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Donald Trump, une bonne nouvelle pour Xi Jinping?

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Est-ce que le mandat de Donald Trump ne serait pas finalement une très bonne affaire pour la Chine ? Le Républicain, à la rhétorique particulièrement hostile envers Pékin durant la campagne, s’est progressivement adouci. Après s’être rendu lui-même en Chine, il a annoncé cette semaine la visite d'État de Xi Jinping aux États-Unis le 24 septembre. « Le plus grand piratage de données électorales de l’histoire, des journalistes achetés par Pékin »... La semaine dernière, le président américain attaquait ouvertement la Chine dans un discours télévisé pour justifier sa défaite électorale en 2020. La réponse de la diplomatie chinoise, rejetant les accusations et les qualifiant de « calomnie », est restée mesurée. Poursuite des discussions Preuve en est la rencontre ce mercredi entre le ministre des Affaires étrangères chinois, Wang Yi, et son homologue américain Marco Rubio. Les deux hommes, présents à Manille pour le sommet de l’Association des pays d’Asie du Sud-Est, ont avancé sur la visite d'État de Xi Jinping aux États-Unis, annoncée rapidement ensuite à la date du 24 septembre par le locataire de la Maison Blanche. Une visite qui peut surprendre au vu des relations particulièrement dégradées entre les deux pays lors du premier mandat de Donald Trump. La guerre commerciale et la rhétorique hostile du Républicain avaient engendré des réponses de même niveau de la part de Pékin, et des sanctions sévères. Exemple phare du grand écart dans les relations sino-américaines : Marco Rubio. Le secrétaire d'État, sous sanction chinoise pour ses critiques de la violente répression des mouvements pro-démocratie à Hong Kong, était interdit de territoire. Il faisait pourtant partie de la délégation américaine présente à Pékin en mai. À lire aussiUn mois après la visite de Trump à Pékin, la Chine sanctionne des entreprises américaines stratégiques Les autorités chinoises semblent être ouvertes à l’idée de discuter avec cette administration américaine. Cela rentre pleinement dans sa rhétorique de puissance d’équilibre, prête à parler à tout le monde, mais cela semble aussi épouser les intérêts d’un pays en position de force face à son grand rival, notamment grâce aux décisions du président américain. La Chine a réussi à absorber relativement bien le choc économique de la crise au Moyen-Orient, notamment grâce à ses investissements massifs pour diversifier ses sources d'énergies. Ses liens avec le médiateur pakistanais ont aussi permis de l'afficher en puissance d'équilibre, avec des visites de chefs d'État qui se sont succédé à Pékin ces derniers mois. Dans le même temps, les États-Unis sont englués dans le conflit iranien, et toujours incapables de parvenir à trouver une solution pérenne pour la guerre en Ukraine, leur économie est impactée par la hausse des cours du pétrole. Les alliés de Washington, eux, semblent en plein doute sur la capacité américaine à les protéger, de Riyad à Abou Dabi en passant par Séoul et surtout Taïwan. L’île, de fait indépendante, mais que Pékin veut récupérer, attend toujours ses livraisons d’armements à hauteur de 14 milliards de dollars. Washington a gelé cette vente, quelques jours après la visite de Donald Trump en Chine. Officiellement, afin de garantir que l'armée américaine ait assez d’armes pour sa guerre contre l'Iran, mais cela a aussi pour effet de ne pas froisser Xi Jinping. Mais l’effet reste le même pour Taipei, qui dépend uniquement des États-Unis pour ses importations de matériel de défense. Pékin s'enhardit sur tous les points stratégiques de la région Cette semaine, que cela soit à Taïwan, aux Philippines et au Japon, la Chine a montré les dents sur tous les points chauds de la région. Au lendemain de la rencontre avec Marco Rubio, l’Armée populaire de libération a lancé ce jeudi deux jours d’exercices de tir réel dans le détroit de Taïwan. L’arsenal chinois s’est déployé dans le détroit, proche de ses côtes certes, mais accentuant très clairement la pression sur l’île. En mer de Chine méridionale, où les Philippines et la Chine revendiquent la souveraineté de plusieurs atolls, un nouvel accrochage a eu lieu entre des pêcheurs philippins et des garde-côtes chinois ce lundi. Cela a donné lieu à un échange diplomatique musclé entre Pékin et Manille en marge du sommet de l'Asean : Wang Yi a menacé son voisin philippin de « graves conséquences » si ces incidents se reproduisent. À nouveau, jeudi 23 juillet, les garde-côtes chinois ont assuré avoir repoussé des navires philippins, à l’aide de canons à eau. Enfin, dimanche dernier, Pékin a conduit avec la Russie des exercices militaires à l’intérieur de la zone économique exclusive japonaise. Trois alliés des États-Unis, ...
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