L'assurance vie fait l'objet d'une fiscalité à deux niveaux : d'une part l'imposition sur les gains lors d'un rachat ou au décès de l'assuré, d'autre part les prélèvements sociaux. L'intérêt majeur de ce type de placements repose sur la fiscalité avantageuse qui s'applique sur les gains générés, ainsi que sur l'exonération (totale ou partielle) des droits de succession pour les bénéficiaires au décès de l'assuré. Le régime fiscal de l'assurance vie dépend de la date de versement des primes (avant ou après le 27 septembre 2017) et de la durée de détention du contrat (plus ou moins 8 ans). Au-delà de 8 ans, les rachats bénéficient d'un abattement annuel sur les intérêts imposables de 4 600 € pour une personne seule et de 9 200 € pour un couple. Un placement en assurance vie ne bénéficie d'une exonération totale que dans des situations spécifiques concernant le souscripteur, son époux ou son partenaire de Pacs : licenciement, liquidation judiciaire, retraite anticipée, invalidité de 2e ou 3e catégorie. En revanche, les prélèvements sociaux s'appliquent dans la plupart des cas. Ces contributions sont destinées à financer les différents volets de la protection sociale (Sécurité sociale, caisses de retraite, RSA, caisses d'allocations familiales). Depuis janvier 2019, le taux de prélèvements sociaux sur les produits de l'épargne s'élève à 18,6 % (9,2 % de CSG, 0,5 % de CRDS et 7,5 % de prélèvement de solidarité). Ils concernent les revenus (intérêts, plus-values, participation aux bénéfices) perçus au moment d'un rachat total ou partiel, ou reversés au(x) bénéficiaire(s) au moment du décès de l'assuré.
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