エピソード

  • Bertrand Éveno : « La photographie est un médium qui peut devenir un art »
    2026/10/22

    Dans L’interview culturelle de La Grâce Matinale, Richard Casazza François reçoit Bertrand Eveno, ancien président de l’Agence France-Presse et de l’agence Gamma-Rapho, ex-président du conseil d’administration de l’École nationale supérieure de la photographie d’Arles et animateur de « Parlons photo » sur Fréquence Protestante.

    Il revient sur la naissance de sa passion pour la photographie, au cabinet de Simone Veil, et sur ses ouvrages consacrés à Willy Ronis, Marc Riboud et à la photographie sociale (« Louons maintenant les plus fragiles »). Quelle différence entre une dépêche d’agence et une photo de presse ? Pourquoi l’editing, l’art de choisir une image parmi des milliers, est-il au cœur du métier ? Du trépied au selfie, du film argentique au numérique et à l’intelligence artificielle, il retrace deux siècles de ruptures à l’heure du bicentenaire de la photographie.

    Une conversation sur la photographie comme médium pluriel, à la fois document et art, et sur l’émotion qu’une seule image peut transmettre, jusqu’à ce portrait anonyme d’une femme en deuil découvert dans un album de 1864.

    Une émission de Fréquence Protestante (100.7 FM et DAB+).

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    26 分
  • Jean-Baptiste Pellerin ou l’art de rendre aux passants leur place dans la rue
    2026/10/10

    Invité de La Grâce Matinale sur Fréquence Protestante, Richard Casazza François s’est entretenu avec le photographe Jean-Baptiste Pellerin, il a raconté sa démarche singulière : depuis douze ans, il colle dans les rues de Paris et d’ailleurs des portraits d’inconnus qu’il a pris en photo, un geste devenu, sans qu’il l’ait cherché, un véritable marqueur du patrimoine urbain.

    Issu d’une famille d’artistes peintres et sculpteurs, Jean-Baptiste Pellerin explique s’être tourné vers la photographie, offerte par son père, comme un moyen plus accessible de se rapprocher d’eux. Après une trentaine d’années de photographie de rue volée, il change radicalement de méthode il y a une douzaine d’années : il demande désormais aux passants de poser, avant de recoller leurs portraits, en format 10 sur 15 centimètres, à même les murs de la ville. Plus de 4000 clichés sont aujourd’hui disséminés à Paris, mais aussi à Marseille, Lyon, Londres, New York, Lisbonne ou Tokyo.

    Un geste artistique risqué et éphémère

    Le photographe assume la part de clandestinité de son travail, comparant le fait de coller ses photos, souvent à hauteur d’œil et donc exposées au vol ou à la dégradation, à un rajeunissement instantané. Il ne tient aucun registre des lieux où il installe ses portraits, laissant le public lui-même relayer ses créations sur les réseaux sociaux. Une partie de son activité consiste d’ailleurs à restaurer les photos abîmées par le temps ou arrachées, qu’il découvre lui-même ou qu’on lui signale.

    D’un livre, “Paris de toutes les couleurs“, à un projet plus vaste sur la France

    Jean-Baptiste Pellerin est revenu sur la genèse de son livre “Paris de toutes les couleurs”, publié il y a deux ans, né du besoin de s’exposer et de prendre position à un moment où il jugeait la France gagnée par les extrêmes. Interrogé sur la dimension patrimoniale de son travail, qu’il n’avait jamais consciemment revendiquée, il raconte avoir été surpris par des jeunes convaincus qu’il devait avoir deux cents ans tant ses photos jalonnent leur quotidien depuis l’enfance. Il a par ailleurs confirmé travailler sur un nouvel ouvrage consacré à la France.

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    11 分
  • Ellande Jaureguiberry entre crayon et céramique
    2026/10/10

    Dans L’interview culturelle, Richard Casazza François reçoit l’artiste Ellande Jaureguiberry. Diplômé de l’ésam Caen/Cherbourg, il pratique le dessin au crayon de couleur et la céramique, deux pratiques exigeantes qui se répondent et qui se nourrissent du temps long comme de la prise de risque. Ses dessins sont comme des fenêtres ou des serrures. On y découvre d’étranges petits théâtres faits de fragments d’animaux, de végétaux, d’ornements et de corps, entre abstraction et figuration. Ils sont baignés de couleurs pâles, violettes, presque bleues. L’artiste nous parle de ses inspirations, du corps et de la fiction, de la frontière entre l’art et l’objet, et de sa monographie Indiscret, publiée dans la collection Le Cabinet de dessins aux éditions Marguerite Waknine.

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    10 分
  • Cilène Andréhn, directrice de la galerie Andréhn-Schiptjenko sur l'exposition de Santiago Mostyn
    2026/10/10

    Déambulation dans la galerie Andréhn-Schiptjenko avec Ciléne Andréhn sur l'exposition Santiago Mostyn. Une exposition comme travail de mémoire sur la révolution de Grenade de 1979 à 1983.

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    16 分
  • Patrick Dupuis - La part des mondes et Etat des songes
    2026/10/10

    Devant un micro tenu conjointement par Raphaël Warnery et Richard Casazza François, Patrick Dupuis, artiste et ancien professeur d’arts plastiques, nous parle du “pédagogisme”, une philosophie éducative où ce ne sont pas les connaissances et les savoirs qui sont au centre de l’éducation, mais les élèves eux-mêmes.
    Patrick Dupuis nous a aussi présentés les deux ouvrages publiés aux éditions Le Livre d’Art : La part des mondes et Etat des songes.

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    23 分
  • Juliette Kiều Mi Châu : Entre le microscope et le cosmos
    2026/10/10

    Dans Le Magazine, au sein de La Grâce Matinale, Richard Casazza François reçoit la peintre Juliette Kieu Mi Chau, exposée à la Galerie Loft à Paris. Diplômée des Beaux-Arts de Nice en 2021, elle peint des formes organiques et mouvantes, qui évoquent différents réseaux du vivant sans jamais se fixer dans une représentation précise.

    Née en 1995 à Hô Chi Minh Ville, une enfance entre la France et le Vietnam, Juliette Kieu Mi Chau ne raconte pas cette double origine. Elle la laisse travailler, ailleurs, dans le geste. Ce qui l’occupe n’est pas de dire d’où viennent ses formes, mais comment une expérience vécue se transforme en perception, puis en geste, puis en toile.

    Ses grands formats bleus et verts ressemblent à des paysages internes : ramifications, veines, structures qui pourraient être vues au microscope ou depuis l’espace. Elle parle de « peinture milieu », un mot qu’elle préfère à celui de forme, parce qu’il met en relation plutôt qu’il n’isole. Une même logique, dit-elle, traverse le corps humain, la plante et l’organisme le plus lointain. Peindre, pour elle, c’est faire tenir ces échelles ensemble.

    Il y a aussi, dans son travail, une pratique du retrait : la marche, le silence, la contemplation, loin de Paris, qu’elle dit stimulant mais peu propice à une création inspirée. Une pratique spirituelle aussi, cultivée par la méditation et la poésie, qu’elle n’oppose jamais au réel ni au vivant. Le contrôle et l’abandon s’y côtoient sans se trancher : elle laisse le geste la surprendre, plutôt que de le diriger tout à fait.

    Certaines de ses formes restent volontairement inachevées. Non par manque, mais par refus de figer un regard sur une explication unique. C’est peut-être la question que pose, sans la formuler, toute son œuvre : faut-il vraiment reconnaître ce qu’on regarde pour se laisser toucher par lui ?

    Juliette Kieu Mi Chau expose prochainement à la Galerie Loft, à Saint-Germain-des-Prés, puis en solo ce printemps à Granville, en Normandie.

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    14 分
  • Peindre le sacré et le profane : rencontre avec Sacha Cambier de Montravel
    2026/10/10

    Peindre aujourd’hui avec les outils d’hier, c’est le pari que tient depuis plusieurs années le peintre Sacha Cambier de Montravel. Né à Liège en 1995, formé à La Cambre puis aux Beaux-Arts de Paris, il a fait un choix qui n’a rien d’anodin : abandonner la toile pour le panneau de bois, ce support médiéval, lisse et rigide, où l’artisanat et l’art ne font plus qu’un.

    Reçu par Richard Casazza François dans l’interview culturelle de La Grâce Matinale, l’artiste est revenu sur ses sources d’inspiration, sa manière très particulière de travailler, et les projets qui l’attendent, de New York à Bâle.

    Un peintre nourri par la littérature autant que par l’art ancien

    Sacha Cambier de Montravel puise dans la Renaissance du Nord et du Sud, mais aussi dans la littérature, davantage que dans l’art contemporain, confie-t-il, un aveu qu’il reconnaît lui-même « un peu surprenant pour un artiste ». Oscar Wilde, Georg Trakl, Baudelaire, Rimbaud : autant de voix qui infusent ses toiles engagées, jusqu’à donner naissance à une exposition entière construite autour d’un texte de Rimbaud.

    « Je me considère plus comme peintre poète que comme peintre technicien », résume l’artiste, qui écrit chaque jour en parallèle de la peinture, selon un rythme de travail qu’il qualifie lui-même de « work-alcoolique ».

    Faire du Bruegel aujourd’hui : une démarche qui divise

    L’entretien, diffusé la semaine de la venue du Pape en France, revient sur la dimension la plus visible du travail de l’artiste : une peinture ouvertement héritée de Van Eyck, Bosch ou Bruegel, mais rejouée avec des figures contemporaines. Une démarche qui n’a pas toujours été comprise, entre accusations passées de provocation et incompréhension d’un public face à ce pastiche assumé de l’art ancien. Sacha Cambier de Montravel s’en explique longuement dans l’entretien.

    Un atelier de huit mètres carrés

    Autre singularité révélée dans l’interview : ses personnages minuscules, qui obligent à s’approcher au plus près du panneau, et le choix d’un atelier de seulement huit mètres carrés, un choix revendiqué plutôt qu’une contrainte. L’artiste y détaille aussi pourquoi il a délaissé le dessin pour la peinture à l’huile, et ce que cette matière change dans sa façon de travailler.

    Entre mythologie personnelle et racines protestantes

    L’artiste évoque également une mythologie qui lui est propre, où se superposent des figures bibliques et littéraires, ainsi qu’une nouvelle collaboration tenue encore secrète avec une poétesse. Interrogé sur ses inspirations protestantes, il revient sur des figures de la Réforme qui nourrissent aujourd’hui une série préparée pour une grande foire internationale.

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    11 分