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À la Une: un monde de moins en moins démocratique

À la Une: un monde de moins en moins démocratique

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Le Soir à Bruxelles a fait les comptes : « Une dizaine d’élections à venir dans le monde risquent de détricoter la démocratie. (…) De Tel-Aviv en octobre à Washington en novembre, en passant par Paris, Rome ou Madrid courant 2027, les prochaines élections risquent de perturber encore davantage l’équilibre mondial. L’extrême droite jouant à chaque fois un rôle décisif ». Le Soir s’appuie sur deux rapports qui « donnent le ton » : les rapports de l’institut suédois V-Dem et de la Freedom House, deux instituts de recherche indépendants. Deux rapports qui constatent qu’à la fin de l’année dernière, « le nombre d’autocraties était en augmentation tandis que les régimes démocratiques s’effritaient. "La menace pour la démocratie s’est transformée", explique la géopolitologue et prospectiviste Virginie Raisson-Victor. "La tenue d’élections libres ne suffit plus pour garantir la démocratie". Le danger vient maintenant des vainqueurs des urnes qui utilisent leur mandat non pas pour gouverner mais pour changer les règles du jeu à leur avantage ». De la démocratie libérale à la démocratie électorale… « Les États-Unis de Donald Trump empruntent déjà ce chemin, pointe le quotidien belge : selon V-Dem, l’Amérique est passée du statut de démocratie libérale à celui de démocratie électorale. Les élections de mi-mandat, prévues en novembre, seront un test pour mesurer la capacité du pays à rééquilibrer le pouvoir du président. Avec un impact sur l’ordre mondial actuel, où la primauté du droit est de plus en plus menacée. (…) Cette montée de dirigeants détricotant la démocratie via les urnes s’explique par plusieurs facteurs, précise encore Le Soir : la perte d’efficacité des institutions démocratiques, la crise de la représentation avec une population qui voit un décalage avec les élites, un bouleversement du débat lié à l'arrivée des réseaux sociaux et des algorithmes, un enchaînement de crises qui pousse à gouverner dans l’urgence et une crise de la promesse démocratique elle-même ». Six milliards de personnes vivent dans des autocraties… « La démocratie continue de reculer dans le monde entier », déplore également le Washington Post. « Si les soldats ne prennent plus d’assaut les palais présidentiels et n’imposent plus de régime militaire, les dirigeants autoritaires ont de plus en plus recours à des lois sécuritaires répressives et à des enquêtes fiscales pour harceler et emprisonner leurs opposants, fermer les médias indépendants et étouffer toute dissidence. Et bien trop souvent, les citoyens ne descendent pas dans la rue pour protester contre l'érosion de leurs libertés. L’autoritarisme se heurte à l'indifférence et provoque parfois même des applaudissements. (…) Les populistes autoritaires, de gauche comme de droite, ont su exploiter cette brèche. Les politiciens et partis traditionnels, la justice indépendante et les médias sont tous considérés comme faisant partie d’une même élite corrompue. Seul un homme fort peut balayer d’un revers de main les institutions bien ancrées qui, soi-disant, font obstacle au changement nécessaire – pourvu que quelques subtilités juridiques, comme les libertés individuelles, soient temporairement mises de côté ». Et le Washington Post de citer également l’institut suédois V-Dem, selon lequel, « 74 % de la population mondiale, soit environ 6 milliards de personnes, vivent aujourd’hui dans des autocraties, contre seulement 7 % dans des démocraties libérales De la déférence à la défiance… Reste que l’autocratie a ses limites… Témoin : les revers qui se multiplient pour Donald Trump… « En Amérique, comme ailleurs, la déférence envers Trump se transforme de plus en plus en défiance », constate le New York Times. « Le scénario était classique : le président Trump formulait des exigences. Face au refus de ses interlocuteurs, il intensifiait la pression en proférant des menaces de sanctions dévastatrices. Et l'autre camp capitulait ». Eh bien c’est terminé, pointe le quotidien américain. On l’a vu récemment avec « Mark Carney, le Premier ministre canadien, qui refuse de céder à l’ultimatum commercial de Trump, même au prix de droits de douane punitifs. L’ère de la capitulation qui a marqué le retour au pouvoir de Donald Trump semble toucher à sa fin. Les dirigeants mondiaux et les institutions nationales se montrent moins enclins à se soumettre à sa volonté ». Et le New York Times de citer pêle-mêle « les dirigeants européens qui ont refusé de se joindre à sa guerre contre l’Iran. Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, qui a catégoriquement rejeté son plan pour Gaza. Les États arabes du Golfe qui l’ont contraint à renoncer à son projet d’instaurer un péage maritime dans le détroit d’Ormuz ». Et ...
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