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À la Une: il y a 25 ans jour pour jour, les attentats du 11 septembre 2001

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« Certains moments restent à jamais gravés dans la mémoire collective » et « un quart de siècle plus tard, des souvenirs surgissent et ressurgissent dans l'Hudson », le fleuve qui traverse la métropole américaine, frappée le 11 septembre 2001, par le plus grave attentat de l'histoire des États-Unis, se remémore un journaliste du New York Times. « Vingt-cinq ans plus tard, des souvenirs fugaces et des images indélébiles hantent encore ceux qui ont vécu les attentats et leurs conséquences. » Au milieu des souvenirs de la catastrophe, une question, à la une du journal : « Le 11-Septembre a-t-il vraiment tout changé ? » s'interroge le quotidien, se rappelant « l'image caricaturale du monde d'avant le 11-Septembre : un monde de soleil et de tranquillité, où personne ne se rend compte de sa chance et du désastre qui l'attend ». « Notre réalité actuelle découle bien trop des attentats [...] pour que quiconque puisse nier leur importance historique », poursuit le journal, citant « l'omniprésence des technologies de surveillance, le caractère flou et incertain des opérations militaires américaines, et la généralisation des mesures de sécurité dans la vie quotidienne. » « Au final, les États-Unis n'ont acquis ni conscience de soi ni épanouissement personnel, constate amèrement le New York Times. Ce qu'ils ont obtenu, quinze ans plus tard, c'est Donald Trump dont le parcours de star de télé-réalité à président a été marqué par la fièvre islamophobe de la droite post-11-Septembre. » Un constat loin d'être partagé par l'ensemble de la presse outre-Altantique « Malgré les affirmations contraires de certains, les États-Unis n'ont pas sacrifié leurs libertés pour renforcer leur sécurité », objecte le Washington Post, qui tient à saluer « le fait que les Américains n'aient pas blâmé les musulmans ou les Arabes dans leur ensemble ». « Plutôt que de ressasser le passé », le quotidien juge plutôt qu'« il est essentiel de se demander si le pays a la force et les moyens de prévenir la prochaine attaque. Cela implique de reconnaître que le territoire américain n'est plus un refuge géographique. » « Nos adversaires peuvent mener des cyberattaques et ils le font, s'alerte le journal. Ils peuvent mettre en péril nos satellites, nos centrales électriques et nos réserves d'eau. » « Nous devons investir, même imparfaitement, dans la défense contre les missiles, les armes biologiques et désormais les agents d'intelligence artificielle », plaide le Washington Post, avant de conclure qu'« il est essentiel de rendre hommage aux pompiers, aux policiers et à tous ceux qui ont donné leur vie le 11-Septembre. Mais il faut aussi honorer les morts en se souvenant de l'horreur de cette journée et en prenant la résolution de faire le nécessaire pour que cela ne se reproduise plus ». Les Houthis s'emparent de la ville yéménite de Mokha, port stratégique de la mer Rouge C'est « une victoire majeure » pour les rebelles soutenus par l'Iran qui sont à présent « en position de force pour attaquer les navires dans une voie navigable cruciale pour le commerce mondial », estime le New York Times. Cette prise devrait leur permettre de « renforcer leur contrôle » sur la mer Rouge et d’« accentuer les tensions sur les marchés de l’énergie », sans oublier que la milice chiite progresse donc vers le détroit clef de Bab el-Mandeb, a affirmé une source gouvernementale yéménite. Car, on le sait, « ce passage reliant l'Asie à l'Europe via la mer Rouge et le canal de Suez a gagné en importance depuis le début de la guerre au Moyen-Orient avec le verrouillage par l'Iran du détroit d'Ormuz, de l'autre côté de la péninsule arabique », rappelle l'Orient-le-Jour. Pour le Guardian, la prise de contrôle du littoral de la mer Rouge par les Houthis « constituerait un désastre stratégique pour l’Arabie saoudite et les États-Unis ». Une menace aussi pour le Yémen qui. « après des années d'accalmie, [...] a replongé dans la guerre en juillet, rappelle l'Orient-le-Jour, et les affrontements depuis la semaine dernière ont jeté sur les routes près de 20 000 personnes ». Le pays « n'est plus seulement un théâtre de guerre local mais une menace stratégique capable d’influencer l’ensemble de l’équilibre de la région », analyse le journal israélien Haaretz avant de prévenir que « toute nouvelle escalade au Yémen, a fortiori si elle débouche sur une guerre terrestre de grande ampleur et implique d’autres acteurs, pourrait rapidement dépasser les limites du conflit local et devenir l’étincelle d’un nouveau conflit régional ».
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