『Reportage France』のカバーアート

Reportage France

Reportage France

著者: RFI
無料で聴く

Du lundi au vendredi, un reportage pour mieux connaître la société française et comprendre ses débats.

France Médias Monde
政治・政府
エピソード
  • Au cœur d'une expérience de Sophie Adenot à bord de la Station spatiale internationale
    2026/06/16
    Depuis quatre mois, l’astronaute française Sophie Adenot est à bord de la Station spatiale internationale, où elle réalise 200 expériences scientifiques. Parmi elles, une dizaine ont été préparées en France par le Cnes, le Centre national d’études spatiales. Nous avons pu assister en direct à l’une d’entre elles depuis la salle de contrôle du Cnes à Toulouse. Une immersion au plus près du quotidien de la Française. Lorsqu’on y pénètre pour la première fois, le Centre d'aide au développement des activités en micropesanteur et des opérations spatiales (ou Cadmos) a de quoi désorienter. Un immense mur d’écrans, plusieurs rangées d’ordinateurs… Pas de doute, nous sommes bien au cœur du réacteur. « C’est ici que sont opérées toutes les expériences à bord de la Station spatiale internationale (ISS) dont le Cnes a la charge, explique Didier Chaput, responsable des vols habités au Cnes. Les écrans nous permettent d’avoir une vue sur le planning des astronautes et nous renvoient des images en direct de l’ISS. Actuellement, Sophie Adenot se prépare à réaliser l’expérience PhysioTool. » Sur les écrans de la salle de contrôle, la Française apparaît bardée de capteurs reliés à une sorte de console de jeu vidéo qu’elle tient entre ses mains. L’expérience PhysioTool, dont la tricolore est le sujet, vise à étudier le déconditionnement du corps et l’altération des fonctions cognitives en apesanteur. C’est sur ce second aspect que se concentre la manipulation du jour, explique Benoît Bolmont, enseignant-chercheur et professeur à l’université de Lorraine, qui parraine l’expérience. « Depuis le sol, on lui propose des tâches à l’écran de sa petite console et, dès lors qu’elle appuie sur un bouton ou manipule un joystick, nous avons en temps réel les réponses qu’elle apporte », développe le chercheur. À lire aussiDe la mécanique familiale à l'ISS : Sophie Adenot, une trajectoire en apesanteur Ces manipulations de la console permettent aux équipes scientifiques d’évaluer plusieurs paramètres cognitifs, « la mémoire, la prise de risque, la concentration, que l’on va corréler avec des paramètres physiologiques comme la variabilité cardiaque. Cela nous indiquera le moment où l’astronaute pourrait avoir une augmentation du stress et un impact sur ses performances cognitives », explique encore Benoît Bolmont. L'identification de ces signaux permettrait de mieux suivre les astronautes avant, pendant et après leurs missions à bord de l’ISS. À terme, l’objectif est de préparer les missions de longue durée vers la Lune ou Mars, qui mettront à rude épreuve les capacités physiques et mentales des astronautes. Des opératrices prêtes à intervenir Au cours de l’expérience, Sophie Adenot interagit avec les équipes au sol. Dans la salle de contrôle du Cadmos, deux opératrices s’assurent du bon déroulement de l’expérience. Micro-casque sur la tête, les yeux rivés sur l’écran de son ordinateur, Julie Nadal ne rate rien de la manipulation en cours. « J’ai des fiches qui me permettent de suivre minute par minute ce que Sophie Adenot fait. S’il y a des déviations de la procédure ou des questions de sa part, on peut intervenir à tout moment. » L’opératrice interagit indirectement avec la Française. Ses messages sont relayés à Sophie Adenot par une collègue basée à Eurocom, la salle de contrôle de l’Agence spatiale européenne située à Munich. Et justement, Sophie Adenot rencontre une difficulté. Son casque Bluetooth, utile à l’expérience, ne semble pas fonctionner. Pas de panique pour Julie Nadal, qui a la solution. « N’importe quel autre écouteur fera l’affaire », répond-elle à sa collègue munichoise qui s’empresse de relayer le message à la tricolore. « Cet appel n’était pas prévu, reprend l’opératrice. Quand on peut, on essaie de les anticiper pour aller plus vite et éviter à l’astronaute de perdre du temps sur son programme. » « Mais avec Sophie Adenot, poursuit Julie Nadal, un problème n’en est jamais vraiment un. C’est un plaisir de travailler avec elle. Elle fait régulièrement des messages à notre intention pour dire que c’est très agréable de travailler sur nos expériences. On a l’impression d’avoir un contact avec elle. » La matinée de travail s’achève après cinq heures d’expérience. Il faudra encore attendre plusieurs minutes pour que les équipes du Cadmos récupèrent les données scientifiques tirées de l’expérience PhysioTool. Ce sera désormais aux scientifiques de les analyser. À lire aussiDécollage de Sophie Adenot vers l'ISS : qui sont les coéquipiers de l'astronaute française pour sa mission?
    続きを読む 一部表示
    4 分
  • Une «Tournée du climat et de la biodiversité» pour éduquer au changement climatique
    2026/06/15
    La planète est en surchauffe et les catastrophes s'enchaînent sur tous les continents. Les populations d'animaux et de plantes s'effondrent. Et derrière ces crises climatiques et de la biodiversité qui bouleversent nos quotidiens, des mécanismes scientifiques parfois complexes. Pour les comprendre, il est essentiel d'y être sensibilisé. (Les pays du monde entier se sont d'ailleurs engagés dans l'Accord de Paris à améliorer l'éducation au changement climatique). C'est l'objectif de la Tournée du climat et de la biodiversité, une exposition itinérante en France où des scientifiques viennent à la rencontre du public pour partager leurs connaissances. Alors que les vagues de chaleur se multiplient en France, certains élèves de CM1-CM2 sont déjà familiarisés avec le problème du changement climatique : « Par exemple, la pollution ou même les voitures qui font de la pollution, ça va réchauffer la terre. » ; « Par exemple, en hiver, la neige, elle tombe beaucoup moins qu'avant et du coup, dans quelques années, ça va être beaucoup plus chaud. » Pour d'autres, c'est encore un peu brouillon : « À cause du gaz, dans la serre, ça pollue et du coup ça fait du changement climatique. » Et pour la majorité, c'est carrément un mystère : « C'est un grand truc… » Et c'est normal, selon une étude de l’Unesco, l’Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture, 70 % des jeunes ne savent pas expliquer le changement climatique. Mais Florence Cousin, économiste retraitée, est là pour les aider à comprendre les mécanismes scientifiques et le rôle joué par l'homme : « Le sujet est tellement grave qu’il faut que les enfants aient connaissance de ce qui se passe, qu'ils aient conscience et la transmission. Elle est indispensable pour pouvoir agir. » Elle emmène le groupe d'enfants devant de grands panneaux explicatifs et passera une heure à échanger avec eux du climat et de la biodiversité. À écouter aussiPourquoi il faut renforcer l'éducation au changement climatique Le rôle clé des scientifiques Un enseignement également crucial à l'heure où la science est de plus en plus attaquée et les faits remis en question, souligne Fanny Thibert, directrice de l'exposition : « On est dans une période où il y a beaucoup d'informations qui circulent. De différents niveaux, scientifiques mais aussi d'opinions ou de fake news. Et donc on trouve que c'est important de permettre aux habitants, aux citoyens, aux enfants de rencontrer des scientifiques pour avoir accès à l'information à la base, à la source. » Serge Planton, ancien climatologue à Météo France, est l'un des médiateurs présents ce jour-là, un rôle devenu essentiel pour lui : « Ça s'est imposé au fil du temps parce que le climat est devenu une question vraiment prégnante et il nous faut abandonner cette idée des chercheurs dans leur tour d'ivoire. Pour bon nombre de sujets, ils sont vraiment impliqués dans la vie sociale. » Climat : un défi aussi social Car la crise climatique et l'effondrement du vivant ne sont pas seulement des phénomènes scientifiques. Ce sont des faits de société qui affectent autant nos vies que la planète : famine, migration, conflits, catastrophes et destructions. Les conséquences peuvent être vertigineuses. Et angoissantes. Transmettre ces connaissances doit donc aussi s'accompagner d'un temps d'échange sur les solutions à ces crises… pour ne pas tomber dans l'éco-anxiété, explique Serge Planton : « C'est important que chacun, à son niveau, puisse identifier des choses qu'il peut faire, même si ça peut paraître dérisoire. Et, bien évidemment, tout en disant que tout ne repose pas sur l'individu, on est tous acteurs en fait des changements à mettre en œuvre. » Les élèves de passage sont donc invités à partager leurs idées pour un changement plus global de la société : « Diminuer, par exemple, quand on mange de la viande rouge, essayer d'en manger moins par semaine » ; « Par exemple, essayer de plus recycler nos affaires, de moins racheter des téléphones tous les ans » ; « Privilégier plus les transports en commun, la marche, le vélo et éviter de prendre les transports comme la voiture ou l'avion pour voyager »… Au-delà de la médiation scientifique, il est nécessaire d'intégrer réellement ces sujets dans les systèmes scolaires, selon l'Unesco, y compris dans les pays du Sud, car c'est une question d'équité que de bénéficier d'une bonne préparation à l'avenir quel que soit son pays ou sa classe sociale.
    続きを読む 一部表示
    4 分
  • Zoos humains: les ossements d'Amérindiens bientôt de retour sur leur terre natale en Guyane
    2026/06/14
    Plus de 130 ans après leur mort dans des conditions indignes, les ossements d'Amérindiens de Guyane vont bientôt pouvoir être rapatriés sur leurs terres natales. En 1892, une trentaine d'hommes, femmes et enfants issus des peuples Kali'nas et Arawaks avaient été amenés à Paris pour être exhibés lors d'expositions coloniales, six n'avaient pas survécu à l'hiver. Leurs dépouilles, enterrées puis exhumées pour être étudiées par des scientifiques, sont conservées depuis au Muséum national d'histoire naturelle. Ce lundi 15 juin, l'Assemblée nationale doit adopter définitivement une proposition de loi déjà votée par le Sénat : elle prévoit de sortir les ossements des collections publiques, normalement inaliénables, ce qui permet juridiquement de les restituer à leur communauté. L'aboutissement d'un long combat mené par leurs descendants. « Ici, on conserve surtout de grandes boîtes contenant de nombreux ossements, décrit Martin Friess, conservateur du Musée de l'Homme à Paris, y compris donc des Kali'nas et de l'Arawak. » Un bruit accompagne ces paroles, c'est la clim qui tourne 24 h sur 24. « Parce que pour bien conserver les restes humains, les os, il faut un climat contrôlé, c'est-à-dire température et humidité stables, poursuit le conservateur. Donc, c'est pour ça qu'il fait relativement frais ici. » Sur une étagère au fond de la réserve, six grandes boîtes grises sont superposées. « Il y a dedans les restes humains des six individus qui seront probablement restitués – après le vote à l'Assemblée, bien entendu – à la Guyane française. Ils ont été amenés en France pour l'Exposition universelle de 1892, où ils ont été exposés dans le Jardin d'acclimatation, autrement appelé aussi zoo humain. » Ces six personnes arrachées à leur terre sont mortes la même année. « La plupart ont été enterrés et ils ont été déterrés en 1997, et là, ils ont été transférés dans les collections du Muséum national d'histoire naturelle, poursuit Martin Friess. Et donc nous avons fait fabriquer ces boîtes spécifiquement pour ces individus, parce qu'il s'agit de squelettes plus ou moins complets qui sont montés, c'est-à-dire articulés, ce qui était la pratique du XIXᵉ siècle, surtout pour faciliter les expositions. Et donc ils sont pour l'instant assemblés comme s'ils étaient debout. Effectivement, on a fait fabriquer ces boîtes faites dans un carton spécifique neutre, c'est-à-dire qu'il n'y a pas d'interaction chimique avec le tissu. » À lire aussiGuyane: les bustes d'Amérindiens exhibés à Paris bientôt de retour sur leurs terres Un retour en trois étapes Une fois la loi permettant la restitution des restes des Amérindiens définitivement votée, ces six boîtes pourront enfin sortir de la réserve du musée. Pour leurs descendants, le vote définitif d'une loi spécifique à l'Assemblée nationale, ce lundi 15 juin, fait de 2026 une année historique pour eux. « C'est une année exceptionnelle. Une année qui est, je pense, alignée avec toutes les mémoires puisque c'est aussi l'année de la loi Taubira, s'exclame Corinne Toka-Devilliers, présidente de l'association Moliko Alet+po. Il y a aussi toutes ces reconnaissances, tout ce passé colonial… Donc 2026 est vraiment une année bénie et historique, dans tous les sens du terme, pour les outre-mer, pour les Dom-Tom, pour les collectivités et pour la Guyane. » Une année historique pour la Guyane, prête à accueillir comme il se doit ses aïeux afin qu'ils reposent en paix. Les cérémonies chamaniques ont déjà été organisées en septembre 2024 à Paris, pour apaiser les âmes et préparer le retour. Une fois la loi adoptée et promulguée, le retour se fera en plusieurs étapes. « Ce retour se fera en trois étapes et commencera par une cérémonie officielle à l'Élysée, comme nous l'a annoncé le conseiller du président de la République. Ensuite, il y aura une cérémonie à l'arrivée à l'aéroport Félix Éboué, à Cayenne, précise Corinne Toka-Devilliers, et après ils iront dans leur sépulture où on fera une veillée, selon notre culture ancestrale Kali'na et Arawak, pour que le lendemain, ils puissent trouver enfin leur maison funéraire et leur repos éternel. » Une fois en Guyane, les ossements des Amérindiens seront officiellement sortis de la collection publique. Après avoir passé 134 ans dans les sous-sols du Musée de l'Homme à Paris. À écouter dans La marche du monde1 - Zoos humains : une longue histoire
    続きを読む 一部表示
    3 分
adbl_web_anon_alc_button_suppression_t1
まだレビューはありません