À la Une: Joseph Kabila brouille les cartes du dialogue national inclusif en RDC
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À la Une du quotidien Le Potentiel : « Kabila brouille les cartes du dialogue national inclusif » En prenant la tête du Front pour la refondation de la nation (FRN), Joseph Kabila rebat les cartes du jeu politique congolais et complique les perspectives du dialogue national inclusif réclamé par une partie de l’opposition.
Pour le quotidien, alors que certains acteurs plaidaient pour sa participation à ces assises, son positionnement soulève des interrogations sur sa place dans le dialogue. Cette évolution, constate Le Potentiel, place les opposants qui plaidaient sa cause devant un dilemme. Et de conclure : « L'ancien chef de l’État pourrait bien s’être tiré une balle dans le pied. »
Même analyse dans l’hebdomadaire Le Maximum, qui titre : « Kabila complique sa propre cause ». La proclamation de Joseph Kabila à la tête du FRN, le 12 octobre à Goma, réduit ses chances de retour dans le jeu institutionnel. Pour Le Maximum, il « s’est lui-même fermé la porte des discussions qu’il disait réclamer ». L’hebdomadaire estime toutefois que « réclamer une place pour un homme n’est pas approuver ses choix », mais prévient que l’opposition devra désormais s’expliquer publiquement, sous peine d’être confondue avec lui.
« Opposition bousculée »« L’opposition est bousculée par le duel Kabila-Tshisekedi » : c'est ce qu'affirme le quotidien Le Journal sur sa manchette. En prenant la tête de la rébellion, Joseph Kabila « jette également le trouble au sein de l’opposition politique congolaise », réunie depuis mai 2026 au sein de la Coalition 64 (C64).
Depuis l’annonce du FRN, relève le confrère, les principaux leaders de cette plateforme, notamment Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Delly Sesanga, Jean-Marc Kabund et Augustin Matata Ponyo, gardent le silence.
Le Journal souligne que les opposants doivent désormais choisir entre condamner ouvertement Joseph Kabila et constater simplement sa nouvelle stratégie, tout en poursuivant leur combat contre le président Félix Tshisekedi, qu’ils accusent de vouloir modifier la Constitution pour briguer un troisième mandat. Un exercice politique délicat, alors que les cinq leaders de la plateforme sont annoncés à Rome, le 25 octobre, pour un conclave.
« Non » de Kinshasa au transfert des eaux du Congo« À la biennale de Luanda, Félix Tshisekedi refuse de transiger sur l’eau du fleuve Congo », indique Forum des As. Jeudi 22 octobre, le président congolais a rejeté toute perspective de transfert des eaux du fleuve Congo vers d’autres bassins africains au détriment des intérêts nationaux. Il a affirmé que ceux-ci « ne sauraient être sacrifiés au nom d’une quelconque coopération régionale ». Pour Kinshasa, résume le quotidien, le fleuve Congo demeure une richesse stratégique dont l’avenir doit avant tout se décider avec les Congolais.
Bouclons avec Ouragan, qui titre : « Muhindo Nzangi risque la déchéance ». Une motion de défiance menace désormais le ministre d’État à l’Agriculture et à la Sécurité alimentaire. La députée nationale Hermione Bolumbe l’accuse d’opacité dans la gestion de 57 millions de dollars de la Banque africaine de développement destinés à des projets agricoles en faveur des jeunes. Estimant que ses questions sur l’utilisation de ces fonds sont restées sans réponse, l’élue de Mont-Amba affirme avoir déjà recueilli des signatures pour soutenir son initiative. La pression monte donc sur le ministre.