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À la Une: la bataille des gauches irréconciliables

À la Une: la bataille des gauches irréconciliables

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À huit mois de l’élection présidentielle en France, les grandes manœuvres ont débuté à gauche. Les principaux ténors « n’ont pas attendu la rentrée des classes pour relancer les hostilités, constate Le Monde. Dimanche, 10 000 militants "insoumis" se sont pressés à Châteauneuf-sur-Isère, dans la Drôme, pour écouter le discours de Jean-Luc Mélenchon, qui clôturait l’université d’été de La France insoumise. "La victoire est possible", a scandé le candidat à la présidentielle de 2027 devant une foule en liesse. Dimanche également, le coprésident de Place publique, Raphaël Glucksmann, a officialisé sa candidature au journal télévisé de TF1. Le scénario des gauches irréconciliables, cauchemar de la secrétaire nationale du parti Les Ecologistes Marine Tondelier, qui réunissait les siens à Grenoble pour son université d’été, paraît plus concret que jamais, constate Le Monde. Et ce n’est qu’un avant-goût de la bataille qui s’annonce. François Hollande, qui sort un livre le 3 septembre, compte bien entrer dans le jeu ». Mélenchon : plusieurs coups d’avance… Libération passe en revue les forces de gauche et leurs chefs… « Ce n’est pas le tout d’être candidat. Il faut un programme, des troupes, un engagement, s’exclame le quotidien de gauche. Et, de ce côté-là, Mélenchon l’emporte largement car il y travaille depuis plus longtemps et avec un socle de soutiens bien plus soudés. Glucksmann, lui, va partir en campagne avec un PS divisé et un François Hollande qui n’attend que sa chute pour foncer ; des Verts qui ne savent plus vers quel leader se tourner ; un programme en construction et un électorat qui attend de lui, vu l’état du pays, qu’il renverse la table sans pour autant mettre trop de désordre. Sa force, pointe Libération, ce sont ses valeurs, européennes et sans aucune concession face aux régimes autoritaires contrairement au leader insoumis. C’est énorme mais cela ne suffira pas. Comme ne suffira pas le plaidoyer climatique, impératif après l’été que nous venons de subir. Glucksmann devra aussi incarner. Jean-Luc Mélenchon est un tribun qui enflamme une partie de la jeunesse, Raphaël Glucksmann ne l’est pas encore. Pour lui, le plus difficile commence ». Exigence de « radicalité » ? Pour Le Figaro, avantage à Mélenchon… « D’abord, explique le quotidien de droite, parce que la détermination est du côté des mélenchonistes quand la nébuleuse sociale-démocrate reste habitée par le doute. (…) Ensuite, la gauche sociale-démocrate a perdu son argument principal, celui du “vote utile“. Mélenchon au second tour, c’est l’assurance d’une victoire de Marine Le Pen, disait-elle. Et, au regard des derniers sondages, c’est plus vrai que jamais. Mais derrière Glucksmann ou Hollande, aucune victoire ne se profile non plus. (…) Enfin, et là est l’essentiel, pointe encore Le Figaro : la gauche “modérée“ a cru que la brutalité insoumise condamnait Mélenchon et les siens à la marginalité ; ou, du moins, l’empêcherait de progresser. Or, après tant de faillites gouvernementales, dont le décennat macroniste n’est que le dernier avatar, l’exigence de radicalité n’a jamais été aussi forte. Y compris à gauche ». Second tour : Mélenchon vs Le Pen ? Et le leader Insoumis semble avoir le vent en poupe dans les sondages… C’est ce que rapporte notamment Le Parisien. D’après une étude Harris interactive-Toluna publiée ce lundi, « sur cinq configurations de premier tour envisagées, Jean-Luc Mélenchon se hisserait au second tour face à Marine Le Pen dans trois cas de figure, et ferait jeu égal avec Édouard Philippe dans un autre. Des résultats qui marquent une nette progression pour le quadruple candidat à la présidentielle, crédité de 12 % d’intentions de vote en avril par cet institut et naviguant désormais entre 16 % et 17 % ». En tout cas, relève encore Le Parisien, « dans ce sondage, Marine Le Pen caracole en tête, avec entre 35 et 38 % des intentions de vote. Surtout, la figure de proue du RN l’emporterait quel que soit son adversaire au second tour, qu’il s’agisse de Jean-Luc Mélenchon (68 %-32 %), Gabriel Attal (57 %-43 %) et même Édouard Philippe (55 %-45 %), alors que le maire du Havre paraissait jusqu’ici être le postulant le mieux à même de battre Marine Le Pen ».
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