Le Kamasutra d'Aphrodite — la femme qu'on a transformée en insulte parce qu’elle aimait le c*l, et que le sexe c’est un truc puissant.
Dans l’Antiquité, il y avait des manuels de sexe. Et les plus grands empereurs, les avaient dans leur bibliothèque. Pour bien faire l’amour, parce que le sexe, c’était un art.
Et ces manuels — presque tous — avaient été écrits par des femmes.
Trois, pour être exacte. Astyanassa, Philaenis, Elephantis. Trois autrices, trois livres, trois époques différentes. Une vraie lignée.
Aujourd'hui, on les a quasiment tous perdus… Et c’est pas un hasard. L’histoire les a volontairement effacée.
Dans cet épisode, je te raconte Astyanassa et surtout Philaenis. Le premier manuel érotique de l'Histoire, c'est elle. Son « Kamasutra d'Aphrodite ». Perdu pendant 2 000 ans, puis retrouvé dans le sable d'Égypte.
Sauf que — son savoir a disparu. Et son nom, lui, on l'a retourné contre elle. Jusqu'à en faire une insulte.
Le premier slut-shaming de l'Histoire a 2 400 ans.
Mets tes écouteurs. Je te raconte tout.
Sexualité · antiquité · féminisme · plaisir · histoire des femmes · désir
Sources : S. Boehringer, Sex in Antiquity (Routledge, 2014) & L'Homosexualité féminine dans l'Antiquité (Les Belles Lettres, 2007) · B. Gladhill, « Tiberius on Capri », Eugesta · Suétone, Vie de Tibère §43 · Athénée, Deipnosophistes VIII · La Souda · P.Oxy 2891 (éd. Lobel, 1972) · C.-G. Schwentzel, Le Nombril d'Aphrodite (Payot, 2019).