Les femmes courtisées par l'extrême droite
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L’extrême droite européenne ne promeut pas seulement le nationalisme, la lutte contre l’immigration ou la défense des valeurs traditionnelles. Par un incroyable tour de passe-passe, elle s’empare désormais de thématiques pour la défense des femmes ou, en tout cas, de sa conception des femmes. Focus aujourd’hui dans Accents d’Europe sur deux pays, l’Italie et l’Espagne, qui vont voter dans les prochains mois.
Le « patriarcat méditerranéen » de l'Italien Roberto VannacciC’est le nouveau visage de l’extrême droite italienne. Le général Roberto Vannacci espère bien dépasser sur sa droite la présidente du conseil Giorgia Meloni lors des prochaines élections qui se tiendront au printemps. Son discours identitaire, masculiniste et provocateur est là pour marquer les esprits, et imposer sur la scène politique son nouveau parti Futuro Nazionale. Ce parti, lancé en février dernier, entend dans son programme promouvoir ce qu’il appelle un « patriarcat méditerranéen », restreindre l’accès à l’IVG, et revenir sur la spécificité du crime de féminicide. Autant d’idées puisées dans l’héritage fasciste. À Rome, Alexandra Sirgant a pu se rendre à l’un de ces meetings qui rassemblent en majorité… des hommes.
À écouter aussiRoberto Vannacci, dynamiteur de l’extrême droite italienne?
Le parti espagnol Vox cible les femmesEt, en Espagne, on votera le 29 novembre prochain, et là encore, on scrute de près le parti d’extrême droite Vox qui arrive en troisième place dans les sondages avec 18 % d’intentions de vote. La nouveauté, c’est que le parti essaie désormais d’attirer les femmes avec un mélange assez incroyable de slogans féministes détournés et de racisme assumé. On retrouve à Madrid notre correspondante Diane Cambon.
La revue de presse européenne et sonore de Franceline BerettiDes médias secoués par un nouveau revirement dont le président américain a le secret. Alors qu’on semblait avancer sur de nouveaux pourparlers de paix entre la Russie et l’Ukraine, qui avaient commencé à Miami, Donald Trump a sorti de son chapeau un nouveau deal ! L'importation massive de gazole russe au mépris des sanctions imposées à Moscou. Officiellement, il s’agit de montrer à son électorat qu’il lutte contre la hausse du prix du carburant, avec les élections américaines de midterms le 3 novembre qui s’annoncent compliquées. En réalité, l’importation dans un premier temps de 300 000 tonnes de carburant, et peut-être quelques millions plus tard, va-t-elle changer la donne ?
La chronique musique de Vincent ThévalAvec la musicienne autrichienne Sofie Royer.
À lire aussiHistoire de l'antifascisme, du combat contre Mussolini au troisième millénaire