『Bab el-Mandeb: l’Iran toujours soutenu par son «axe de la résistance»』のカバーアート

Bab el-Mandeb: l’Iran toujours soutenu par son «axe de la résistance»

Bab el-Mandeb: l’Iran toujours soutenu par son «axe de la résistance»

無料で聴く

ポッドキャストの詳細を見る
Les rebelles houthis du Yémen, proches de l’Iran, ont désormais la main sur le détroit de Bab el-Mandeb, porte d’entrée de la mer Rouge. C’est un nouveau coup dur pour le commerce mondial après le blocage du détroit d’Ormuz, c’est une nouvelle épreuve pour l’Arabie saoudite, qui est ciblée par des attaques des Houthis, et c’est aussi l’illustration de la résilience du réseau d’alliances formé par la République islamique d’Iran. Les coups d’éclat militaires des Houthis du Yémen montrent que ce qu’on appelle « l’axe de la résistance » des alliés de Téhéran dans la région est toujours actif. Certes, le groupe rebelle a tiré des missiles et a commencé à perturber le trafic en mer Rouge dès octobre 2023, lorsque les alliés de l’Iran sont entrés dans le vaste conflit régional déclenché après les attaques du Hamas sur Israël, mais sans apparaître comme les acteurs de premier plan. De même, les Houthis n’ont pas été actifs immédiatement cette année en soutien à l’Iran, lorsque le pays a été attaqué par les États-Unis et Israël. Mais cette fois-ci, les voici en première ligne, avec le réveil d’un conflit qui semblait gelé au Yémen. À lire aussiLes détroits dans le monde: Bab el-Mandeb, sous la menace des Houthis Une guerre à dimension locale et une guerre régionale C’est une guerre à plusieurs étages, avec une dimension locale, celle du lancinant conflit interne au Yémen qui oppose les forces gouvernementales aux rebelles houthis, qui contrôlent de vastes territoires dont Sanaa, la capitale. Une guerre civile régionalisée puisque la puissante Arabie saoudite, voisine du Yémen, soutient les forces gouvernementales yéménites contre les rebelles houthis. La guerre menée par le royaume saoudien contre les Houthis de 2015 à 2022 s’est soldée par un désastre humanitaire sans solution militaire. Et ce conflit ne cesse de s’internationaliser puisqu’après avoir été attaqué par les États-Unis et Israël, la riposte de Téhéran se poursuit dans le détroit d’Ormuz et désormais dans le détroit de Bab el-Mandeb où ce sont les Houthis qui agissent. Des groupes paramilitaires composent l'« axe de la résistance » Ces derniers ne sont pas le seul groupe armé régional proche de l’Iran à agir en ce moment. Les milices irakiennes proches de Téhéran ont visé ces derniers jours l’oléoduc saoudien que le royaume utilisait pour contourner le blocage du détroit d’Ormuz. Résultat : l’Arabie saoudite et sa rente pétrolière prises en tenaille par des groupes paramilitaires (Houthis et milices chiites irakiennes) que l’on peut classer dans cet « axe de la résistance » qui a pourtant subi de lourds dégâts ces dernières années. En effet, la puissance militaire du Hezbollah libanais et celle du Hamas palestinien à Gaza n’ont plus rien à voir avec ce qu’elles étaient en octobre 2023. Cela ne veut pas dire que ces organisations sont éliminées, mais les attaques israéliennes assorties d’occupations de territoires les ont affaiblies. Et puis le régime de Bachar el-Assad en Syrie a chuté en 2024, privant l’Iran d’un état allié et aussi d’une base territoriale pour son réseau d’alliances. À lire aussiMoyen-Orient: l’Arabie saoudite ferme l’oléoduc Est-Ouest après une attaque de drones «en provenance d’Irak» L’Iran soutient un réseau de milices chiites irakiennes Comment l’Iran a-t-il pu surmonter ces revers ? L’exemple de l’Irak en donne un aperçu. Dans ce pays voisin avec lequel il entretient des relations étroites, l’Iran soutient un réseau de milices chiites irakiennes. Bagdad veut intégrer ces factions dans le giron du pouvoir, mais certaines de ces milices traînent des pieds. Et l’Iran continue d’investir dans ces groupes autonomes qui agissent en fonction de ses intérêts. Pas étonnant donc que les frappes venues d’Irak contre l’oléoduc saoudien la semaine dernière aient provoqué la colère du gouvernement irakien. Longtemps l’Iran a utilisé ses alliés régionaux pour ne pas avoir à se battre directement. Situation qui a radicalement changé ces dernières années puisque les missiles et drones iraniens ont maintes fois traversé le ciel du Moyen-Orient, s’abattant en territoire israélien ou sur des cibles stratégiques situées chez ses voisins, les monarchies du Golfe… Les deux guerres contre l’Iran en 2025 et 2026 ont montré que le réseau d’alliance de l’Iran ne suffisait plus à dissuader d’une attaque contre son territoire. Mais les groupes armés proches de la République islamique continuent à mener une efficace guerre asymétrique dont les conséquences sont planétaires. L’Arabie saoudite est dans la tourmente Visée par des groupes soutenus par l’Iran, l’Arabie saoudite est dans la tourmente. D’où ces questions lancinantes : quelle sera la réaction du royaume saoudien (au-delà des...
adbl_web_anon_alc_button_suppression_t1
まだレビューはありません