『John Akii-Bua : la victoire et l'exil, le sacré et le banni』のカバーアート

John Akii-Bua : la victoire et l'exil, le sacré et le banni

John Akii-Bua : la victoire et l'exil, le sacré et le banni

無料で聴く

ポッドキャストの詳細を見る
En 1972, il triomphe à Munich et devient l'héros d'une nation. Quelques années plus tard, John Akii-Bua fuit en exil pour échapper au régime d'Idi Amin, le dictateur ougandais. Son histoire est celle d'un champion que la politique a rattrapé, et qui a choisi sa liberté plutôt que sa gloire. JO de Munich, le 2 septembre 1972, la finale du 400 mètres haies, les regards se tournent vers les favoris. Presque personne ne prête attention au couloir numéro 1. C’est là que se tient John Akii-Bua. En quelques secondes, il va bouleverser l’ordre établi. ► À voir aussi : 1972, tragédie aux JO de Munich Né en 1949 dans la région du Lango en Ouganda, alors sous protectorat britannique, John Akii-Bua grandit dans une famille nombreuse, au sein d’un environnement rural. Adolescent, il quitte son village pour Kampala. Il enchaîne les petits emplois, jusqu’à ce qu’un concours de circonstances l’amène vers la police. C’est là que son potentiel est repéré. Sa trajectoire change réellement lorsqu’il rencontre Malcolm Arnold, un entraîneur britannique venu moderniser l’athlétisme ougandais. À la fin des années 1960, alors que le pays bascule dans l’instabilité politique, Akii-Bua progresse rapidement. En 1971, il figure déjà parmi les meilleurs mondiaux, sans pour autant être considéré comme favori. Le soir de la finale olympique, il franchit la ligne en 47 secondes et 82 centièmes. Record du monde. Son nom entre dans l’histoire. Son geste aussi : il improvise ce qui deviendra plus tard un rituel du sport mondial. ► À voir aussi : L'histoire de John Akii-Bua - Une tragédie africaine. De retour en Ouganda, il est célébré, puis récupéré par le régime d’Idi Amin Dada. Derrière les honneurs, le pays s’enfonce dans la violence. Akii-Bua devient à la fois symbole national et témoin impuissant des persécutions visant son propre peuple. À lire aussi : Ouganda: un documentaire sur la caricature et les caricaturistes sous le régime d’Amin Dada Quand le régime vacille à la fin des années 1970, dans un pays livré à la peur et aux règlements de comptes, John Akii-Bua organise en urgence la fuite de sa famille. L’ancien champion olympique laisse derrière lui ses repères, ses médailles, une part de sa vie et la sécurité fragile d’un camp de réfugiés, loin des stades, loin de la reconnaissance. Prolongez ci-dessous l’expérience avec des conseils de lecture, ainsi que les analyses et les éclairages exclusifs de l’historien Nicolas Bancel. Comprendre le contexte politique et géopolitique autour de John Akii-Bua Nicolas Bancel est historien, spécialisé dans l'histoire coloniale et postcoloniale, ainsi que dans l'histoire du sport et des mouvements de jeunesse, professeur à l'Université de Lausanne, vice-président du Groupe de recherche Achac. Les analyses de Nicolas Bancel : (Son 1) Idi Amin Dada était un dictateur imprévisible, sadique mais aussi enfantin, avec des excentricités publiques. Quel rôle jouait cette mise en scène personnelle dans sa stratégie de terreur ? (Son 2) Dans le conflit entre la Tanzanie et l’Ouganda en 1972, les motivations étaient uniquement ethniques. (Son 3) Cette guerre entre les voisins ougandais et tanzaniens, a-t-elle révélé des divisions au sein de l’Union africaine ? (Son 4) Le régime d’Amin Dada fait entre 150 000 et 300 000 morts en 8 ans, avec des assassinats de masse systématiques. Malgré cette terreur d’État documentée, Amin Dada a reçu un soutien initial de certains pays occidentaux et de l’URSS. Comment s’explique cette ambivalence de la communauté internationale face à un dictateur aussi brutal, et à quel moment exact le basculement vers l’isolement total s’est-il produit ? Conseils de lecture Programmation musicale Adieux, Fally Ipupa.
adbl_web_anon_alc_button_suppression_t1
まだレビューはありません