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Liban-Israël : la négociation est "la seule alternative valable", dit le ministre libanais Nassar

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Dans un entretien accordé à France 24, le ministre libanais de la Justice Adel Nassar défend "le choix de la négociation" avec Israël, qualifiant la situation du Liban de "particulièrement complexe". Le pays "se retrouve entre le marteau israélien et l’enclume iranienne”, assure-t-il. Le ministre réaffirme aussi la nécessité d’un retrait total de l'État hébreu et reproche au Hezbollah son refus de déposer les armes.

Alors que l’accord-cadre signé le 26 juin entre le Liban et Israël visait à trouver "une paix durable" entre les deux pays, "la situation est particulièrement complexe" dans le pays du Cèdre, assure Adel Nassar. Le ministre libanais de la Justice qualifie l’attitude israélienne de "très difficile" à défendre, alors qu’environ 6 % de la superficie du sud du pays est occupée par l’armée israélienne depuis le printemps.

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"Le Hezbollah, d'un autre côté, complique considérablement la tâche" en refusant de "remettre ses armes à l’État libanais", déplore le ministre. Malgré ces tensions, Adel Nassar estime que "le choix de la négociation s'impose dès lors que c'est la seule alternative valable" et juge qu’un abandon de la voie diplomatique conduirait à de nouvelles confrontations militaires, "contre l'intérêt du Liban".

"Obstacles levés" concernant l'enquête sur l'explosion du port de Beyrouth

Adel Nassar affirme en outre que l’abolition de la peine de mort, votée par le Parlement le 11 août, est "essentielle" pour permettre au Liban de poursuivre son rôle de "modèle" dans la défense "des droits de l’Homme et des libertés publiques". "Il appartenait [au Liban] de donner ce message très clair qu’[il] ne se laissera pas entraîner dans les logiques d’obscurantisme qui existent dans la région", ajoute-t-il. Le pays n'avait plus procédé à des exécutions depuis 2004 même si des peines capitales étaient encore prononcées – notamment pour meurtre, acte de terrorisme ou espionnage.

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Le ministre libanais de la Justice confirme également que "les obstacles" qui avaient empêché l’ouverture d’une enquête concernant l’explosion du port de Beyrouth "ont été levés". "Nous avons bon espoir que, d'ici fin octobre, les réquisitions auront été rendues", assure-t-il. Une étape qui pourrait ouvrir la voie à un procès.

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