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À la Une: la politique d’expulsion des États-Unis

À la Une: la politique d’expulsion des États-Unis

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Le Washington Post nous raconte l’histoire de ce jeune Iranien de 25 ans, Saleh Fard, converti au christianisme, qui a fui son pays il y a quelques années pour se réfugier aux États-Unis, pensant trouver une vie meilleure. Peine perdue, Saleh Fard vit aujourd’hui au Panama, pays qu’il ne connait pas et dont il ne parle pas la langue. « Je ne sais pas quoi faire. Je suis complètement perdu », affirme-t-il au journal. Il n’a ni permis de travail ni logement stable. Pourquoi ? Comment ? « Saleh Fard, explique le Washington Post, figure parmi les 299 migrants que les États-Unis ont expulsés vers le Panama quelques semaines seulement après l’investiture du président Donald Trump en janvier 2025. Comme Saleh Fard, aucun d’entre eux n’avait de lien préalable avec ce petit pays situé à l’extrémité sud de l’Amérique centrale. Ces expulsés sont devenus les sujets d’une nouvelle stratégie pour la politique d’immigration du second mandat de Trump, pointe le quotidien américain : dans le cadre d’accords négociés par le Département d’État au moyen d’incitations financières et de pressions politiques, plus de 25 000 personnes ont été expulsées des États-Unis et renvoyées non pas dans leur pays d’origine, mais vers des "pays tiers". » Une enquête menée par 24 médias internationaux, dont RFI C’est tout l’objet de l’enquête menée par un consortium de 24 médias internationaux, parmi eux, le Washington Post, mais aussi RFI. Une enquête coordonnée par Forbidden Stories. « Et dans le cadre de cette série d’articles, le Washington Post a enquêté sur la transformation du bureau du Département d’État chargé d’aider les réfugiés à s’installer aux États-Unis en Bureau de la remigration, qui conclut des accords avec des gouvernements étrangers pour accueillir ces personnes expulsées de pays tiers. Saleh Fard a été expulsé en vertu d’un de ces accords, conclu entre les États-Unis et le Panama, accord destiné à empêcher les migrants arrivés dans ce pays d’Amérique centrale de poursuivre leur route vers le nord. Cet accord a ensuite été étendu aux expulsions de migrants des États-Unis vers le Panama et est devenu une sorte de modèle pour les expulsions vers des pays tiers à travers le monde. » Au total, pointe le Washington Post, « les États-Unis ont promis au moins 410 millions de dollars pour expulser des migrants vers au moins 31 pays avec lesquels ces migrants n’ont aucun lien préalable ». Parmi ces pays, le Panama donc, mais aussi de nombreux pays africains, comme on peut lire dans l’enquête publiée sur le site de RFI. La crise du carburant… À la Une également : l’explosion des prix des carburants partout dans le monde en raison du conflit dans le golfe Persique. En France, « plombant », lance Libération : « C’est le sujet qui fait trembler au plus haut sommet de l’État. La flambée des prix du carburant a allumé la mèche de la colère sociale. Le gouvernement, toujours hanté par le spectre du mouvement des gilets jaunes de 2018, cherche comment la calmer. Deux réunions consacrées au sujet hier à Matignon, une conférence de presse pour annoncer de "nouvelles aides" ce mardi, une intervention télévisée d’Emmanuel Macron après-demain jeudi aux 20 heures de TF1 et de France 2… L’exécutif veut à tout prix donner l’impression d’agir face à des tarifs à la pompe qui ne cessent de voler de records en records. » Alors, « les moyens à disposition ?, s’interroge Libération. Les Français ont compris depuis un moment que la crise au Moyen-Orient ne se réglerait pas rue du Faubourg-Saint-Honoré. Emmanuel Macron est à New York avec l’intention de peser sans trop d’illusions. L’enjeu de son intervention télé jeudi est de préparer le pays "à court et moyen terme". Autrement dit à une crise qui dure ». Inquiétude aussi en Allemagne… « À partir du 1er octobre et jusqu’à la fin de l’année, nous apprend le Süddeutsche Zeitung, le gouvernement a décidé d’abaisser de 14 centimes par litre la taxe sur l’énergie appliquée au diesel et à l’essence. » Et puis en Espagne, nous dit El Pais, « les principales industries redoutent un hiver particulièrement difficile pour leurs usines en raison de la crise énergétique. Dix organisations patronales ont prévenu le gouvernement : si la flambée des prix de l’électricité, du gaz et des carburants se poursuit, alors certaines usines devront fermer… »
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