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Afrique économie

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著者: RFI
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日次 経済学
エピソード
  • La Tunisie se rêve en pont économique entre pays arabes et Afrique
    2026/06/30

    Le Forum tunisien de l'investissement la semaine dernière à Tunis a démontré la volonté du pays d'être un pont entre l'Europe et l'Afrique. Le pays cherche aussi à être un hub commercial entre les pays arabes et l'Afrique, pour répondre aux enjeux de sécurité alimentaire.

    De notre correspondante à Tunis,

    Depuis la pandémie, la question de la sécurité alimentaire est devenue un vrai défi pour les pays arabes qui dépendent à près de 50 % des importations. Beaucoup veulent renforcer leurs liens vers l'Afrique pour faire de l'import-export ou développer des projets agricoles.

    Lassad Ben Hassine, représentant de l'Organisation des Nations unies pour le développement industriel en Tunisie, explique l'importance de rapprocher les industries agroalimentaires des pays arabes et de l'Afrique subsaharienne. « Les pays arabes comptent environ 467 millions d'habitants, tandis que les déficits alimentaires arabes s'élèvent à 47,7 milliards de dollars selon le rapport économique du Fonds monétaire arabe de l'année 2024. Donc, ces enjeux font du développement des systèmes alimentaires, des industries de transformation une priorité stratégique pour assurer le développement économique et renforcer la résilience. Le monde arabe et l'Afrique dispensent de ressources agricoles et alimentaires considérables, mais une part importante de la valeur ajoutée demeure encore insuffisamment exploitée. »

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    Des industriels saoudiens en quête d’opportunités sur le marché africain

    Le pays se positionne plus largement comme un hub pour faciliter les échanges entre pays arabes et africains. Rabi Brik, directeur marketing du groupe saoudien agroalimentaire Zamil, fait partie des représentants arabes venus récemment rencontrer d'autres opérateurs commerciaux à Tunis : « Nous ne sommes pas encore en Afrique. C'est notre première visite à Tunis pour prospecter le marché africain. Les gens aiment l'Arabie saoudite à cause de la Mecque et de Médine sur le plan religieux, ce qui est très important pour tous les Arabes qui vivent en Afrique. Donc cela peut jouer en notre faveur pour promouvoir le concept d'un produit halal qui vient de l'Arabie saoudite ».

    Zoleka Dikana est la créatrice de la ferme Aruzabiz en Afrique du Sud. « Je pense que c'est important pour l'Afrique du Sud et tous les pays africains de traiter les uns avec les autres sur le plan commercial, car cela va aussi renforcer nos monnaies locales. Si nos propres pays peuvent se connaître, commercer et travailler ensemble, alors peut-être que la plupart des problèmes que nous avons en tant que pays seront résolus. »

    Lors de sa visite en Tunisie, elle s'est vu proposer d'exporter ses produits au Bahreïn, tandis que Rabi Brik, du groupe saoudien Zamil, a décroché une promesse de contrat avec un client libyen.

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  • Au Nigéria, Lagos mise sur les ferries électriques pour traverser la lagune
    2026/07/01

    La Banque européenne d’investissement soutient le lancement d’un réseau de ferries électriques sur la lagune de Lagos. Objectif : des trajets plus rapides, moins polluants et mieux intégrés aux autres transports.

    De notre correspondante à Lagos

    D’ici 2028, c’est en ferries électriques que les habitants de la mégalopole de Lagos pourront traverser la lagune grâce à 75 nouvelles embarcations prévues par le projet Omi Eko (« les eaux de Lagos » en yoruba). Cette démarche s’inscrit dans la stratégie Global Gateway de l’Union européenne, pensée pour soutenir des transports verts sur le continent africain.

    C'est une aubaine pour la mégalopole nigériane, selon Ambroise Fayolle, vice‑président de la Banque européenne d’investissement, en visite à Lagos : « Ce qu’on voit ici à Lagos, c'est qu'il y a un élément qui manque très fortement. C'est de moderniser toute la flotte de bateaux. On va créer de nouvelles routes dans la lagune, pour pouvoir emmener un certain nombre d’habitants de Lagos pour avoir justement cette capacité à bénéficier de conditions meilleures, meilleures pour l’environnement, meilleures pour l’efficacité économique de l'activité de Lagos. »

    Des trajets quotidiens plus courts pour des milliers de Lagosiens

    Relier le quartier d’Ikoyi, sur la presqu'île, à la commune d’Ikorodu, sur la partie continentale de la ville, prend aujourd’hui jusqu’à deux heures par la route aux heures de pointe. Sur l’eau, le trajet dure un peu plus de 30 minutes, mais sur des embarcations de faible capacité et vieillissantes.

    C’est le quotidien de nombreux Lagosiens, comme en témoigne Oyeyemi : « Je travaille sur les îles comme ingénieur et je viens ici tous les jours, d’Ikorodu jusqu’aux îles. Ça fait gagner du temps pour se déplacer, mais ce serait mieux si on pouvait avoir plus de bateaux, pour réduire les longues files d’attente. Les gens habitent très loin à cause du prix des loyers sur les îles, mais doivent supporter le prix des transports. »

    Ces nouveaux bateaux, capables d’accueillir jusqu'à 440 passagers, remplaceront les actuels à moteur diesel. L’autorité locale des voies navigables promet ainsi une économie de 41 000 tonnes de CO2 chaque année.

    Mais l’ambition va plus loin : faire de Lagos un modèle de transport multimodal.

    Oluwadamilola Emmanuel, conseiller spécial du gouverneur de l’État de Lagos sur l’économie bleue, résume l'ambition : « Comme dans toutes les grandes villes, il y a des embouteillages, mais ce que nous faisons c’est donner aux gens des options de modes de transport. Ce qui signifie connecter le transport routier au transport fluvial, et là où c’est possible, au transport ferroviaire. »

    Ce projet, encore inédit en Afrique, a vocation à être répliqué sur le reste du continent.

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  • La RDC mise sur ses jeunes pour créer 150 000 entreprises par an
    2026/07/02

    Dans la ville de Kalemie, à l’est de la RDC, de plus en plus de jeunes entrepreneurs émergent avec des projets innovants. Malgré les défis liés à l’accès aux financements et au manque de capitaux, ces jeunes se lancent non seulement dans l’agriculture ou l’élevage, mais aussi dans le secteur industriel et celui de la mode. De son côté, l’Agence nationale de développement de l’entrepreneuriat congolais, Anadec, ambitionne la création en RDC de 150 000 entreprises par an.

    De notre envoyée spéciale de retour de Kalemie,

    Des feux de circulation innovants, c’est un nouveau produit lancé à Kalamie par Pontien Katumbwe, le directeur de l’entreprise Construction générale et plomberie, et ses 20 employés. Une innovation qui a un coût, explique-t-il : « Le projet, c’est le système de feu rouge que j’ai créé localement ici à Kalemie. Il fonctionne avec l’énergie solaire. Ça, c’est un prototype pour lequel j’ai dépensé 550 $. Mais pour un grand projet, par rond-point, le budget peut aller jusqu’à 150 000 $. »

    Alima Maganga est une jeune entrepreneure dans la mode. Il y a 5 ans, elle a créé Centya Mode, une maison de haute couture. Perle après perle, la jeune styliste transforme le tissu en une création unique. « En fait, ces perles, je les pose avec les mains. Mon ambition est d’aller plus loin car nous avons encore de sérieux problèmes. La plupart des futurs mariés sont obligés de passer la commande de leurs tenues, notamment en Turquie, parce qu’elles ne sont pas disponibles sur place, regrette-t-elle. Je voudrais capter tous ces clients, mais les moyens sont limités ».

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    1,3 milliard de dollars pour soutenir l’entrepreneuriat des jeunes

    Des ressources limitées, c’est le défi auquel fait également face Urbain Musema Mulembo, ingénieur chimiste. Directeur de l’Académie Mulembo, il a récemment mis sur le marché un produit innovant au profit des agriculteurs avec une production sur commande. « Nutrisole est un produit local et biologique. Ce n’est pas un fertilisant, je peux dire que c'est un médicament qui vient traiter le sol. Il apporte des nutriments et des minéraux au sol », présente-t-il. Il ne produit actuellement que sur commande faute de moyens. « Nous avons besoin d’équipements et d’un capital pour augmenter notre production », souligne-t-il.

    Pour faire face à ce défi de financement, l’Agence nationale de développement de l’entrepreneuriat congolais (Anadec) se charge de les accompagner non seulement dans la création d’entreprises, mais aussi pour avoir accès aux financements du gouvernement. « Quand un entrepreneur, qui a été coaché, suivi et encadré par l'Anadec, a son dossier, je rédige une lettre de transmission au Fogec, qui est le fonds de garantie de l'entrepreneuriat au Congo. Fogec regarde le dossier puis le gère avec l’entrepreneur », met en avant Godefroy Kizaba, le directeur général de l’Anadec.

    En février dernier, le gouvernement congolais a annoncé la mise en place d’un fonds de 1,3 milliard de dollars sur six ans pour soutenir notamment l’entreprenariat des jeunes.

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