分
  • Kayar, petit village de pêcheurs devenu grand
    2025/12/27

    Autrefois, Kayar était un petit village de pêcheurs. Il s’est peu à peu agrandi et il a changé de statut pour devenir une commune rurale. Celle-ci est située sur la grande côte à une soixantaine de km de Dakar, la capitale sénégalaise. Nous avons visité cette localité fondée en 1864 en compagnie du peintre Alioune Badara Ndoye, natif de Kayar. (Rediffusion)

    Quand on arrive à Kayar, avant de sentir l’odeur de la mer et d’entendre le bruit des vagues, on est tout de suite accueilli par le trot des chevaux mêlés aux voitures dans les rues ; car les Kayarois se déplacent le plus souvent dans des charrettes tirées par des chevaux. Ils y transportent également des marchandises mais aussi le poisson, la pêche étant l’activité principale. À Kayar, presque toutes les familles vivent des ressources de la mer. Ce village de pêcheurs auparavant rattaché à la Communauté rurale de Djender, est devenu à son tour, une commune à la suite d'un découpage administratif en 2002. La légende dit que le village est protégé par des génies depuis que son fondateur a conclu un pacte avec des créatures surnaturelles. Dans cette émission nous irons à la découverte de certains lieux historiques de la ville, comme la tombe du fondateur de Kayar et une mangrove qui aurait longtemps abrité des esprits invisibles. Les kayarois venaient s’y recueillir et se ressourcer. Malheureusement le cours d’eau s’est asséché et la mangrove a été laissée à l’abandon. Selon le peintre Alioune Badara Ndoye, des personnalités politiques connues et aussi du monde de la culture sont également venues dans cette commune par le passé. « Le groupe Kassav est venu à Kayar ; pour l’anecdote Locelyn Béroard avait même perdu son collier, et un de mes frères l’avait ramassé et le lui avait remis. Elle était très contente, elle lui avait donné un billet de 5000 francs CFA qui était beaucoup d’argent à l’époque. Le footballeur Dominique Rocheteau est aussi venu, ceux qui suivaient le football des années 80 le connaissent. Lyndon Johnson l’ancien président américain (1963-1969) aussi. Le moteur de la première pirogue motorisée ici à Kayar avait été offert à mon arrière-grand-père par Lyndon Johnson », témoigne Alioune Badara Ndoye avec fierté.

    Invité : Alioune Badara Ndoye, peintre à Kayar.

    Radio partenaire : Domoni Inter sur l’île d’Anjouan aux Comores.

    Programmation musicale : Daara J Familly, Cosaan.

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    20 分
  • Rendre attractifs les projets agricoles des femmes pour convaincre les investisseurs
    2025/12/20

    Les femmes africaines représentent 70% de la production alimentaire, mais elles font face à des inégalités structurelles notamment le manque de financements, de formation et à des difficultés d’accès au foncier. Comment faire face à ces obstacles et comment les femmes peuvent-elles pleinement bénéficier à leur tour du fruit de leur travail dans les exploitations agricoles et dans l’agroalimentaire ?

    Les femmes sont un réel potentiel dans l’agriculture et dans le secteur de l’agroalimentaire, mais leur travail n’est parfois pas reconnu à sa juste valeur. Elles ont du mal à être des propriétaires d’exploitations agricoles au même titre que les hommes, car se heurtant à des freins d’ordre économique et foncier. Comment convaincre les investisseurs de financer les projets portés par des femmes ? Des solutions existent, notamment grâce aux technologies.

    Invitées :

    - Charlotte Libog, présidente du think tank Afrique, grenier du monde (AGM Women network), dédié à la promotion de l’investissement agricole en Afrique subsaharienne

    - Sonia Gui Dibo, présidente de la Coopérative Mains actives en Côte d’Ivoire et administratrice commercial de l’ONG Bloom.

    Radio partenaire : Taxi FM en Gambie

    Programmation musicale : Mah Damba, Clément Janinet, Djelibaba.

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    20 分
  • Les mouches soldats noires pour promouvoir l’agroécologie
    2025/12/13

    Nous parlons aujourd’hui de la production de mouches, appelées mouches soldats noires, du fait de la nuée noire qu’elles forment. Ces insectes servent à nourrir la volaille et d’autres animaux. Ils sont aussi utilisés dans la transformation des déchets organiques en engrais pour l’agriculture. Au Bénin, plusieurs fermes se sont spécialisées dans la production de mouches soldats noires.

    Faire appel à des mouches dans la production de l’engrais biologique pour une agriculture durable, mais aussi pour nourrir certains animaux d’élevage ; cette solution adoptée par des entrepreneurs agricoles au Bénin, notamment la ferme KDK Kigani Dada de Kpessou. Une solution à la fois écologique et économique qui permet de valoriser les déchets organiques.

    Invité : Thibus Djegui, vétérinaire en chef à la ferme Kigani Dada de Kpessou, KDK.

    Reportage : Romario Junio Hounkpé est allé à Tori dans une ferme.

    Radio partenaire : Radio Baré Bakem, la voix de la diversité, au Cameroun.

    Programmation musicale : Mimicat, Santa.

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    20 分
  • À Djidah Thiaroye Kao, la maison des femmes a besoin d'être rénovée
    2025/12/06

    Nous partons aujourd’hui en visite dans la maison des femmes du GIE Sope Serigne Fallou Mbacké, dans la commune de Djidah Thiaroye Kao, près de Dakar au Sénégal. Cette maison sert de lieu de rencontre pour les femmes de la commune, mais elle est en mauvais état. Les femmes essaient tant bien que mal d’y mener leurs activités, mais le lieu est impraticable pendant la saison des pluies. Elles souhaitent donc le réfectionner, malgré le manque de moyens.

    La maison des femmes du groupement d’intérêt économique Sope Serigne Fallou Mbacké se trouve à Djidah Thiaroye Kao, un petit local décrépi et situé dans une zone inondable de la commune. Les femmes y tiennent parfois leurs réunions et elles y stockent aussi des produits locaux transformés par les femmes du groupement.

    Invités :

    • Djouma Ndour, secrétaire générale du GIE Sope Serigne Fallou Mbacké
    • Penda Sène Gueye, président du GIE Sope Serigne Fallou Mbacké
    • Algora Sène, chargé de programme du GIE Sope Serigne Fallou Mbacké.

    Radio partenaire : Denguélé Fm à Odienné en Côte d'Ivoire.

    Programmation musicale : Bonbon Vodou et Bernard Lavilliers, Les mains d'or.

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    19 分
  • Le GIE Sope Serigne Fallou Mbacké valorise les produits locaux du Sénégal
    2025/11/29

    Nous sommes aujourd’hui avec le groupement d’intérêt économique, le GIE, Sope Serigne Fallou Mbacké, dans la commune de Djidah Thiaroye Kao, en banlieue de Dakar, la capitale sénégalaise. Nous allons y rencontrer le GIE Sope Serigne Fallou Mbacké, un groupement qui a pour objectif d’améliorer les conditions de vie des femmes à travers des activités génératrices de revenus. Pour cela, le GIE a mis en place une maison des produits locaux, approvisionnée par d’autres groupements de femmes.

    Nous allons en apprendre davantage sur les activités de ces femmes qui travaillent dans la transformation et la vente des produits locaux du Sénégal. Et grâce à l'ONG Life, elles viennent aussi en aide aux enfants vivant dans la rue et dans les écoles coraniques, communément appelées les daaras. Les enfants qu'on y trouve sont majoritairement issus de familles pauvres vivant dans des villages. Ils sont confiés par leurs parents à des religieux pour leur éducation religieuse et spirituelle. Ils sont parfois victimes d’abus, et vivent dans des conditions misérables, obligés de mendier pour survivre.

    Invités :

    • Penda Sène Gueye, présidente du GIE Sope Serigne Fallou Mbacké
    • Mouhamadou Gueye, responsable des Opérations de l’ONG Life
    • Amadou Samba Baldé, responsable de l'École coranique de Djidah Thiaroye Kao.

    Radio partenaire : Groupement de Radio et Télévision GRTV à Mbéni aux Comores.

    Programmation musicale : Noura Mint Seymali, Lehjibb.

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    20 分