エピソード

  • Juifs noirs : l’essor étonnant du judaïsme en Afrique subsaharienne
    2026/09/13

    En ce mois de fêtes juives (Roch Hachana - le Nouvel An juif, Yom Kippour ou le Grand Pardon, Souccot – la fin des récoltes et la sortie d’Égypte…), Religions du Monde vous emmène sur le continent africain où le judaïsme est en plein essor, même s’il reste encore très marginal.

    Le phénomène n’est pas nouveau, mais depuis une vingtaine d’années, ce phénomène est en constante évolution : certains groupes en Afrique subsaharienne assurent être des descendants des Tribus perdues d’Israël, exilées vers Koush (la terre des Hébreux en Afrique) ; d’autres se sont identifiés au judaïsme par conviction, parfois par conversion personnelle, s’estimant plus proches de cette religion que du christianisme imposé par la force par le colonisateur. Certains ne recherchent pas la reconnaissance par Israël, d’autres au contraire la souhaitent et ne veulent plus être ignorés par les communautés juives.

    Malgré des cultures et traditions ancestrales riches - liées aux ancêtres, certains de ces groupes revendiquent leur appartenance au judaïsme et parfois leur filiation au peuple juif. Un essor étonnant qui ne semble pas fléchir ni subir les conséquences de la situation à Gaza et au Liban et de la guerre menée par Israël contre le Hamas et contre le Hezbollah.

    Reportages d’illustrations en Côte d’Ivoire, au Kenya, en France, entretiens et décryptages avec les chercheurs Edith Bruder et Daniel Dossou.

    Intervenants :

    - Daniel Dossou, docteur en Histoire internationale, Graduate Institute – Institut des Hautes études internationales et du développement (IHEID), il vient de terminer sa thèse en Histoire internationale au Geneva Graduate Institute (IHEID), intitulée: « Being Black and Jewish in Côte d'Ivoire and Kenya: Histories, Communities, and Life Stories » (Être noir et juif en Côte d’Ivoire et au Kenya : histoires, communautés et vies)

    - Edith Bruder, anthropologue et historienne, chercheuse associée à la School of Oriental and African Studies (University of London) au CNRS (France), à UNISA (University of South Africa) et Senior Research Fellow à ISGAP, New York. Elle est la présidente-fondatrice de The International Society for the Study of African Jewry- ISSAJ.

    Elle est l'auteure de divers articles scientifiques et ouvrages tels que The Black Jews of Africa, History, Identity, Religion (Oxford University Press, 2008 et 2012) ; Black Jews, Les Juifs noirs d'Afrique et le mythe des Tribus perdues (Albin Michel 2014) ; Juifs d'ailleurs. Diasporas oubliées, identités singulières (Albin Michel 2020 ; Jews from Elsewhere, Forgotten Diasporas, Singular Jewish Identities (Oxford University Press, 2026), ainsi que de Histoire des relations entre les Juifs et les Noirs - De la Bible à Black Lives Matter (Albin Michel 2023).

    Reportage en Côte d’Ivoire / Benoît Almeras

    Entretien au Kenya avec le Dr Silverstein, (cardiologue, ex-chef de la synagogue de Nairobi, il a joué un grand rôle dans l'intégration des Noirs convertis dans la Nairobi Hebrew Congregation). Gaëlle Laleix

    Entretien en France avec Hortense Bilé, présidente de l’association Am Israël Farafina (association multiculturelle juive de France, qui regroupe notamment des juifs noirs d’origine africaine et antillaise).

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    49 分
  • Femmes imames en France : le féminin et le culte islamique aujourd’hui
    2026/09/06

    Une femme peut-elle mener une communauté en islam ? Peut-elle être imame, cheffe spirituelle ? Les textes permettent-ils à une femme de diriger une prière collective et mixte ? En France, depuis quelques années, une dizaine de femmes sont imames et veulent promouvoir un islam ouvert. Témoignages et analyses avec Kahina Bahloul, première imame en France, et avec les auteurs et autrices du livre Femmes imames, penser le culte islamique féminin en France paru en 2026 aux éditions Atlande.

    Invités :

    • Kahina Bahloul, islamologue, spécialiste d’Ibn Arabi, grand penseur mystique andalous du XIIe-XIIIe siècle. En 2019, Kahina Bahloul a fondé la mosquée Fatima (à Paris), d’inspiration soufie, et elle est devenue la première femme imame en France. Elle a publié son parcours dans le livre Mon islam, ma liberté en 2021 (éditions Albin Michel).
    • Omero Marongiu-Perria, docteur en sociologie, spécialiste de l’islam français et théologien. Il analyse depuis de nombreuses années les réformes dans l’islam contemporain et sur la théologie islamique libérale, auteur de plusieurs ouvrages dont Qu’est-ce qu’un islam libéral ? (2023, éditions Atlande) ; co-auteur de Femmes imames, penser le culte islamique féminin en France (2026, éditions Atlande) (avec Fatiha Kaouès et Myriam Laakili), il dirige la collection « Penser l’Islam » aux éditions Atlande.
    • Fatiha Kaouès, chercheure au CNRS dans la section d’anthropologie et rattachée au GSRL (Groupe Sociétés, Religions, Laïcités ; EPHE/CNRS), spécialiste des recompositions de l’islam contemporain en France et en Europe. Elle travaille notamment sur la place des femmes dans l’exercice du culte musulman. Co-autrice de Femmes imames, penser le culte islamique féminin en France (2026, éditions Atlande) (avec Omero Marongiu-Perria et Myriam Laakili).
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  • Corée du Sud : comment le chamanisme se réinvente
    2026/08/30

    En Corée du Sud, on assiste à un regain d’intérêt récent pour le chamanisme et les pratiques qui y sont liées. Le chamanisme coréen reste une pratique spirituelle pour certains et un fond culturel pour le reste de la population. On consulte un chamane (le plus souvent ce sont des femmes) pour une protection contre la maladie, pour trouver un travail, préserver le bonheur dans son couple ou pour apaiser les âmes des défunts.

    Des rituels sont aussi réalisés pour apaiser les âmes de celles et ceux qui sont morts de façon violente, pendant la colonisation de l’Empire japonais (1910-1945) ou la Guerre de Corée (1950-1953). Divination, rituels chamaniques, nous partirons à Séoul en reportage avec notre correspondant.

    Ces pratiques ont toujours existé sur la péninsule (depuis plus de 2000 ans) mais avaient été dénigrées, souvent jugées rétrogrades par les gouvernements qui appelaient à les faire disparaitre. Mais depuis les années 1980-90, le chamanisme revient comme une particularité culturelle et spirituelle unique à la Corée du Sud qui attire les Coréens mais aussi des étrangers. Le chamanisme est ici en perpétuelle réinvention et s’adapte à la modernité sud-coréenne, au fil des générations, en cohabitation avec les autres religions, bouddhisme, confucianisme et christianisme.

    Invitée : Florence Galmiche, maîtresse de conférences à l’université Paris Cité, membre du laboratoire « Chine, Corée, Japon » (EHESS-CNRS-UPCité) et membre de l’IUF (Institut Universitaire de France).

    Reportages en Corée du Sud avec le correspondant de RFI, Celio Fioretti.

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    49 分
  • Chrétiens africains vers l'Europe: évangélisation inversée ou nouveaux espaces cultuels?
    2026/08/23

    Depuis plusieurs années, on observe des mouvements chrétiens africains qui se recréent et s’installent en Europe, à la faveur des mouvements des diasporas et des migrations. Peut-on parler d’une forme d’évangélisation inversée, de l’Afrique vers l’Europe ? Ou plutôt de la création de nouveaux espaces culturels et cultuels en diaspora ?

    La situation n’est pas la même dans l’Église catholique et dans les églises évangéliques pentecôtistes.

    À l’occasion des 9ᵉ Rencontres des Études Africaines en France en juillet 2026 à Paris, nous avons pu échanger avec des enseignants et universitaires camerounais qui travaillent sur ces mouvements et cette circulation des religions et des objets religieux.

    Invités en studio (délocalisé aux Rencontres des Études Africaines en France début juillet 2026) :

    - Patrick Romuald Jié Jié, enseignant à l’université de Bertoua au Cameroun (faculté des Arts, Lettres et Sciences Humaines, département d’Histoire), travaille sur la mobilité missionnaire chrétienne inversée

    - André Narcisse Ngon, enseignant-chercheur au département de Sciences Politiques de l’université de Douala au Cameroun, directeur du think tank « Africa Strategy » (sur les relations internationales et la recréation des espaces cultuels et culturels en diaspora)

    Entretiens audios avec :

    - Jean-Louis Ndo Abé, chargé de cours à l’université de Yaoundé I au Cameroun, enseignant en histoire, civilisations et religions (sur l’implantation de l’Église presbytérienne camerounaise en France)

    - Emmanuel Many, enseignant en histoire à l’université de Garoua au Cameroun (sur les prêtres « fidei donum »).

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    49 分
  • Pèlerinage : Lourdes, la Vierge Marie, les miracles et la Grotte de Massabielle
    2026/08/16

    À l’occasion de la visite apostolique du pape Léon XIV en France, du 25 au 28 septembre 2026, Religions du Monde vous propose une rediffusion du reportage à Lourdes, ville de pèlerinage marial, où le chef de l’Église catholique se rendra le dimanche 27 septembre 2026.

    Située dans le sud-ouest de la France, cette petite ville des Hautes-Pyrénées de 13 500 habitants reçoit plus de 3 millions de visiteurs par an, dont quelque 60 000 malades, et constitue le lieu de pèlerinage marial le plus important du pays.

    Cette piété populaire naît à Lourdes en 1858, lorsqu’une jeune bergère de 14 ans, Bernadette Soubirous, aurait vu à 18 reprises la Vierge Marie dans la grotte de Massabielle, d’où une source d’eau miraculeuse aurait jailli. Ces apparitions de la Vierge reconnues par l’Église catholique ont suscité un engouement et ont largement contribué au développement de la ville.

    Cette histoire est à l’origine des pèlerinages qui ont transformé la petite bourgade en un centre d’attractions mondial. Depuis 1858, l’Église catholique a reconnu 72 miracles, le dernier datant de mai 2025. Ces miracles de Lourdes sont une attraction pour beaucoup de croyants. Un Bureau des constatations médicales existe depuis 1883, renforcé par un comité médical international de Lourdes, depuis 1947, qui regroupe une trentaine de médecins du monde entier, chargés de déterminer si une guérison est inexpliquée et soudaine, parmi les millions de demandes déposées par des visiteurs et pèlerins.

    Quête intérieure, demandes d’intersession, de guérisons, tourisme de pèlerinage… Religions du Monde vous emmène en reportage au cœur du Sanctuaire de Lourdes, dont la Grotte de Massabielle constitue le cœur, et qui a été reproduite à différentes échelles dans de nombreux endroits du monde, sur tous les continents.

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  • Comment religions, croyances et pratiques traditionnelles accompagnent les parcours de migration
    2026/07/05

    Comment les religions peuvent-elles aider à affronter la migration ? Dans les parcours migratoires, d’Afrique vers l’Europe ou d’un pays africain à un autre, les pratiques religieuses, les objets comme des amulettes et les croyances dans les ancêtres accompagnent les personnes sur ces chemins dangereux et peuvent leur permettre de surmonter les peurs, les angoisses et les incertitudes.

    Comme le souligne l’un de nos invités dans cette émission, « Dieu ne suffit pas » pour affronter les difficultés, l’accompagnement est donc multiple. On utilise aussi sur ce parcours ce qu’on appelle des « kits religieux », des « kits traditionnels » ou encore des « kits de fétiches », à la confluence des christianismes africains, des religions traditionnelles et de l’islam.

    À l’occasion des 9è Rencontres des Études Africaines en France à Paris (du 30 juin au 2 juillet 2026), Religions du Monde a pu rencontrer plusieurs chercheurs socio-anthropologues d’Afrique et d’Europe, réunis au Campus Condorcet à Aubervilliers, au nord de Paris, autour de leur atelier intitulé : « Se déplacer, croire, pratiquer : matérialités et immatérialités religieuses dans la mobilité ».

    Invités :

    - Yassin Dia, anthropologue d’origine sénégalaise qui a fait son doctorat à l’Université de Milan-Bicocca en Italie, travaille sur les migrations africaines en Italie en particulier sur le cas du Sénégal et sur la « quête de soutien spirituel » des Sénégalais en Italie, mais aussi sur la circulation des objets comme les amulettes islamiques

    - Sophie Bava, socio-anthropologue à l’IRD, l’Institut pour la Recherche et le Développement, au Laboratoire Population Environnement Développement, co-rédactrice en chef de la revue « Afrique(s) en Mouvement ». Elle s’intéresse en particulier aux migrations africaines et aux parcours des croyants : comment se recomposent les paysages religieux sur les parcours migratoire. Sophie Bava a notamment travaillé sur le Maroc et avait publié en 2022 (avec l’anthropologue Bernard Coyault et le photographe Malik Nejmi) le livre « Dieu va ouvrir la mer - christianismes africains au Maroc », (Éd. Kulte) une plongée dans le quotidien des « Églises de maison » fondées par les migrants subsahariens dans les quartiers périphériques de Rabat

    - Jean-Fidèle Simba, docteur en sociologie, chargé d’enseignement vacataire à l’université Paris 8, originaire du Congo-Brazzaville, travaille notamment sur le « merveilleux religieux » congolais en contexte migratoire, les pratiques et ses objets, ces « kits religieux » souvent marqués par le secret. Des recherches marquées par son propre parcours migratoire en 2005, qu’il a vécue avec ses propres « kits » en traversant le Sahara et la Méditerranée

    - Ndeye Aida Dia, doctorante à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar au Sénégal (Unité de Recherche en Ingénierie Culturelle et Anthropologie IFAN/UCAD), travaille sur la façon dont la spiritualité, la religion, peut aider au quotidien, dans toutes les épreuves des personnes qui ont fait un parcours migratoire, lorsqu’elles sont loin de chez elles, comment elles recréent des espaces spirituels – à travers l’expérience de Sénégalais qui ont émigré aux États-Unis disciples du guide spirituel Cheikh Sayid Omar Kébé.

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  • Les Ismaéliens : des origines au VIIIè siècle à l’Aga Khan contemporain
    2026/06/28

    Qui sont les Ismaéliens ? Cette branche très minoritaire du chiisme à l’origine du califat fatimide – seul califat chiite - est apparue au VIIIè siècle, à l’époque du sixième imam et descendant d’Ali. Leur califat fatimide a étendu sa puissance aux Xè et XIè siècles en Afrique du Nord, en Sicile et jusqu’à la Syrie. Ils ont fondé Le Caire, devenu capitale politique et centre intellectuel et religieux important.

    Les Ismaéliens sont aussi à l’origine des célébrations du Mawlid, l’anniversaire du Prophète. Dès le IXè siècle, ils s’établissent dans différentes régions, dont le sous-continent indien, en se fondant parmi les hindous et les bouddhistes, à qui ils proposent d’être initiés, sans pour autant renier leurs croyances.

    Pour les Ismaéliens, l’imam est toujours vivant et présent, contrairement aux chiites duodécimains, pour lesquels le 12è imam est entré en occultation et ne reviendra qu’à la fin des temps.

    Au XIè siècle, Hassan Sabbah fonde un ordre ismaélien, nizarite, et s’installe dans des forts et châteaux, dont la fameuse forteresse d’Alamût (située au sud de la mer Caspienne en Iran), semant la terreur par des assassinats ciblés contre des Turcs seldjoukides, les Croisés la surnomment même la « secte des Assassins ». Défaits par Saladin, puis écrasés par Gengis Khan, les Ismaéliens nizarites entrent en semi-clandestinité pendant plusieurs siècles et se fondent dans la population.

    Depuis le XIXè siècle, l’Aga Khan est désormais le chef spirituel reconnu des ismaéliens nizarites (qui sont majoritaires). Depuis la mort de son père en 2025, c’est l’Aga Khan V, âgé de 53 ans en 2026, qui est reconnu comme le 50è imam par la plupart des Ismaéliens, et qui dirige l’Aga Khan Development Trust, une entité caritative très présente dans le monde musulman.

    Décryptage avec Daniel De Smet, invité en studio : spécialiste de l’ismaélisme, directeur de recherches au CNRS, membre statutaire du Laboratoire d’études sur les monothéismes, enseigne la philosophie arabe à l’université de Louvain en Belgique, auteur de Les Fatimides, De l’ésotérisme en islam, aux éditions du Cerf (2022)

    Reportage au nord du Pakistan :

    Notre correspondante Ondine De Gaulle a pu se rendre dans la vallée de Hunza au nord du Pakistan où l’Aga Khan V s’est rendu en visite fin mai 2026.

    Éclairages de Michel Boivin, directeur de recherche émérite au CNRS, et au centre d’études sud-asiatiques et himalayennes, le CESAH.

    Rencontre avec Salim, Malgache d’origine indienne vivant en France, ismaélien, chante des ginans, chants dévotionnels ismaéliens.

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  • Patrimoine religieux et culturel face à la guerre : de Tombouctou à Odessa, comment résister?
    2026/06/21

    Les guerres sèment la destruction, des vies humaines sont brisées, effacées, mais aussi des lieux de culte, des cités anciennes qui sont la mémoire historique des populations, leurs liens culturels et cultuels ancestraux : des églises, des mosquées, des temples, des musées, des sites archéologiques, des cimetières sont même parfois délibérément ciblés pour effacer cette mémoire, comme ce fut le cas lors de la destruction des mausolées à Tombouctou, au Mali, en 2012 par le groupe Ansar Dine, des sites antiques en Syrie et en Irak par l’organisation de l’État islamique en 2014 et 2015, ou les bouddhas géants de Bamiyan en Afghanistan par les Talibans en 2001.

    Certaines de ces guerres se déroulent en ce moment même, à Gaza, au Liban, en Ukraine, … parfois depuis de très nombreuses années.

    Tout récemment, des frappes russes à Kiev en Ukraine ont provoqué des morts dans la capitale et dans d’autres villes ciblées, un incendie a gravement endommagé le toit de la fameuse cathédrale de la Dormition, qui date du XIè siècle, dans le complexe orthodoxe de la Laure des Grottes, un site inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.

    Au sud du Liban, c’est la ville de Tyr qui a été ciblée récemment par des frappes israéliennes. Inscrits eux aussi au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1984, ces sites archéologiques antiques qui remontent au IIè ou IIIè siècle, ont subi des dommages dus aux bombardements. L’Unesco a d’ailleurs placé une quarantaine de biens culturels au Liban sous protection renforcée, un plan d’urgence a été présenté le 8 juin 2026, un signal envoyé à la communauté internationale sur la nécessité de protéger ces sites. En revanche, certains patrimoines sont ainsi définitivement perdus.

    C’est le patrimoine au sens large qui est en péril dans les guerres : des bâtiments mais aussi des objets, des terres, contaminées par des produits chimiques, ou encore des ressources naturelles pillées qui continuent de nourrir les conflits.

    Comment protéger, comment résister ?

    Les deux commissaires Elisabeth Essaïan et Mathilde Leloup ainsi que le commissaire associé Yves Ubelmann d’ICONEM ont proposé un parcours en trois thématiques dans cette exposition à la Cité de l’architecture et du patrimoine à Paris: effacer, résister, réparer (et transmettre).

    Dans cette émission, nous parcourons ces trois espaces, avec des illustrations de lieux détruits parfois reconstitués en films grâce à Iconem, fondée en 2013, spécialisée en numérisation 3D de sites patrimoniaux, qui a travaillé avec l’Unesco.

    Reportage avec les commissaires Elisabeth Essaïan et Mathilde Leloup, et le commissaire associé Yves Ubelmann, à l’exposition « Patrimoines en résistance. De Tombouctou à Odessa », à la Cité de l’architecture et du patrimoine, au Trocadéro à Paris (jusqu’au 3/01/2027).

    Avec :

    - Elisabeth Essaïan, architecte, maîtresse de conférences en Théorie et pratique de la conception architecturale urbaine (TPCAU) à l’École nationale supérieure de Paris-Belleville, commissaire de l’exposition « Patrimoines en résistance, de Tombouctou à Odessa »

    - Mathilde Leloup, politiste, maîtresse de conférences en Science politique à l’Institut d’Études Européennes (IEE) de l’université Paris 8 et directrice adjointe du laboratoire CRESPPA, commissaire de l’exposition « Patrimoines en résistance, de Tombouctou à Odessa »

    - Yves Ubelmann, président et fondateur d’ICONEM (Imaging and Computation for Environmental and Monumental Heritage), commissaire associé de l’exposition « Patrimoines en résistance, de Tombouctou à Odessa »

    - Julien Bargeton, président de la Cité de l’Architecture et du Patrimoine.

    Extraits de reportages / RFI.

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