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Reportage France

Reportage France

著者: RFI
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概要

Du lundi au vendredi, un reportage pour mieux connaître la société française et comprendre ses débats.

France Médias Monde
政治・政府
エピソード
  • Dans le Pas-de-Calais, ces mairies RN qui modifient les cérémonies du 1er-Mai
    2026/05/01

    En France, la traditionnelle fête des travailleurs du 1ᵉʳ-Mai a été modifiée dans plusieurs villes dirigées par le Rassemblement national (RN), le parti d’extrême droite. Il y a quelques jours, la mairie de Liévin, dans le bassin minier du Pas-de-Calais, a indiqué qu’elle ne recevrait pas les syndicats, qui avaient pourtant pour habitude de présenter les revendications des travailleurs à cette occasion. Dany Paiva, le jeune édile de 30 ans, les accuse d’avoir transformé le 1ᵉʳ-Mai en une cérémonie politique. Et il n’est pas le seul à attiser les tensions avec les partenaires sociaux locaux. Reportage dans cette terre ouvrière du Nord de la France.

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  • Des entreprises ouvrent leurs portes pour accueillir des personnes à la rue
    2026/04/29

    Alors que la trêve hivernale a été levée il y a quelques semaines en France, des personnes en situation de précarité risquent de gonfler les rangs des plus de 350 000 sans domicile fixe que compte le pays. Face au manque de solutions d'hébergement d'urgence, une association vient en aide à des personnes à la rue grâce à la solidarité des entreprises et de leurs salariés, les Bureaux du Cœur.

    Mettre à l'abri une personne à la rue le temps qu'elle trouve un logement, voilà une démarche conforme à la philosophie du CJD, le Centre des jeunes dirigeants. Cette association regroupe 6 000 adhérents, des chefs d'entreprise engagés pour le progrès social, chez qui a germé l'idée de créer en 2020 les Bureaux du cœur, au sein du CJD d'abord. Ils ont ensuite créé l'Association des Bureaux du Cœur.

    L'idée part d'un constat : une grande partie de l'année, les locaux des entreprises sont vides. Alors les Bureaux du Cœur mettent en contact des personnes en situation de précarité avec des entreprises adhérentes. Ces dernières les accueillent et les hébergent temporairement dans leurs locaux, le temps qu'elles trouvent un logement pérenne. Un accueil individuel d'urgence le soir et les week-ends, lorsque les bureaux sont inoccupés, ce qui change tout pour les bénéficiaires appelés les « invités ».

    Et c'est donc tout naturellement que le CJD aménage dans ses locaux parisiens une pièce dédiée à l'accueil d'urgence des personnes à la rue. « J'avais préparé l'équipe, avec un travail avec l'association La Cloche, explique Christian Andréo, délégué général du CJD, pour permettre d'avoir un petit peu conscience de ce que vivaient les personnes à la rue. Et donc le fait de recevoir quelqu'un s'est imposé comme une évidence, avec un très bel accueil. Puis nous avons fait l'aménagement d'un espace dédié dans les locaux. »

    À écouter dans 8 milliards de voisinsFemmes dans la rue : pourquoi sont-elles si invisibles ?

    « Les Bureaux du Cœur, ça a changé ma vie »

    Le premier invité, autrement dit la personne hébergée, est resté neuf mois. Le deuxième, lui, a passé un an avant d'obtenir un logement autonome à Paris. Il n'est donc pas là pour nous faire visiter son ancien espace de vie. Sur la porte, il est écrit : « Cet espace est privé. Merci de ne pas rentrer. Adama des Bureaux du Cœur loge dans cette chambre. Merci de respecter sa tranquillité. » Christian Andréo nous fait visiter : « Alors dans la pièce, on a le minimum pour être bien. Il y a un point d'eau autonome, il y a un canapé-lit, un petit bureau, un placard qui ferme, décrit le délégué général du CJD. Mais bien entendu, il a accès à la cuisine de l'équipe, à la douche qui est aussi à l'étage. »

    Adama, un jeune travailleur de 20 ans, vient juste d'emménager dans son nouvel appartement. Ismaël, lui, est actuellement accueilli dans une autre entreprise parisienne. Ce qui a changé sa vie. « Avant, j'étais à la rue, c'était difficile. Les Bureaux du Cœur, ça a changé ma vie, confie-t-il. Parce qu'en fait, ce qu'ils ont fait, c'est de l'humanité. Ça me touche le cœur. Aujourd'hui, je me sens comme chez moi, je me trouve en sécurité, je suis bien accueilli dans les Bureaux du Cœur et l'entreprise. »

    370 entreprises comme celle qui héberge ce Somalien de 25 ans ouvrent leurs portes les soirs et les week-ends à des personnes à la rue, qui leur sont adressées par les Bureaux du Cœur. Depuis sa création en 2020, l'association a hébergé près de 1 000 invités via son réseau d'entreprises solidaires.

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  • Aux Beaux-Arts de Paris, des étudiants exilés se reconstruisent en renouant avec l’art
    2026/04/28
    En France, l’année universitaire s’achève pour plus de 3 millions d’étudiants, dont environ 15 % sont étrangers. Certains sont passés par le programme Hérodote, créé en 2017 à l’École des Beaux-Arts de Paris. Pendant un an, ce dispositif permet à des étudiants-artistes exilés, d’origine palestinienne, russe, iranienne ou encore afghane, de suivre des cours de français, de se préparer aux concours des écoles d’art et de renouer avec leur vie d’artiste. Rencontre avec ces étudiants déracinés qui retrouvent une raison d’espérer. C’est l’effervescence des grands jours dans cette salle de l’École des Beaux-Arts de Paris. Tous les étudiants de la promotion exposent au public leurs travaux de fin d’année. C’est le cas de Gaspar Aveta, un céramiste argentin de 34 ans, qui a fui son pays natal, dirigé par Javier Milei. « En Argentine, la situation politique est compliquée, notamment pour tous les artistes que je connais et qui ont du mal à développer leur art », explique-t-il. Gaspar est exilé en France depuis deux ans. Mais c’est en début d’année qu’il rejoint la promotion, comme 13 autres étudiants étrangers. Aujourd’hui, il a l’opportunité de présenter ses œuvres aux Beaux-Arts de Paris. Une fierté. « C’est une institution très importante en France et connue dans le monde entier, s'enthousiasme le jeune homme, C’est un bâtiment historique ! Pour moi, présenter mon travail est très important, car c’est ma vie. » Cette exposition est l’aboutissement d’une année de travail. Elle a permis à ces étudiants exilés de retrouver un environnement artistique qu’ils ont été contraints d’abandonner. « L'objectif du programme est de permettre à des personnes qui étaient en cours d’études d’art ou qui venaient de les terminer et commençaient à exposer de reprendre des études et de reprendre pied dans le milieu de l’art, explique Sophie Marino, responsable du programme Hérodote. Ça leur permet d’apprendre le français, de faire de l’histoire de l’art, de rencontrer des professeurs pour avoir des conseils et de rencontrer des artistes de leur âge pour reprendre leur pratique. » À écouter dans De vive(s) voixL’atelier des artistes en exil: chanter, slamer et célébrer la paix « Ce que je peins, c’est mon histoire » Ne pas perdre les acquis développés dans leurs pays d’origine, c’est l’objectif que se fixe cette formation, qui compte dans ses rangs six étudiants palestiniens cette année, dont Yara, 23 ans, originaire de Gaza. Elle est peintre et photographe. « Pendant quatre ans, j’ai étudié les arts plastiques à l’université al-Aqsa de Gaza », explique la jeune femme. Elle tend le doigt vers le mur. « Ici, vous pouvez voir deux peintures que j’ai réalisées pendant la guerre avec presque rien. Quand j’ai fui Gaza, il y a neuf mois, je n’ai quasiment rien pu emporter, seulement quelques affaires, quelques papiers et ces deux tableaux. Je tenais à les prendre avec moi, c’était dangereux, mais je l’ai quand même fait. » À ces deux tableaux sauvés et exposés s’ajoute un troisième : un pastel réalisé par Yara cette année. Il est intimement lié à son histoire, comme une majorité des œuvres présentées par les étudiants de la promotion. « Toute mon œuvre parle de la situation à Gaza et de la façon dont elle a évolué, d'une vie paisible et heureuse à la réalité que nous connaissons aujourd’hui. Sur ce tableau, par exemple, vous voyez une route et des silhouettes humaines. Plus on avance, plus les maisons autour sont détruites, décrit-elle. Les habitants cherchent leurs foyers, en vain. Alors ils se dirigent vers la mer avec leurs tentes, car ils n’ont pas d’autre endroit pour vivre. J’ai fait ce dessin parce qu’il me rappelle ce que j’ai vécu pendant la guerre. J’ai perdu ma maison, et toute ma famille également. Ce que je peins, c’est donc mon histoire et celle de tous les habitants de Gaza. » Comme d’autres étudiants de la promotion, Yara souhaite désormais rejoindre une résidence d’artistes. Quant à Gaspar, le céramiste argentin, il a préparé toute l’année les concours des écoles d’art et espère une réponse positive avant l’été. À lire aussiBande de Gaza: la tragédie se poursuit, éclipsée par la guerre contre l’Iran
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