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À la Une: la Russie manipule des migrants pour contrer l'Europe

À la Une: la Russie manipule des migrants pour contrer l'Europe

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« La Russie utilise des migrants comme armes contre l’Europe » : c’est le titre d’un article que publie le New York Times. Selon le quotidien américain, « cette stratégie s’inscrit dans la démarche plus vaste de la Russie visant à semer la discorde en Occident, même si elle est plus subtile que d’autres opérations récentes imputées au Kremlin ». Quelle est la situation exactement ? Selon les services de renseignement de Lettonie, « les services de renseignement russes et biélorusses facilitent un système complexe visant à faire transiter illégalement des migrants du Moyen-Orient et d’Afrique, par la frontière vers la Lettonie et d’autres pays de l’Otan et de l’Union européenne ». C’est ainsi, précise le New York Times, « que des milliers de migrants ont afflué cette année vers la Lettonie. Plus de 11 000 d’entre eux ont été refoulés, des chiffres inimaginables il y a encore quelques années dans ce pays balte de moins de deux millions d’habitants ». Concrètement, accusent des responsables lettons, « des réseaux criminels attirent des migrants en Russie et en Biélorussie via des vols commerciaux, puis les acheminent vers la frontière ». Il y a même des « vols charters », vers Moscou ou Minsk, la capitale de la Biélorussie, « les gouvernements russes et biélorusses assurant ensuite le transport des migrants vers les zones frontalières boisées avec la Lettonie, la Lituanie, la Pologne et d’autres pays ». Les autorités russes démentent, ce qui n’a pas empêché la Lettonie de mobiliser, à ses frontières, l’armée et la garde nationale. Candidats à l'exil La Russie, il en est aussi question dans la presse canadienne. « De plus en plus de Russes demandent des visas au Canada », nous explique Le Devoir, car « la perspective d’une mobilisation militaire et la dégradation du climat politique attisent les appels à l’exil ». Selon le journal québécois, « pour les six premiers mois de l’année, les demandes de permis d’étude, de travail et de visa temporaire déposées par des citoyens russes s’inscrivent sur une courbe ascendante par rapport à l’année dernière ». Ainsi, « à la moitié de l’année 2026, ces demandes avaient déjà atteint 63 % du volume traité en 2025. Soit au total « 10 625 dossiers, pour les deux premiers trimestres de 2026 ». Une augmentation sensible, même si le Canada n’est pas la destination prioritaire des candidats à l’exil, explique le Devoir. Les pays privilégiés sont ceux qui semblent plus faciles d’accès comme « l’Arménie, la Serbie, l’Argentine ou encore la Géorgie ». Selon Anastasia Burakova, fondatrice d’une ONG basée en Géorgie, « les rumeurs concernant une possible nouvelle mobilisation ont multiplié par huit les demandes de renseignements relatives à l’émigration ». « Preuves du mensonge » En France, le journal en ligne Mediapart renouvelle ses accusations d’antisémitisme à l’égard de Jordan Bardella, le président du Rassemblement national. « Écrits antisémites de Bardella : les preuves du mensonge », titre Mediapart, après les fortes dénégations du parti d’extrême droite, dont les responsables ont notamment parlé de « propos délirants » et de « faux grossiers ». Mediapart publie notamment des captures d’écran de messages sur Facebook, accuse Jordan Bardella « d’avoir menti à la France entière, en n’assumant pas la paternité de ses propres textes ». Libération, de son côté, juge que « face aux preuves de Mediapart, Bardella est acculé », alors que sa « stratégie de défense pâlit ». « En interne » au Rassemblement national, ajoute Libération, « certains se demandent s’il n’aurait pas mieux fallu reconnaître une erreur de jeunesse… » Ce n’est toutefois pas la voie choisie par Jordan Bardella qui a porté plainte pour diffamation, le parquet de Paris l’a confirmé hier jeudi. Une situation bien compliquée pour le Rassemblement national, à six mois de l’élection présidentielle, pour laquelle la candidate Marine Le Pen fait figure de favorite. Elle a vigoureusement défendu Jordan Bardella après les premières révélations de Mediapart. Mais Libération s’interroge : « Jusqu’où Marine Le Pen va-t-elle le soutenir ? »
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