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L’Afrique veut tirer le meilleur parti des avancées dans le domaine spatial

L’Afrique veut tirer le meilleur parti des avancées dans le domaine spatial

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Le sommet international de l’espace à Paris a été l’occasion pour les acteurs de se réunir. Les géants du secteur (Airbus, Thales, Amazon etc.) étaient présents. Mais pas question pour le continent africain de rester à l’écart. De fortes délégations africaines ont fait le déplacement. En jeu : beaucoup de réseaux et parfois des contrats. Un protocole d’accord a été par exemple signé entre la start up Leoblue et l’Agence sénégalaise d’études spatiales pour une solution d’alerte précoce. Cette solution doit apporter une réponse à des problématiques très concrètes : alerte aux pêcheurs en haute mer pour prévenir une tempête, gestion des foules pour la sécurité urbaine lors de grands événements, information sur une urgence sanitaire... Sous la coupole du Grand Palais, Yaya Silla se réjouit. Il est à la tête de Sah Analytics International – une entreprise ivoirienne qui propose des solutions autour de l'analyse des données spatiales. Pour lui, il n’y a pas de doute, il fallait être présent. « Vous voyez l'engouement qu'il y a autour. Cet engouement, ce n’est pas pour rien », lance-t-il enthousiaste. Il est important pour lui que des investissements soient réaliser pour permettre de faire des contrepoids aux géants comme Starlink en développant des produits dans le Sud et en Afrique. Dans le domaine, la Côte d’Ivoire, le Rwanda mais aussi le Sénégal ont engagé un développement important du secteur. Maram Kaire, le directeur général de l'Agence sénégalaise d'études spatiales, plaide pour une approche globale. « Nous sommes dans une dynamique à long terme et ça passe par plusieurs actions. D'abord, la mise en place des infrastructures. Il faut que les infrastructures existent et que les jeunes qui s'intéressent au secteur spatial puissent le faire dans leur propre pays. Deuxièmement, il faut que les jeunes puissent être formés au niveau national. Et il s'agit maintenant de programmes spatiaux : développer des satellites avec ces infrastructures, de pouvoir le faire sur place. Donc, c'est tout un ensemble », détaille-t-il. « Nous ne cherchons pas une action ponctuelle - lancer un satellite par exemple - nous cherchons à créer toute une nation spatiale », résume Maram Kaire. À lire aussiSommet de l'Espace: l'Afrique ne veut pas continuer à être distancée Rationnaliser les budgets, coordonner les intiatives Difficile pour des économies parfois contraintes. Pour le Dr Tidiane Ouattara, le président du conseil de l’Agence spatiale africaine, l’effort d’investissement devrait être réparti dans les différents ministères. « On pense qu'il faut prioriser l'espace à part et qu'il faut un budget à part. Je dis non. Il faut regarder cela de façon sectorielle et thématique », partage-t-il. « Si par exemple, la problématique de l'eau est une priorité pour un pays, ils vont trouver les moyens pour financer le secteur de l'eau. Mais le secteur de l'eau ne peut aller de l'avant qu'avec des données fiables, avec des infrastructures et des équipements fiables. C'est en cela que l'espace vient contribuer », poursuit-il rappelant les domaines d’application multiples (transport urbain, pollution marine, érosion côtière, agriculture etc). « L'espace n'est pas une fin en soi. L’espace est un moyen pour aider les décideurs à aller dans le bon sens dans leurs domaines respectifs. L'espace n'est pas une chose à part qu'il faut financer. Il faut le financer à l'intérieur des programmes de façon structurée », assure-t-il. Difficile pour des économies parfois contraintes. « Pour un pays qui n'a pas beaucoup de moyens, je pense que la chose importante, ce serait de de former des ingénieurs pour pouvoir traiter les images et datas qui sont gratuites et accessibles à tous, comme Copernicus », estiome Sekou Ouedraogo à la tête de l’African Aeronautics & Space Organisation. Pour le Dr Tidiane Ouattara, le président du conseil de l’Agence spatiale africaine, l’effort d’investissement devrait être réparti dans les différents ministères. « On pense qu'il faut prioriser l'espace à part et qu'il faut un budget à part. Je dis non. Il faut regarder cela de façon sectorielle et thématique », partage-t-il. « Si, par exemple, la problématique de l'eau est une priorité pour un pays, ils vont trouver les moyens pour financer le secteur de l'eau. Mais le secteur de l'eau ne peut aller de l'avant qu'avec des données fiables, avec des infrastructures et des équipements fiables. C'est en cela que l'espace vient contribuer », poursuit-il, rappelant les domaines d’application multiples (transport urbain, pollution marine, érosion côtière, agriculture, etc.). « L'espace n'est pas une fin en soi. L’espace est un moyen pour aider les décideurs à aller dans le bon sens dans leurs domaines respectifs. L'espace n'est pas une chose à part qu'il faut financer. Il faut le financer à ...
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