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Sclérotiniose du soya : traiter ou attendre ?

Sclérotiniose du soya : traiter ou attendre ?

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10月19日まで。※適用条件あり

La sclérotiniose du soya peut frapper fort une année et presque disparaître la suivante. Face à cette incertitude, beaucoup de producteurs appliquent un fongicide par précaution, au même stade, année après année. Mais trois saisons de données recueillies dans près de 150 champs au Québec montrent que cette approche ne donne pas toujours les résultats espérés.

Dans cet épisode, Tanya Copley (chercheuse en phytopathologie, CÉROM) explique d'où vient la maladie : des sclérotes qui survivent de 5 à 10 ans dans le sol et qui, lorsque la surface reste fraîche et humide, produisent les apothécies dont les spores infectent le soya par les fleurs. De 2023 à 2025, son équipe a suivi 149 champs et documenté 47 facteurs agronomiques. Le climat explique environ la moitié de la variation de la maladie ; parmi les pratiques, l'écartement des rangs, la matière organique, le type d'engrais et l'ancienneté du semis direct pèsent le plus.

Michelle Breton (conseillère en grandes cultures, agr., Groupe ProConseil) raconte le suivi sur le terrain : des visites deux fois par semaine, une station météo dans le champ, et un test au papier buvard qui a révélé qu'un fongicide bien choisi n'atteignait tout simplement pas les fleurs. Un rappel que le produit compte, mais que la buse et la pression aussi.

Les essais de fongicides chez 25 producteurs confirment que le moment de l'application fait toute la différence. En 2023, année humide, la majorité des applications ont été rentables ; en 2024 et 2025, années plus sèches, seulement une poignée de champs ont franchi le seuil économique. Traiter systématiquement quand les apothécies ne sont pas là ne protège pas la plante et ouvre la porte à la résistance, déjà observée ailleurs pour les groupes 7, 3 et 11.

D'où l'outil d'aide à la décision développé par le CÉROM, inspiré d'un modèle utilisé dans le canola en Saskatchewan : chaque facteur de risque reçoit un pointage, et le total, combiné aux avis du Réseau d'avertissements phytosanitaires, indique si le champ est à risque. Tanya et Michelle abordent aussi la suite du projet, de la télédétection à l'intelligence artificielle, et ce qu'elles répondent au producteur qui se demande, cette année, s'il doit traiter ou attendre.

Invités : Tanya Copley, chercheuse en phytopathologie, CÉROM

Michelle Breton, conseillère en grandes cultures, agr., Groupe ProConseil

Animation : Annie DeMelt


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