De la création de Weezevent au rachat d'un club de foot pro | Pierre-Henri Deballon
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Pierre-Henri Deballon a co-fondé Weezevent en 2008 : la billetterie et les bracelets de paiement sans contact utilisés par le Hellfest, les Vieilles Charrues, le salon de l'agriculture ou le Grand Prix de Formule 1 du Mexique. Aujourd'hui, la société est implantée dans 10 pays et vend dans une quarantaine. En 2015, Vente-Privée entre au capital avec 60 %. Cinq ans plus tard, en plein Covid, il rachète leurs parts et reprend le contrôle. Depuis, c'est lui qui achète : concurrents belge, néerlandais, anglais, français, avec l'ambition de construire le leader européen des technologies événementielles. Et, en parallèle, le club de foot de sa ville natale.
👉 70 000 organisateurs d'événements sur la plateforme chaque année
👉 Vente-Privée entre avec 60 % du capital — chiffre d'affaires multiplié par 10 pendant la période
👉 Rachat de leurs parts en plein Covid, financé par un unitrancheur à 8 % quand les banques refusaient
👉 Playpass : 1M€ de pertes à la reprise, 1,5M€ de résultat un an plus tard
👉 Le club de Dijon repris avec 18M€ de dettes et 8M€ de pertes annuelles
Il revient sur :
→ les quatre acquéreurs qui l'ont approché en 2013-2014, et pourquoi il a dit non à chacun
→ le syndrome « Belles Demeures » : le moment exact où un vendeur a déjà vendu sans le savoir
→ pourquoi il a choisi Vente-Privée, et ce qui s'est cassé cinq ans plus tard
→ comment le refus des banques est devenu son argument pour faire baisser le prix
→ le rachat qu'il a fait sans prévenir son actionnaire majoritaire, et d'où vient la moitié de son chiffre d'affaires actuel
→ pourquoi il n'a jamais refusé un café à un concurrent
→ ce qu'il impose et ce qu'il ne touche jamais dans les boîtes qu'il rachète
→ les stock-options qu'il a redistribuées à ses salariés
→ pourquoi il conseille de reprendre plutôt que de créer
→ la reprise du club de Dijon
🎯 À RETENIR
→ « Quand tu commences à te projeter sur ce que tu ferais de l'argent, tu as déjà vendu. »
→ Un concurrent est d'abord un partenaire potentiel : la relation se construit des années avant l'opération.
→ Recruter un country manager pour ouvrir un pays échoue presque toujours. Racheter une société sur place fonctionne.
→ Le pire qu'on puisse faire à un chef d'entreprise racheté, c'est le traiter comme un simple salarié.
→ « Est-ce qu'il y a mort d'homme ? » — la question qui débloque les décisions à risque.
→ Reprendre une entreprise, c'est entreprendre — avec des années d'avance sur la création.
📌 CHAPITRES
00:00 Intro
01:47 Weezevent aujourd'hui : 10 pays, 70 000 organisateurs
02:52 Une techno self-service et 30 personnes sur le terrain au Hellfest
05:31 « Est-ce que votre maison est à vendre ? » — les premières approches
07:25 Eventbrite, France Billets, Lagardère : pourquoi aucun n'aboutit
10:11 Le syndrome « Belles Demeures » et la psychologie du vendeur
12:58 Pourquoi Vente-Privée plutôt qu'un concurrent
15:10 Le deal : 60 / 40, aucun scénario de sortie
17:20 Cinq ans de liberté totale — et le sentiment d'avoir un patron
19:38 Dividendes refusés deux fois : le blocage
21:40 Le Covid, le chiffre d'affaires à zéro, la décision de racheter
23:42 Rentables quand les concurrents ne l'étaient pas
25:47 Playpass : le partenariat refusé par honnêteté
27:41 Pourquoi il n'a jamais refusé un café à un concurrent
29:32 Le rachat fait dans le dos de Vente-Privée
31:47 L'offre à un multiple de 8, restée sans réponse
32:09 Les banques disent non : l'unitrancheur à 8 %
35:14 Renverser la table deux fo...
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