エピソード

  • À Kayar, préserver les ressources halieutiques par des méthodes de pêche durable
    2026/07/04

    Cette semaine, nous parlons de la pêche à Kayar, commune rurale au Sénégal qui veut préserver ses ressources en poissons par des techniques de pêche durable. Mais malgré l’interdiction depuis plusieurs années de pratiques comme l’utilisation du monofilament, certains pêcheurs passent outre ces mesures.

    La pêche est une pratique faisant partie de l’identité de Kayar/Cayar au Sénégal. C’est une localité située dans la région de Thiès sur la grande côte, à une soixantaine de km de la capitale Dakar. On dit même que chaque famille kayaroise a au moins un membre qui pratique ou qui a déjà pratiqué la pêche. C’est dire l’importance de cette activité dans cette commune de plus de 30 000 habitants. Chaque jour, des centaines de pirogues déchargent des tonnes de poissons sur la plage de Kayar. Mais ces dernières années, les pêcheurs sont obligés d’aller de plus en plus loin en raison de la surpêche, pour espérer faire des prises conséquentes. Parmi les causes de cette rareté du poisson, les grands chalutiers appartenant à des pays occidentaux et asiatiques, et des méthodes de pêche ne respectant pas les normes.

    Invité : El hadj Moussa Kane, conseiller municipal et représentant de la commission pêche à la mairie de Kayar.

    Radio partenaire : Radio Vie et développement au Cameroun

    Programmation musicale : Amoul Solo, Cheickh Ibra Fam.

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    19 分
  • Le Mvet Oyeng : plus qu’un instrument, une pratique ancestrale
    2026/07/11

    C’est un instrument à cordes de musique traditionnelle, symbole de l’art oratoire chez les peuples Ekang d’Afrique centrale, notamment du Cameroun. Ils l’utilisent pour transmettre les récits du passé. Il s’agit du Mvet encore appelé le Mvet Oyeng, inscrit sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco en 2025.

    Le Mvet est composé d’une tige centrale de raphia sur laquelle sont fixées des calebasses, et sur le côté opposé, des cordes tendues à l’aide d’un chevalet. Tous ces composants sont ensuite assemblés avec une corde en rotin. Chez les sociétés traditionnelles Ekang, au-delà d’être un instrument, c’est une pratique culturelle et un rite initiatique désignant à la fois les récits, les épopées, et le musicien-conteur. Aujourd’hui, de moins en moins de personnes en jouent. Comment préserver cet instrument et son héritage culturel ?

    Invité : Dr François Bingono Bingono, anthropologue et ethnomusicologue.

    Reportage : Charles Abossolo Oba est allé à la rencontre d’un fabricant de Mvet Oyeng.

    Radio partenaire : Radio Aurore à Bertoua, au Cameroun.

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    19 分
  • Le MAHICAO, un musée au plus près des populations rurales au Sénégal
    2026/07/18

    Aujourd'hui, nous visitons le MAHICAO, le musée d’art et d’histoire des cultures d’Afrique de l’Ouest ; un lieu culturel qui a ouvert ses portes en 2018 à Djilor Djidiack, un village du Sine-Saloum au Sénégal. Il a été créé par Reginald Groux, marchand d’art et professeur en art africain, qui a lancé cette initiative privée après sa retraite.

    Installé en milieu rural, le musée va à la rencontre des populations locales et se veut être un espace éducatif. Le MAHICAO est un lieu incontournable quand on arrive à Djilor Djidiack, ce petit village sur un bras de mer du Sine-Saloum dans l’ouest du Sénégal. Pour retrouver le MAHICAO à Djilor, il faut traverser les jardins d’Aïda et ses chants d’oiseaux incessants. L’intérieur ocre-rougeâtre du musée et les reflets des lumières tamisées sur les œuvres donne un caractère intimiste à cet espace chargé d’histoire. Parmi les plus de 500 œuvres d’art, il y a des masques, des costumes, des bijoux, des instruments traditionnels de musiques, des statues et des objets archéologiques et du quotidien. Ils témoignent de la richesse et de la diversité des cultures traditionnels africaines de la préhistoire du Sahara aux anciens royaumes.

    Invitée : Juliette Ndeye Faye, guide du musée d’Art et d’Histoire des cultures d’Afrique de l’Ouest (MAHICAO), dans le village de Djilor Djidiack au Sénégal.

    Radio partenaire : Radio Moubarak à Diourbel au Sénégal.

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    19 分
  • L’huile rouge, ce gras africain et nutritif incompris en occident
    2026/07/25

    Gombo grillé, saka saka, sauce graine, soupou kandia, sauce konkoe, tous ces plats africains qu’on qualifie parfois de gras ont une chose en commun : l’huile de palme, aussi appelée l’huile rouge. Un ingrédient consommé en Afrique subsaharienne depuis fort longtemps.

    Le gras est présent dans notre alimentation sous diverses formes, dans les produits transformés, dans des plantes grasses comme le cacao, le karité, l’avocat, l’arachide ou encore les graines de palme. Justement, nous nous intéressons aujourd’hui à l’huile de palme communément appelée l’huile rouge dans des pays africains. D’abord fabriquée de façon artisanale par les communautés, elle est également devenue un produit industriel. Mais cette huile, peu connue dans les habitudes culinaires des pays occidentaux, y est diabolisée ; pourtant elle est riche en nutriments quand elle n’est pas raffinée pour être utilisée dans des produits transformés par l’industrie agroalimentaire.

    Invités :

    • Christophe Lavelle, chercheur au CNRS et co-auteur de Plaidoyer pour le gras, aux éditions Hachette.
    • Clémence Denavit, productrice du magazine Le Goût du monde à RFI.

    Reportage : Abdoul Aziz Diallo est allé à la rencontre de commerçantes et consommatrices d’huile rouge.

    Radio partenaire : Radio communautaire de Muanda en RDC.

    À lire aussiBénin: la menace de l’huile rouge

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    19 分
  • Gestion du foncier : un défi majeur en République centrafricaine
    2026/06/27

    Dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienne, la terre en milieu rural est transmise de génération en génération ou attribuée selon les règles coutumières. Mais cela devient parfois source de conflits. Comment améliorer la gestion du foncier rural ? Nous parlons de l’exemple de la République centrafricaine. Depuis plus de 10 ans un avant-projet de loi est en préparation pour réguler le secteur du foncier, et surtout de renforcer la sécurisation des terres des peuples autochtones, parfois victimes d’expropriation.

    Invité : Héritier Brilland Ndakpanga, juriste et chercheur sur la justice transitionnelle et la gestion des conflits dont les conflits fonciers

    Reportage : Rolf Steve Domia-Leu est allé à la rencontre de villageois à 25 km de Bangui

    Radio partenaire : Radio Zereda en République centrafricaine.

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    19 分
  • La gomme d’acacia, une ressource-solution pour le Sahel et ses communautés
    2026/06/20

    Le 17 juin 2026, se tenait la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse. SOS Sahel et ses partenaires ont profité de cette occasion pour consacrer cette journée aux solutions sahéliennes à travers notamment, la présentation d’une ressource emblématique du Sahel, la gomme d’acacia. Elle est devenue une source de revenus pour certaines communautés qui la produisent depuis plusieurs années.

    Il fait partie des arbres surnommés « arbres de vie » ; il s’agit de l’acacia qui pousse dans la bande sahélienne et qui produit la gomme arabique, une ressource qu’on retrouve dans de nombreux produits du quotidien, de l’alimentation à la cosmétique. L’acacia est une plante particulièrement résistante à la sécheresse, grâce à ses racines denses et profondes. Elle contribue ainsi à préserver la fertilité des sols, à limiter l’érosion, et à reconstituer le couvert végétal. Si cet arbre est précieux pour l’écosystème, il l’est aussi pour les communautés. Sa sève, la gomme d’acacia était au cœur d’une table ronde organisée aux serres d’Auteuil à Paris le 17 juin, par SOS Sahel, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse.

    Invités :

    • Rémi Hémeryck, délégué général de SOS Sahel
    • Nana Touré, directrice du Secrétariat du Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest (CSAO) à l’OCDE.

    Radio partenaire : Radio Batè FM en Guinée.

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  • Rogo Koffi Fiangor : le conte comme outil de développement
    2026/06/13

    C’était un rituel dans l’Afrique d’antan et peut-être que ça l’est encore dans des villages reculés. Chaque soir, réunis autour d’un feu, les parents ou grands-parents transmettaient des valeurs aux enfants à travers des contes et par la tradition orale. Au fil du temps, ces moments de transmission et d’éducation par les contes tel qu’on les connaissait se sont transformés ou ont même disparu par endroits, en partie, du fait de la modernisation et de l’évolution des rapports humains.

    Nous sommes aujourd’hui sous l’arbre à palabres, à notre façon, pour discuter de la place et du rôle des contes dans les sociétés africaines modernes.

    Invité : Rogo Koffi Fiangor, enseignant, auteur de plusieurs ouvrages et conteur.

    Radio partenaire : Radio Amkeni Biakato en RDC.

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    19 分
  • Honorine Soma, la sage-femme du monde rural au Burkina Faso
    2026/06/06

    Allez à la rencontre des communautés avec sa « clinique poussière », et permettre aux femmes enceintes des zones rurales d’avoir accès à des soins ; c’est le combat d’Honorine Soma, sage-femme et fondatrice de la clinique Wolobougou, une maternité de bienveillance au Burkina Faso. Son engagement a fait l’objet d’un documentaire, portant le nom de la clinique et réalisé par Camille Varenne.

    Au Burkina Faso, Honorine Soma a fait de son combat la santé des femmes, surtout celles qui sont enceintes. Depuis quelques années, elle a mis en place sa maternité privée appelée Wolobougou en langue dioula (Bambara) et qui signifie « le lieu de naissance ». Mais la particularité de cette initiative, c’est qu’elle met la bienveillance au cœur de la prise en charge des femmes. « La bienveillance à Wolobougou, ça ne se négocie pas. C’est le premier service que nous proposons avant tout soin. Même si nous n’avons rien, la bienveillance nous l’avons gratuitement si nous le voulons. Tout commence par-là. Quand on n’est pas bienveillant je ne vois pas comment on peut soigner. C’est une de nos valeurs cardinales », affirme-t-elle avec conviction. Un film documentaire a même été réalisé sur l’engagement d’Honorine Soma afin de donner de la visibilité à son combat pour permettre aux femmes des zones rurales d’accéder aux soins.

    Le travail d’Honorine Soma essentiellement dirigé vers les femmes des zones rurales, a fait l’objet d’un film documentaire réalisé par Camille Varenne, et qui présente son quotidien de sage-femme avec son équipe, allant à la rencontre des communautés ou encore les recevant dans sa maternité ; car Wolobougou, c’est aussi une stratégie mobile. Avant de convaincre les femmes de venir en consultation, Honorine Soma et son équipe ont aussi entrepris d’aller vers les populations et avoir leur confiance, malgré ses moyens limités et le mauvais état de certaines routes. « J’ai vu les réalités des services de santé en milieu rural, j’ai vu toutes les difficultés que les mères ont. C’est pour cette raison que je m’étais donné pour objectif d’aller apporter ma petite pierre à la réduction des décès par manque de soins », dit-elle, convaincue de pouvoir apporter un peu d’espoir à ces communautés qui vient parfois des services publics. Mais tout n’est pas toujours facile pour cette sage-femme qui continue malgré les pesanteurs sociales car parler de la santé sexuelle et reproductive, de l’intimité « c’est un sujet qui reste tabou et délicat en milieu rural et qui est confronté à beaucoup de mœurs et de croyances », regrette Honorine Soma.

    Invitée : Honorine Soma, sage-femme en milieu rural, et protagoniste du documentaire « Wolobugu » sur son travail pour venir en aide aux femmes du monde rural près de Bobo Dioulasso au Burkina Faso.

    Radio partenaire : Radio Oyeri à Okondja, au Gabon.

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