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Pas candidat, mais en campagne: Donald Trump fait le show à Dallas

Pas candidat, mais en campagne: Donald Trump fait le show à Dallas

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Les États-Unis ne sont pas en année présidentielle. Pourtant, les Républicains organisent à partir de ce mercredi Dallas, au Texas, une convention politique de deux jours, avec Donald Trump en tête d’affiche. Une première dans l’histoire du parti pour des élections de mi-mandat. Pour le président américain, l’objectif est clair : mobiliser son électorat et éviter que les Républicains ne perdent le contrôle du Congrès en novembre. Qu’est-ce qu’une convention politique américaine ? C’est traditionnellement ce grand rassemblement organisé tous les quatre ans par les partis pour désigner officiellement leur candidat à l’élection présidentielle. En novembre, les Américains vont bien voter, mais pour les élections de mi-mandat, les fameux Midterms. Une convention républicaine organisée spécifiquement pour ces élections est donc une première dans l’histoire du parti. Elle débute ce mercredi à Dallas, au Texas. Deux jours de grand show politique. Et au centre de la scène : Donald Trump. Donald Trump veut faire des Midterms un référendum sur son action Le président américain devait initialement prendre la parole jeudi soir. Il interviendra finalement les deux soirs de la convention. Et ce n’est pas un détail. Donald Trump n’est pas candidat aux élections de novembre. « Faites comme si je l’étais. Venez voter », a-t-il récemment lancé à ses partisans. Son objectif est clair : mobiliser sa base. Car les élections de mi-mandat sont traditionnellement difficiles pour le parti au pouvoir à la Maison Blanche. Et les Républicains ont un problème… Trump, atout électoral ou boulet pour son propre parti ? Donald Trump reste le principal moteur de la mobilisation du Parti républicain. Mais il peut aussi devenir un handicap auprès d'une partie des électeurs. Sa cote de popularité est au plus bas : seuls 33 % des Américains approuvent son action, selon le dernier sondage Reuters-Ipsos. Et les sujets qui inquiètent les électeurs sont précisément ceux sur lesquels Trump est fragilisé : l’économie, le coût de la vie… et la guerre en Iran, dans laquelle il a engagé les États-Unis. Un autre chiffre est particulièrement intéressant : 46 % des électeurs démocrates se disent très enthousiastes à l’idée d’aller voter en novembre. Chez les Républicains, ils ne sont que 31 %. De quoi expliquer la stratégie de Donald Trump : faire de cette convention un gigantesque appel à la mobilisation. Le dilemme républicain : mobiliser les fidèles sans effrayer les modérés Certains candidats républicains préfèrent pourtant faire campagne chez eux plutôt que de venir applaudir Donald Trump à Dallas. Le dilemme est évident. Le Parti républicain a besoin de la base MAGA, les partisans du mouvement Make America Great Again lancé par Donald Trump. Sans elle, difficile de garantir une forte participation électorale. Mais une campagne trop centrée sur Trump peut aussi éloigner certains électeurs indépendants et modérés, particulièrement importants dans les circonscriptions et les États où les élections pourraient se jouer à quelques voix. Le parti prend donc un risque : miser sur Donald Trump pour faire voter les électeurs républicains, tout en sachant qu’il peut aussi en repousser une partie. Une bataille pour le contrôle du Congrès Derrière le grand show de Dallas, l’enjeu est très concret : qui contrôlera le Congrès américain après les élections de mi-mandat du 3 novembre ? Le Congrès, c’est le Parlement américain. Il est composé de deux chambres : la Chambre des représentants et le Sénat. La bataille s’annonce serrée. À la Chambre, les Républicains ne disposent que d’une majorité très étroite. Les Démocrates peuvent donc reprendre le contrôle avec quelques sièges supplémentaires. Si les Démocrates reprennent la Chambre des représentants, l’administration Trump devra composer avec une opposition capable de lancer des enquêtes parlementaires sur son action. Et s’ils prennent également le Sénat, ils retrouveront notamment un pouvoir important sur les nominations du président, notamment dans le domaine de la Justice. Pour Donald Trump, les élections de novembre ne sont donc pas seulement un scrutin de mi-mandat. Elles détermineront les conditions dans lesquelles il pourra gouverner pendant les deux dernières années de sa présidence. À lire aussiÉtats-Unis: Trump réunit son camp à Dallas avant des élections de mi-mandat qui s'annoncent difficiles
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