エピソード

  • Avec le douzième album des Foo Fighters, le grunge n'a pas dit son dernier mot
    2026/05/01

    Ils font partie des vétérans du rock : les Foo Fighters ont dévoilé, ce 24 avril, leur douzième album, Your Favorite Toy. Un disque dense - dix titres en 36 minutes - sur lequel le leader Dave Grohl et ses acolytes renouent avec l'essence du punk et du grunge : des textes pessimistes, des guitares saturées à l'outrance, et un profond sentiment d'urgence.

    Passé de mode le grunge ? Certainement pas ! Plus de trente ans après les grandes heures de Nirvana et la mort de Kurt Cobain, son ancien copain, Dave Grohl, porte toujours haut la flamme de ce courant musical. À l'approche de la soixantaine, l'ancien bassiste devenu multi-instrumentiste affectionne toujours autant les guitares électriques saturées et les paroles éructées dans le micro - un air des années 1990 semble souffler sur des titres comme « Spit Shine » ou « Asking for a Friend ».

    Une renaissance après des années difficiles

    Le grunge s'est toujours caractérisé par des paroles sombres et pessimistes - et l'album Your Favorite Toy ne fait pas exception. « Je suis courbaturé d'avoir trop dormi / Tout me fait mal / Je ne peux pas dire à quoi je pense, / Je n'en suis pas sûr, » chante un Dave Grohl perdu sur « Unconditional ». Il faut dire que les dernières années n'ont pas été tendres avec le groupe. En 2022, les Foo ont perdu leur batteur historique, Taylor Hawkins ; et l'an dernier, Dave Grohl s'est retrouvé englué dans un scandale d'infidélité qui a écorné à la fois l'image de son groupe et sa réputation de gentil rockeur.

    Cela fait 30 ans que le musicien vit sous les lumières des projecteurs - une surveillance qui semble lui peser. « Eteignez les caméras », supplie-t-il sur « Child Actor », où il regrette de n'avoir été qu'« ​​​​​​​un enfant acteur, un visage sur le mur / Qui retient sa respiration en attendant que le rideau retombe. »

    Retour aux sources et spontanéité retrouvée

    Est-ce ce contexte qui a poussé le groupe à revenir à ses origines ? Avec Your Favorite Toy, les Foo Fighters semblent en tout cas renouer avec la spontanéité des débuts. Ce disque est l'un des plus punks qu'ils proposent depuis de nombreuses années - après une incartade un peu déconcertante, en 2021, du côté de la pop rock. Avec 30 ans de carrière à leur actif, les musiciens ont les moyens de s'offrir le matériel le plus sophistiqué, et les studios les plus pointus. Pourtant, ils ont choisi de tout enregistrer dans le studio maison de Dave Grohl. Résultat : un disque très ressérré, de 36 minutes, d'où se dégage un profond sentiment d'urgence.

    Fidèle à ses origines, Your Favorite Toy n'est pas poussiéreux pour autant - notamment grâce à l'arrivée de l'ancien batteur des Nine Inch Nails. Tout juste manque-t-il d'un peu de folie : les Foo ne sont pas fous, ils font juste du Foo.

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    6 分
  • Avec «Hope!!», Angélique Kidjo fait de l’espoir une force musicale collective
    2026/04/30

    Angélique Kidjo, 40 ans de carrière, une vingtaine d’albums, cinq Grammy Awards … et toujours cette même énergie communicative. À 65 ans, la star béninoise et ambassadrice de l'UNICEF - bientôt première personnalité africaine honorée d’une étoile sur le Walk of Fame d’Hollywood - dévoile un nouveau projet musical : Hope!! - avec deux points d’exclamation. Un disque de métissages et de convictions, né de rencontres avec une constellation de stars et d'étoiles montantes - Pharrell Williams, Florent Pagny, Ayra Starr et Fally Ipupa - comme une réponse musicale aux fractures du monde.

    Rien ne semble pouvoir arrêter Angélique Kidjo. Portée par un groove incandescent et une énergie résolument solaire, l’artiste béninoise traverse les frontières musicales avec une aisance rare. Africaine, latine, américaine ou caribéenne : chez elle, les styles dialoguent et s’unissent.

    Avec Hope, son nouvel album dédié à sa mère disparue il y a cinq ans, Angélique Kidjo livre bien plus qu’un disque. C’est un manifeste. Un appel vibrant à l’unité, à l’action et à la confiance dans l’avenir.

    « Ma philosophie de vie vient de ma maman. Son mot magique, c’était l’espoir. Parce que sans espoir, on ne peut pas faire de plan de vie : il n’y a pas d’amour, il n’y a pas de société. Aujourd’hui, face à tant d’angoisse et de divisions, concentrons‑nous sur l’espoir pour construire le monde de demain. »

    — Angélique Kidjo

    Transformer le deuil en lumière

    De la douleur naît la joie. Dans « Joy », Angélique Kidjo chante cette traversée intime, cette capacité à trouver le soleil même après la pluie. La mémoire devient avenir, le deuil se transforme en lumière.

    Pour porter ce message, l’artiste s’entoure d’un casting impressionnant, à l’image de son ambition : rassembler. Elle partage « Joy » avec la star nigériane Davido, célèbre l’émancipation dans « Superwoman » aux côtés du rappeur franco‑congolais Dadju, s’embrase avec The Cavemen, groupe ghanéen de highlife, et fait appel au Soweto Gospel Choir pour illuminer son chant d’une ferveur collective.

    Un message clair, au‑delà des générations

    Le résultat est à la hauteur de la promesse : un album qui dépasse les styles, les frontières et les générations. Une œuvre profondément humaine, tournée vers l’action et la solidarité.

    « Nous, les êtres humains, nous avons le pouvoir de bouger les montagnes. Et quand on travaille ensemble, rien ne peut nous arrêter. »

    Angélique Kidjo le rappelle avec force : l’espoir n’est pas une naïveté, c’est un acte. Et la musique, lorsqu’elle rassemble, devient une puissance capable de tout transformer.

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    7 分
  • «Window Tax» de Maxwell Farrington et Le SuperHomard: un festin cinq étoiles
    2026/04/29

    Window Tax, troisième album de l’Australien Maxwell Farrington, crooner installé en Bretagne et cuisinier à ses heures et du Français Christophe Vaillant, alias Le SuperHomard. Ils alignent douze chansons nappées d’un velouté vocal irrésistible sur fond d'épices digitales savoureuses. À table !

    Maxwell Farrington et Le SuperHomard : nous servent un disque qui se rêve en menu gastronomique. L’entrée annonce la couleur avec « Brussels Sprouts » (Choux de Bruxelles) , fantaisie à la sauce comédie musicale où ils jouent la carte du décalage.

    Leur projet naît en 2019 de la collision entre un passé noise breton pour l’un et une trajectoire électro-pop pour l’autre. Il en sort un duo d’esthètes antidatés, préférant recycler les codes rétro plutôt que coller à l’époque. L’entreprise exige du savoir-faire et du certain culot pour dérouler au XXI siècle une musique en cinémascope pour cowboys de canyons imaginaires.

    Leurs deux premiers albums esquissaient déjà des balades fantomatiques et des enchantements raffinés qui trichaient avec l’horloge du temps. Celui-ci prolonge la recette en épiçant le tempo . Le morceau-titre, « Window Tax », fait surgir huîtres et mascarpone dans un swing délicieusement suranné et pétillant.

    Pour l’occasion, ils confient la production à Mike Lindsay, producteur insaisissable, surtout connu comme fondateur du groupe Tunng, l’un des projets majeurs du folk électronique britannique des années 2000. Il poursuit ici son art de brouiller les pistes entre organique et digital. L’album prend forme en Angleterre et invite la chanteuse Lily Buchanan, qui s’amuse sur « Do Da Da Da » à citer Bach et Beethoven sur des accents sixties.

    L'album avance entre parenthèses lyriques et orchestrations en clair-obscur avec des airs rappelant parfois Tindersticks et The Divine Comedy. De la mise en bouche au dessert, les mélodies intemporelles maîtrisées du tandem franco-australien se dégustent sans modération jusqu’au bout du festin. Un régal !

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    7 分
  • Ramon Pipin s'amuse de l'absurdité de l'époque sur son dernier album
    2026/04/28

    C'est mieux que si c'était pire, c'est pire que si c'était mieux. Voilà le titre complet du dernier album de Ramon Pipin. Le musicien, compositeur, arrangeur, homme orchestre depuis un demi-siècle sait tout faire, et surtout manier l'humour et la dérision comme personne. Le chainon manquant entre Jacques Dutronc et Philippe Katerine.

    Il ne fait pas vraiment du rock, ni du roll, il fait du rock'n'drôle. Un drôle de rock où l'absurde et l'humour sont les accords majeurs d'une partition qui a débuté dans les années soixante-dix avec le groupe Au bonheur des dames et s'est écrite dans les années quatre-vingt avec le cultissime groupe Odeurs.

    Ramon Pipin qui mène en dehors de ses multiples activités de producteur, d'arrangeur et de compositeur une brillante carrière solo, propose un dix-huitième album en deux parties. La première, C'est mieux que si c'était pire comporte sept chansons, drôles et joyeuses, dans lesquelles il se rit des travers de notre époque et de notre incurable tendance à croire que la technologie et la science vont sauver le monde.

    Or, Ramon Pipin nous l'enseigne, nous sommes aussi perdus sur cette planète que « Trois physiciens dans une voiture », il nous dit aussi que « Les chiffons », sont aussi beaux qu'utiles dans notre vie. A travers ces titres, celui qui fut l'ami des humoristes français, aujourd'hui disparus, Pierre Desproges et Coluche a compris depuis belle lurette qu'à force de caresser un cercle il devient vicieux pour reprendre la phrase du dramaturge Eugène Ionesco, et il s'en donne à coeur joie, du moins jusqu'à la deuxième partie de l'album.

    C'est pire que si c'était mieux se veut plus sombre, plus mélancolique, parfois même désespérée, avec des thématiques sur la solitude des grandes villes, (« Mort devant la télé », « L'ami à louer »). On rit moins, mais on rit quand même, et parfois on se souvient des trains de la mort et du terrible génocide orchestré par les nazis avec « Pitchi Poï ». Ramon Pipin n'est pas ici dans la posture du clown, mais dans celle de l'humoriste, l'humour étant, on le sait la politesse du désespoir.

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    7 分
  • «Passion Congo» du pianiste congolais Ray Lema, éternel apprenti des sons
    2026/04/27

    C'est une rencontre entre les traditions africaines et européennes, orchestrée par le pianiste, guitariste, chanteur et compositeur congolais Ray Lema. Il dévoile un nouvel album intitulé tout simplement Passion Congo. Un disque comme un CV musical où le pianiste de 80 ans, et presque autant d'années d'expérience pianistique, déploie avec précision ses connaissances musicales, fruits de toute une vie passer à jouer et à apprendre avec la curiosité d'un débutant.

    Dès ses débuts à l'orgue dans les églises, l'enfance de Ray Lema à Kinshasa a été nourrie par les traditions musicales congolaises mais aussi par le répertoire classique européen : Mozart, Chopin, Bach, Beethoven... Sur Passion Congo, il fusionne ces deux univers, entouré de six musiciens italiens de haut niveau : un quatuor à cordes, un saxophone soprano et des percussions qui forment l'ensemble Partage.

    Ray Lema avait déjà joué avec des orchestres symphoniques et des formations de musique de chambre, mais il se considère toujours comme en apprentissage. Il en parlait au micro de Joe Farmer dans l'émission L'épopée des musiques noires sur RFI : « Le problème des cordes, c'est qu'il y a énormément d'articulations différentes. Ce n'est pas comme la guitare, où il suffit de prendre son plectre et ça fonctionne... Le violoniste, il faut lui expliquer que quand on envoie l'archet vers le haut, c'est une articulation qui sonne très différemment de quand on l'envoie vers le bas. Et ça change aussi selon si on s'approche ou si on s'éloigne du sillet. Il y a mille articulations dans les cordes, donc moi je me sens étudiant dans cet univers. »

    Une écriture et une composition complexes et exigeantes

    Le pianiste ne se pose pas simplement en soliste avec les cordes derrière, en accompagnement. Ici, tous les musiciens interagissent avec le piano, un vrai dialogue se crée avec Ray Lema qui s'efface même parfois derrière l'ensemble Partage à qui il laisse le devant de la scène. Ses interventions sont parfois très discrètes, seulement pour maintenir un ostinato à la basse ou appuyer les contre-temps. Le tempo change en cours de morceaux, la tonalité aussi, les musiciens superposent des mélodies différentes avant de se rejoindre à l'unisson... Une écriture riche et joyeuse, où l'on sent tous les musiciens à l'écoute les uns des autres.

    Au-delà du jazz et de la musique classique, Ray Lema s'amuse aussi avec la salsa, comme dans le morceau « Salsa Gombo », mais aussi avec la rumba congolaise qui lui colle à la peau. Ici l'Afrique est présente dans les mélodies, la rythmique, les accentuations et la sensation de transe. Il en parlait également dans l'émission L'épopée des musiques noires sur RFI.

    « J'ai la rumba en moi, forcément ! Tu ne peux pas être congolais et vivre dans la cité de Kinshasa sans avoir la rumba en toi. A Kinshasa, les haut-parleurs sont tournés vers la rue, jamais vers l'intérieur de la maison. Donc quand on traverse la cité, on passe d'un morceau de rumba à l'autre. Tout le temps, tout le temps, tout le temps. C'est ça la vie d'un Kinois ! » s'exclamait-il.

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    6 分
  • Retour sur l'œuvre musicale de Papa Wemba
    2026/04/24

    Il y a dix ans, le 24 avril 2016 Papa Wemba s'effondrait lors d'un concert à Abidjan à l'âge de 67 ans. En près d'un demi-siècle de carrière l'immense artiste a modernisé le soukouss et la rumba qu'il a portés de par le monde. une star international et un héritage flamboyant.

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    6 分
  • K.O.G, machine à groove venue d’Accra
    2026/04/23

    Le Ghanéen débarque d’Accra avec une idée fixe : faire exploser les styles musicaux. Avec Kweku Sackey de son vrai nom, Kweku Of Ghana sur scène ( K.O.G. ) tout sonne africain entre ses mains.

    Depuis une vingtaine d’années, le bonhomme collectionne les projets comme d'autres les trophées. En 2015, sa fanfare déglinguée Zongo Brigade, fait plier les grands festivals internationaux avec sa fusion fiévreuse.Trois ans plus tard, Onipa branche l'Afrique sur le courant électro mondial.

    Ce qui frappe chez lui ce sont ses collaborations innombrables avec de grands noms de la musique des cinq continents aux esthétiques opposées: Anthony Joseph, David Walters, Jembaa Groove, Nubiyan Twist, ou encore La Yegros. Il à même été embarqué dans l’aventure du dernier album d'Africa Express, célèbre collectif altermondialiste fondé par la pop star britannique, Damon Albarn

    Highlife et afrobeat

    K.O.G. vole désormais en solo. Trois albums en cinq ans dont le dernier s’intitule, Don't Take My Soul. Ghanéen de naissance, Anglais d’adoption, il est retourné aux fondamentaux de sa jeunesse : le highlife et l’afrobeat. Le trublion y a mélangé ses amis d’Afrique, Pat Thomas en tête, vieux prophète du highlife et ses complices de l’exil londonien. Onze titres sans folie mais un groove convivial en version décaféinée. Le tout, symbolisé par sa philosophie bienveillante : la musique, ça se partage.

    Ses textes regardent loin devant, visent l’avenir de l’Afrique. Afro-futuriste, politique, militant, son ancrage dans l’héritage culturel de son pays, reste son obsession. Don’t Take My Soul en est l’exemple parfait.

    Peu importe le genre musical, il arrive toujours avec le Ghana sous le bras. Rock, rap, jazz, soul, tout finit par sonner africain entre ses mains.

    Le monde l'attend. Lui avance déjà avec une tournée. Prochaine escale le 1ᵉʳ mai 2026 en Suisse. K.O.G. ne s'arrête jamais et l’Afrique le suit partout..

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    7 分
  • Noor, amoureuse écorchée vive dans son premier album, «1900 jours»
    2026/04/22

    Déjà remarquée pour son EP Les histoires tristes me collent au corps, sorti en 2024, la chanteuse Noor a dévoilé le 17 avril son premier album, 1900 jours alors qu'elle se produisait sur la scène du Printemps de Bourges. Un disque minimaliste, essentiellement porté par la voix de la jeune femme, son piano, et ses synthétiseurs, pour faire plus de place à l'histoire d'amour impossible que raconte le disque.

    Dans la vraie vie, elle est douce, a le sourire facile, et semble un peu dans sa bulle. Normal : Noor sort de scène, le jour même où elle a dévoilé son premier album, 1900 jours. « C'est vrai que c'est une journée un peu chargée », sourit-elle. Chargée en émotions surtout, tout comme son disque, où se côtoient toutes les formes d'amour malheureux : impossible, toxique, à sens unique, le désamour aussi... ils sont tous là, sauf un, celui qui se passe bien. « Dans cet album, j'ai voulu raconter cette histoire d'amour impossible que j'ai vécue, explique la jeune femme. Et je voulais la délimiter dans le temps, qu'on ne puisse pas interpréter librement. Ça a duré 1900 jours »c'est-à-dire, pour les profanes, 5 ans.

    Une thématique récurrente

    Ce n'est pas la première fois que Noor explore ce sujet. Mais cette fois, le format d'un album donne un écrin à son histoire, la possibilité d'en lire toutes les pages avant de passer à la suivante. « J'ai vu cet album comme un livre, ou un film, un format avec un synopsis où il faut que l'histoire soit respectée. » Alors, parler d'autres sujets... « J'y ai pensé... mais je me suis dit, "non, cet album portera cet amour impossible." » Sans pour autant fermer la porte pour la suite : « Je parlerai surement d'autres sujets dans le futur - parce que je ne suis pas que ça, la fille triste en amour. »

    Une instrumentation minimaliste

    Pour construire son album, Noor n'a gardé que les outils essentiels : sa voix, toujours sur le point de se briser, surtout lorsqu'elle s'adresse à son ancien amant ; son piano – « c'est mon instrument préféré au monde » – et ses synthétiseurs. « Ce que je veux avant tout, souligne-t-elle, c'est raconter des histoires. Donc, je pense qu'avoir un écrin assez minimaliste, cela sert mon propos. »

    Cela permet peut-être, aussi de transporter l'émotion avec plus de force. Et c'est le résultat d'un processus assez solitaire. « Mon processus de création commence toujours par une phase de solitude, pointe Noor. L'écriture, c'est ma thérapie. » Viennent ensuite la composition, l'enregistrement, la production... et c'est seulement dans ces phases ultérieures qu'apparaissent d'autres producteurs, d'autres musiciens, « quand j'ai besoin d'eux pour ajouter des éléments à l'album, » comme certains instruments à cordes que l'on retrouve sur 1900 jours. Comme si, désormais, la jeune femme avait voulu faire sien l'adage « Mieux vaut être seul que mal accompagné. »

    Noor 1900 jours (Fourteen Records), sortie le 17 avril 2026

    En concert à La Cigale (Paris) le 13 octobre 2026.

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