『Interpol signe un rock crépusculaire et dystopique avec «This Mirror Weighs a Ton»』のカバーアート

Interpol signe un rock crépusculaire et dystopique avec «This Mirror Weighs a Ton»

Interpol signe un rock crépusculaire et dystopique avec «This Mirror Weighs a Ton»

無料で聴く

ポッドキャストの詳細を見る

Figures incontournables du rock post-punk américain, les new-yorkais d'Interpol reviennent en cette fin d'été avec leur huitième album This Mirror Weighs a Ton (« Ce miroir pèse une tonne »). Un disque avec lequel les cinq musiciens restent fidèles à leur univers sombre et introspectif, tout en proposant quelques expérimentations musicales : pas une révolution, mais bien une évolution.

Ils se taisaient depuis quatre ans. Les new-yorkais d'Interpol viennent d'offrir, comme un cadeau de rentrée, leur huitième album This Mirror Weighs a Ton – un disque enregistré dans leur ville natale de New-York, pour la première fois depuis dix ans. Surtout, après The Other Side of Make-Believe, sorti en 2022 et enregistré à distance pendant la pandémie de coronavirus, les musiciens se sont cette fois retrouvés en chair et en os, pour donner corps à leur vision crépusculaire de la musique.

Interpol, fidèle à son univers

Près de trente ans après leur formation et un quart de siècle après leur premier disque, les new-yorkais sont restés fidèles à eux-mêmes. Costumes impeccables, cheveux gominés et l'air toujours tiré à quatre épingle, les musiciens proposent une nouvelle fois ce qu'ils savent faire de mieux : un rock aux sonorités post-punk, froid, presque clinique, et surtout introspectif. Le titre du disque lui même (« Ce miroir pèse une tonne ») est une invitation à la réflexion.

Mais plutôt qu'une profonde inspection de soi, le groupe propose de regarder en face l'état de nos sociétés. La couverture - un chandelier où les caméras de surveillance ont remplacé les lumières – donne le ton, sans ambigüité. De fait, au fil des titres, voilà l'auditeur catapulté dans l'univers de Brazil, le film culte de Terry Gilliam : un univers où les machines et la déshumanisation sont omniprésentes. Ainsi du dystopique « Iron City », où le chanteur Paul Banks s'imagine déambulant seul dans un New York où les intelligences artificielles ont pris le contrôle, au détriment de l'humain et de ses émotions.

L'art d'évoluer sans se transfigurer

Dire qu'en trois décennies Interpol n'a pas bougé d'un iota serait mentir. La composition du groupe elle-même a évolué : pour la première fois, le trio est devenu un quintet sur cet album. Interpol abrite désormais sous son aile le bassiste et le claviériste qui, depuis plusieurs années, accompagnaient la formation sur scène.

Surtout, le groupe s'est, pour ce disque, offert la collaboration du producteur Andrew Wyatt. Oscarisé pour la chanson « Shallow » dans A Star Is Born, producteur de la bande originale du film Barbie, collaborateur de Rosalia, Charli XCX ou encore Liam Gallagher : il est l'une des têtes de pont de la production actuelle. C'est donc sous son égide qu'Interpol s'est amusé à intégrer, sur ce disque, des instruments à corde et des vents. Le groupe s'est même risqué, avec « So Rides The Reindeer », à livrer son premier titre à la guitare acoustique : une réussite, le titre est l'un des plus beaux de l'album.

Pas une révolution donc mais au moins une évolution, qui ne semble pas surprendre le chanteur : « Rien de tout ça n'est soudain pour moi », susurre-t-il dans « Sudden ». Avant de s'interroger sur la suite, pour lui, pour le groupe, pour l'humanité : « l'avenir nous le dira, tous les chemins sont ouverts ». Au moins, en fermeture de l'album, l'espoir est-il permis.

Interpol, This Mirror Weighs a Ton (Partisan Records), sortie le 28 août 2026

adbl_web_anon_alc_button_suppression_t1
まだレビューはありません