『Entreprendre avec très peu : comment Marvin Ndiaye et Karamo Sangaré ont changé de vie』のカバーアート

Entreprendre avec très peu : comment Marvin Ndiaye et Karamo Sangaré ont changé de vie

Entreprendre avec très peu : comment Marvin Ndiaye et Karamo Sangaré ont changé de vie

無料で聴く

ポッドキャストの詳細を見る
Ce sont deux trajectoires nées des épreuves, converties en réussites entrepreneuriales. Marvin Ndiaye a transformé la faillite familiale et la perte de son père en un groupe belge de restauration livrée pesant aujourd'hui dix millions d'euros de chiffre d'affaires. Karamo Sangaré, débarqué en France avec 600 euros en poche, a bâti autour du digital et du développement personnel une communauté de plus de 10 millions de personnes. Ils témoignent au micro d'Eco d'ici Eco d'ailleurs. Marvin Ndiaye : de la cuisine familiale à un groupe pesant 10 millions d'€ Fondateur de Fresheo (livraison de repas) et cofondateur d'Ultra (accompagnement de dirigeants), cet entrepreneur belge d'origine sénégalaise et indienne a transformé un deuil et une reconstruction personnelle en un groupe puissant et solide. En bref Né à Charleroi, de mère belgo-indienne et de père franco-sénégalaisDirigeant de Freshea, groupe de quatre sociétés livrant entre 60 000 et 420 000 repas par semaineChiffre d'affaires du groupe : plus de 10 millions d'eurosAuteur de Fauché à 18 ans, millionnaire à 23 (éditions Racine, 2024) Une enfance marquée par les faillites successives Les parents de Marvin Ndiaye tenaient un café avant de se tourner vers l'immobilier. Le commerce fonctionnait, mais la gestion administrative, elle, s'est révélée beaucoup plus compliquée. Selon lui, ses parents savaient vendre, mais butaient sur tout ce qui touchait à la paperasse et aux codes propres au métier d'entrepreneur — une complexité renforcée par le parcours administratif particulier de son père, né à Saint-Louis du Sénégal à l'époque coloniale. Le décès du père, déclencheur d'une bascule En 2015, le décès de son père change tout. Devenu l'aîné responsable auprès de quatre frères et d'une mère en situation de handicap moteur, il se retrouve dans l'obligation de prendre ses responsabilités. Au même moment, il entame une perte de poids spectaculaire — cinquante kilos en six mois, via le jeûne intermittent et le sport, méthode apprise gratuitement sur YouTube. Fresheo, né dans la cuisine de sa mère C'est cette expérience de transformation personnelle, documentée sur les réseaux sociaux, qui donne l'idée du projet : cuisiner sainement pour ses proches, puis pour un cercle plus large. Avec environ 1 500 euros — de quoi acheter les premières barquettes, créer un site internet et lancer les premières publicités Facebook — Fresheo démarre dans la cuisine familiale à Charleroi. Les premiers clients viennent de l'entourage, avant que les réseaux sociaux ne prennent le relais. Aujourd'hui, l'entreprise s'est structurée autour de quatre sociétés couvrant le scolaire, les établissements pour personnes âgées, le B2B classique, et la livraison à domicile aux particuliers en Wallonie et en Flandre. Marvin Ndiaye revendique une règle simple : 80 % des plats doivent être frais et cuisinés maison. 2023, l'année de la première vraie crise Après des années de croissance quasi continue, l'entreprise a dû, en 2023, licencier la moitié de sa masse salariale dans un contexte de marché difficile — un épisode qu'il décrit comme le choc le plus dur de son parcours, notamment parce qu'il dit avoir toujours entretenu des liens allant au-delà du cadre professionnel avec ses équipes. Cette crise l'a aussi poussé vers la croissance externe, en rachetant d'autres sociétés, une compétence qui l'amènera ensuite vers le métier de conseil. Rentabilité plutôt que levée de fonds Contrairement à un réflexe répandu chez les entrepreneurs, Marvin Ndiaye privilégie la rentabilité à la levée de fonds. Il estime que le niveau de maturité et de législation en Belgique et en France limite la capacité de nombreux entrepreneurs à vraiment tirer parti de capitaux levés, et défend l'idée qu'une société doit d'abord se construire sur des fondamentaux solides. Ultra : vendre, déléguer, valoriser Avec Ultra, structure de conseil aux dirigeants, il a identifié trois blocages récurrents chez les entrepreneurs : la difficulté à vendre, la difficulté à déléguer et faire confiance, et l'incapacité à considérer leur entreprise comme un actif à valoriser plutôt que comme un simple emploi qu'ils se seraient créé. « Beaucoup de gens ne comprennent pas leur métier, ne savent pas qu'ils doivent vendre au quotidien et ne savent pas qu'ils doivent faire confiance. » Réseaux sociaux, intelligence artificielle et diversité Fort de plusieurs centaines de milliers d'abonnés, il considère son audience comme un véritable actif économique, ayant permis selon lui la création de dizaines d'emplois. Sur l'intelligence artificielle, il y voit un outil de redistribution des compétences, tout en appelant à la vigilance sur la cybersécurité et la conformité. Interrogé sur les inégalités de traitement entre entrepreneurs blancs et non-blancs en Europe, il affirme que son ...
adbl_web_anon_alc_button_suppression_t1
まだレビューはありません