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À la Une: la mort de Kalev Mutond, la guerre de 20 milliards de dollars du nouveau gendarme Ted

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概要
Commençons avec Le Maximum. « Décès de Kalev Mutond à Paris, la fin de l’homme de l’ombre de Kabila », titre l’hebdomadaire. L’ancien administrateur général de l’Agence nationale de renseignements est mort le 5 octobre, à l’âge de 69 ans, dans un hôpital de la capitale française, où il séjournait depuis près d’un an pour des soins médicaux. Nommé en octobre 2011, Kalev Mutond l’homme que l’on surnommait le « super flic » a dirigé l’ANR jusqu’en 2019, huit ans de règne sans partage. Il ne rendait de comptes qu'à Joseph Kabila. Le Maximum rappelle les huit années durant lesquelles cet homme de confiance de l'ancien président exerçait un pouvoir considérable, sur fond d’accusations d’arrestations arbitraires, de détentions illégales, de tortures et d’enlèvements. Des accusations qui lui ont valu des sanctions américaines en 2016 et des mesures restrictives européennes en 2017. Le Maximum résume cette disparition par une formule : « Kalev Mutond a eu le pouvoir de faire trembler tout un pays, mais devant la mort, tous les dossiers de l’ANR, tous les réseaux, toutes les protections n’ont rien pu faire ». Sur le même sujet, Le Potentiel rapporte que le décès de l’ancien patron des renseignements a suscité de nombreux commentaires hostiles sur les réseaux sociaux. Le quotidien souligne que son nom reste associé aux tensions politiques de la période Kabila. Entre symbole d’un appareil sécuritaire accusé d’abus et responsable ayant occupé une fonction stratégique, Kalev Mutond laisse une image profondément controversée. Dialogue, l’Église catholique refuse un processus fermé Changement de registre avec Ouragan. « Dialogue, l’Église catholique refuse un processus fermé », titre le le trihebdomadaire. À Lubumbashi, le 3 octobre, le président de la Conférence épiscopale nationale du Congo, Mgr Fulgence Muteba, a rappelé aux émissaires de Félix Tshisekedi que les évêques restent disponibles pour contribuer à la recherche de la paix. Mais ils réclament un processus inclusif, crédible et assorti de garanties. Aux côtés de l’Église protestante, la Cenco défend son « Pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble en RDC et dans les Grands Lacs ». Pour les confessions religieuses, écrit Ouragan, le futur dialogue doit rassembler largement les forces vives et s’attaquer aux causes profondes de la crise congolaise. La RDC part à la conquête de son sous-sol Autre dossier, celui des ressources naturelles à lire dans le quotidien Le Journal. Le confrère parle d’une « révolution silencieuse qui vient de commencer » avec le lancement par le gouvernement cette semaine du Programme de cartographie géophysique aéroportée et géologique, destiné à améliorer la connaissance du sous-sol congolais. Pendant trente-six mois, huit aéronefs équipés de technologies de pointe doivent recueillir des données sur les richesses minières du pays. Les premières opérations concerneront notamment les provinces du Kongo-Central, le Kwango, le Kwilu, le Grand Kasaï et le Grand Katanga. Congo Nouveau, un autre trihebdomadaire commente : « La RDC ne se contente plus d’être un réservoir de matières premières. Elle devient un pays qui connaît, qui maîtrise et qui décide de l’avenir de ses ressources ». La guerre des 20 milliards de dollars Enfin, Africanews annonce « la guerre des 20 milliards de dollars » lancée par la nouvelle direction de l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé. Le tabloïd relaie l’alerte de Juan Ted Beleshayi Kasanda, directeur général de l’ARSP. Selon lui, la RDC perd chaque année près de vingt milliards de dollars dans ce secteur. Les contrôles ont notamment épinglé six entreprises jugées non éligibles chez Sicomines et 140 contrats chez Ivanhoe Mines. L’ARSP, poursuit cet autre trihebdomadaire, exige le respect de la loi réservant la sous-traitance aux entreprises majoritairement détenues par des Congolais. Son patron résume la règle pour les opérateurs étrangers dans le secteur de la sous-traitance : « C’est 49 % pour vous, 51 % pour les Congolais ». L’objectif affiché : « créer des millionnaires congolais ». Un résultat retardé selon lui, lit-on, par des fraudes au règlement et à travers certains congolais qui acceptent d’être utilisés comme des « prêtes noms ».
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