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Antonio Tajani : «L’Italie n’est pas du tout impliquée dans la guerre en Iran»

Antonio Tajani : «L’Italie n’est pas du tout impliquée dans la guerre en Iran»

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Cette semaine, Caroline de Camaret reçoit Antonio Tajani, ministre des Affaires étrangères italien, et vice-président du gouvernement Meloni, une coalition tripartite allant de son parti, Forza Italia, à la droite radicale (Frères d’Italie, La Ligue). Il fait un tour d’horizon de l’actualité internationale vue de l’Italie meloniste, et revient sur les réformes migratoires et institutionnelles controversées. « Poutine n’a pas gagné en 4 ans la guerre contre la petite Ukraine » En avril 2026, après le retrait du veto hongrois, le prêt de l'Union européenne à l'Ukraine de 90 milliards d'euros a été finalement débloqué. Le chef de la diplomatie italienne affirme le soutien italien à l'Ukraine : « On va aider de toutes les façons l'Ukraine, parce que je pense qu'il faut gagner la guerre avec la Russie. Poutine n’a pas gagné la guerre en 4 ans contre la petite Ukraine », relève-t-il. Tajani souligne que « l'Italie n'est pas en guerre avec la Russie » et « qu'après la guerre, on parlera avec la Russie ». Il précise que dans le cadre de la paix, « il faudra que l'Europe décide de lever ses sanctions [contre la Russie] ». Et donc qu’elle soit protagoniste et à la table des négociations de paix. Pour le secrétaire du parti Forza Italia, « il y a une position officielle du gouvernement italien, et elle est en faveur de l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne ». Bien sur, il faudra « résoudre les problèmes de corruption (…) Et puis il faudra aller de l'avant d’abord en intégrant les Balkans (Monténégro et Albanie) et après avec l'Ukraine ». « Nous ne sommes pas impliqués dans la guerre en Iran » En juin, Donald Trump avait affirmé que Giorgia Meloni l’avait « supplié » de poser avec lui pour une photo du G7. La dirigeante italienne avait démenti sèchement. Tajani assure que l'Italie est « alliée des États-Unis depuis longtemps (…) Il faut toujours réfléchir sur la politesse ». Sur la guerre en Iran, « nous ne sommes pas impliqués dans cette guerre », répond-il alors que le secrétaire général de l’OTAN a parlé de 500 avions au départ des bases militaires américaines en Italie, propos qu’il qualifie de « grande faute, pas la vérité », réduisant ces vols à des étapes techniques, « jamais pour aller bombarder l’Iran ». Alors que l’Italie s’est vu reprocher par Trump sa contribution trop faible à l’OTAN, le vice-président du gouvernement se défend : « On ne peut pas dire que l'Italie n'utilise pas son armée dans le monde pour défendre l'Occident ». Il insiste sur la nécessité de bonnes relations économiques : « Nous avons besoin des États-Unis, mais aussi les États-Unis ont besoin de l'Italie et de l'Europe ». À lire aussiSommet de l'Otan: malgré les critiques de Trump, les alliés réaffirment leur clause d'assistance mutuelle Au sommet bilatéral France-Italie du 25 juin 2026, les deux pays ont notamment discuté de la mise en œuvre d'une coalition multinationale au Liban à la fin du mandat de la FINUL, la Force intérimaire des Nations Unies au Liban : « l'Italie, comme la France, sont des amis du Liban et prêts à faire tout ce qu'il faut ». À écouter aussiTrump réitère ses propos caustiques contre Meloni et attise la brouille entre l'Italie et les États-Unis « Nous voulons la migration régulière » Le gouvernement Meloni a incité l'Union européenne à adopter une « directive retour » pour renvoyer les migrants dans un pays tiers hors de l'UE, indépendamment de leur pays d’origine. L'Italie a signé des accords par le passé avec la Libye, pays qui a été accusé de violations des droits de l'homme et de tortures sur migrants. Alors que son gouvernement a procédé à une régularisation massive de 500.000 personnes, le vice-président se défend de toute contradiction : « nous ne sommes pas contre les immigrés, nous voulons la migration régulière, c’est-à-dire choisie pour l'éducation et le travail ». Il décrit cette mesure comme « une bonne façon de se battre contre ceux qui utilisent les problèmes des Africains ou d'autres, ceux qui viennent d'autres pays pour gagner, mais en faisant des dommages en l'Italie et en l'Europe. » Son gouvernement Meloni est-il affaibli ? En mars 2026, il a proposé par référendum une grande réforme de séparation des carrières entre juges et procureurs. Une réforme perçue comme une censure de la magistrature par 54% des Italiens qui l’ont rejetée… bien que « 13 millions d'Italiens ont voté en faveur de la réforme », se console-t-il. Prochaine étape : la loi électorale, qu’Antonio Tajani entend changer « avec des lois » et pas à travers des « réformes constitutionnelles ». Le vice-président du Conseil des ministres estime que « la stabilité est cruciale pour un pays industriel » et fait l'éloge de son gouvernement Meloni tripartite : « les ...
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