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Chronique transports

Chronique transports

著者: RFI
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概要

L’histoire nous le dira mais, sans la pandémie de coronavirus, aurait-on réalisé l’importance du transport international ? L’absence de déplacements et l’essor du commerce sur internet ne nous auront jamais autant concernés. Aujourd’hui, nos paquets sont déposés devant notre porte. Avant cette maladie mondiale, qui aurait prédit une telle remise en cause des géographies et monopoles industriels ? Nerf de la guerre, qu’il soit en mer, dans le ciel, le cosmos, sur la route ou les chemins de fer, le transport – de personnes et de marchandises – est un secteur d’une richesse incroyable où l’on rencontre des acteurs passionnés. Venez les découvrir en écoutant la Chronique transports de Marina Mielczarek.

France Médias Monde
経済学
エピソード
  • Attaques informatiques: les nouveaux risques du transport pour les assureurs
    2026/02/06
    C'est un record qui dure ! Pour la 5ᵉ année consécutive, les attaques informatiques occupent le haut du podium des risques du transport. L'assureur international Allianz publie son nouveau rapport annuel. Le traumatisme du Covid-19 est oublié puisque l'interruption brutale d'activité disparait du tableau. En revanche, le piratage informatique reste la bête noire des transporteurs. Il est suivi de deux nouveautés, le changement et l'excès de réglementations. Dans le rapport du groupe Allianz, la météo est déclassée ! C’est une première dans l’histoire du transport marchand. Le sabotage informatique en tête Aujourd’hui, les tempêtes les plus redoutées sur les mers sont invisibles et attaquent de l’intérieur. Les risques informatiques encore nommés risques cyber préoccupent tous les secteurs du transport : le routier, le ferroviaire, l'aérien et le maritime. À lire aussiTransport et cybercriminalité 90 % du transport de marchandises sur les mers Parce qu’il occupe toujours 90 % des transferts de matières premières et de marchandises, le transport par bateaux doit se protéger en tenant compte de la règle d’or : se protéger dès la naissance ! À savoir dès la construction des ports et des navires. C'est l'avis d'Hervé Deiss, économiste, fondateur du site Ports et Corridors : « Il y a trois siècles, les pirates de mer attaquaient les bateaux en mer en prenant l'assaut à bord. Aujourd'hui, ce sont des pirates informatiques qui sabotent à distance. Ils sont capables de prendre le contrôle des outils de navigation ou de surveillance du trafic à cause de failles et de faiblesses de protection informatiques des armateurs ou d'un acteur de la chaîne d'équipement. Mais il est impossible d'éviter l'informatique de nos jours. D'ailleurs, il existe une convention mondiale qui oblige les opérateurs de nouveaux ports à se protéger. Je pense aux exemples en Afrique de la Côte d'Ivoire ou du Gabon. Leur performance portuaire est en jeu. Ces connexions et protections augmentent la valeur et la fluidité du transport portuaire. » À lire aussiCyberattaques: le secteur du transport en ligne de mire Les règlementations, nouveauté du podium Le rapport du groupe Allianz fait état d’une nouveauté apparue l’an dernier. Là encore, elle concerne tous les secteurs du transport marchand : les taxes et les fluctuations de règlementations nationales et internationales. L'industrie automobile visée Pour Yann Bonnet, expert, ancien directeur général du Campus Cyber à Paris, les pirates s'intéressent à l’industrie automobile. Le nombre de sous-traitants dans la construction des nouveaux véhicules avec toujours plus d'ordinateurs et de technologie à bord rend la chaîne de construction et de livraison d’autant plus vulnérable : « Les équipementiers, les concessionnaires, les constructeurs et les concepteurs de matériels informatiques pour les voitures ou camions doivent se doter d'outils de protection informatique. Mais ils doivent aussi former tous les personnels à une veille informatique pour les rendre capables de maintenir de bons réflexes. Ils doivent pouvoir surveiller leurs outils et détecter de possibles dysfonctionnements. » À lire aussiLa cybersécurité des véhicules, une priorité pour les constructeurs Conflits économiques et armés Les assureurs estiment que l’actualité politique de 2025, marquée par le protectionnisme, les taxes douanières et les conflits régionaux, a perturbé près de 20 % du commerce mondial.
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  • Les conditions de transport d'animaux vivants à l'échelle mondiale en débat
    2026/01/30
    Chaque jour, des troupeaux entiers de vaches, de chèvres, de moutons et bien d'autres animaux vivants sont transportés sur les routes et les mers du monde. C'est une part méconnue du transport. Et malheureusement, celui-ci se fait parfois dans des conditions si déplorables que les animaux arrivent morts. C'est pour réfléchir à de nouvelles lois mondiales qu'un panel d'experts européens s'est rendu au Sénat à Paris. Pour les animaux, le transport de longues distances dure longtemps, huit heures minimum. Les pays européens ont une réglementation, sachant que le continent exporte en majorité des moutons, du bétail et des chèvres. La loi européenne demande que le transport par routes, lors des voyages d'animaux provenant de pays européens, s'effectue dans des camions équipés de ventilation, de système d'abreuvement ainsi que de litières. Manque de sanctions et de personnels vétérinaires Mais c'est surtout sur le marché de l'exportation d'animaux vivants sur de longues distances autour du monde, donc par les mers, que les problèmes de contrôle vétérinaire, de manque d'argent et de personnel sont répertoriés. L'Europe envoie des animaux dans le bassin méditerranéen vers les pays à forte demande. Les pays du Proche-Orient mais aussi Israël, pour des raisons économiques et religieuses, refusent les carcasses et les viandes congelées. Ils préconisent l'abattage vivant. C'est justement ce transport vers les pays musulmans que Paul Tourret, le directeur de l'Institut supérieur d'économie maritime (ISEMAR), a présenté à Paris. « Si rien n'est décidé », lui serait favorable à des sanctions plus dures : « Dans cette région du monde, le transport n'est pas aussi exigeant que le transport européen. Même si, je le souligne, en Europe, il y a beaucoup de progrès à faire pour multiplier les inspections vétérinaires. Dans le bassin méditerranéen, les navires sont vieux, sous-équipés, avec des équipages parfois peu formés au transport animalier. Cela fait courir beaucoup de risques de naufrages. Parce qu'il est peu rentable, ce transport est négligé. Il faut absolument que des progrès soient faits en matière de sanctions. Quitte à interdire les filières d'exportation. Aujourd'hui il y a de vrais scandales sanitaires en mer. » À lire aussiInterdiction des exportations de bétail par bateau, la Nouvelle-Zélande soigne son image L'Organisation maritime internationale égratignée pour son manque d'actions Il manque une volonté politique à l'échelle mondiale. L'Organisation maritime internationale (OMI), qui rassemble les puissances politiques maritimes, est notamment critiquée pour son manque d'actions. Les pays se régulent eux-mêmes. Donc, depuis deux ans, les grands exportateurs de moutons comme la Nouvelle-Zélande ou l'Australie tentent eux-mêmes de freiner le transport d'espèces vivantes. Malheureusement, comme l'explique Ghislain Zuccolo, le directeur de l'organisation mondiale et non gouvernementale Welfarm, en faveur de la cause animale, les pays d'Amérique latine continuent leurs exportations, voire même les reprennent. C'était le cas de l'Argentine qui, en 2025, a levé son interdiction d'exportations vivantes par la mer. « Welfarm demande à développer un commerce de carcasses et de viande congelée. Nous demandons également la présence obligatoire d'un vétérinaire à bord. Parce que vous imaginez bien qu'en cas de maladie ou d'accident, il est impossible de faire venir un vétérinaire en pleine mer. À bord, les animaux transportés dans des bateaux trop âgés et non équipés d'espaces et sans ventilation contre les grosses chaleurs sont traumatisés. Durant les tempêtes, beaucoup meurent avant l'arrivée au port de destination », développe Ghislain Zuccolo. En attendant l'obtention de lois punitives et mondiales, certains, comme les Australiens, promettent d'interdire d'exporter leurs moutons vivants à partir de 2028. À lire aussiTransport d'animaux: Welfarm s'inquiète du manque d'ambition de certains pays de l'UE
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  • La Chine poursuit sa tournée en Afrique, centrée sur l'infrastructure et les partenariats stratégiques
    2026/01/23

    Chaque janvier, le ministre chinois des Affaires étrangères fait une tournée sur tout le continent Africain, le transport figurant toujours parmi les grandes priorités. Cette année 2026, quatre pays ont reçu la visite chinoise : la Tanzanie, la Somalie, le Lesotho et l'Éthiopie, quatre pays du sud-est du continent. Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a insisté sur deux priorités : la Chine sera un partenaire à zéro taxe douanière et le continent africain fera partie du futur chinois, notamment dans le grand projet chinois des Nouvelles routes de la soie autour du monde.

    À lire aussiLe chef de la diplomatie chinoise lance sa tournée annuelle en Afrique pour renforcer les liens

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