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À la Une: Donald Trump et Emmanuel Macron, miroirs inversés

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« Emmanuel Macron, constate Le Monde à Paris, pour son dernier discours hier devant l’Assemblée des Nations unies, à New York, n’a pu que constater l’ampleur du désastre qui s’est emparé d’un monde désormais hanté, dit-il, par le "retour de l’impérialisme" et de "l’arrogance". Au Moyen-Orient, en Ukraine ou en Afrique s’ouvre "un nouvel âge de la barbarie", a-t-il déploré. Mais, relève le journal, le président français a enjoint à ses pairs de ne pas céder à "l’esprit de défaite" face à "la force sans règle ni retenue". La voix chargée de colère, il s’est souvenu de son activisme, un an plus tôt, pour mobiliser une douzaine de pays à reconnaître la Palestine. "Quelle est notre crédibilité si nous continuons de rester inactifs face à Gaza ?", s’est-il emporté. "Certains se flattent d’une paix prétendue. Mais cette paix n’a pas rouvert une seule seconde les voies humanitaires. Devons-nous contempler ce spectacle qui nous fait honte à tous ? Jamais !", a-t-il insisté, tapant du poing sur la table. Quelques heures plus tôt, pointe Le Monde, à la même tribune, dans un exercice d’autosatisfaction poussé à ses limites, Donald Trump s’était félicité d’avoir accompli un "miracle" en "arrêtant" la guerre dans l’enclave palestinienne. Le président américain n’a jamais été nommément cité par Emmanuel Macron. Mais, relève le quotidien français, le discours véhément, et maintes fois applaudi, du Français encensant le multilatéralisme, la justice et le droit international se comprenait comme le miroir inversé de celui de Trump enragé contre les règles et les valeurs qui semblaient, hier encore, consensuelles en Occident ». Menaces en l’air ? Un Donald Trump, très remonté, à la tribune de marbre vert de l’ONU : son discours « s’est résumé à sa menace d’"anéantir" le régime iranien, pointe le Wall Street Journal. Une menace qui serait plus crédible, estime le quotidien financier américain, si les gardiens de la révolution islamique, et nous-même, ne l’avions pas déjà entendue à maintes reprises ». De plus, relève encore le Wall Street Journal, « rien ne garantit, comme le pronostique Trump, que le régime iranien, après les élections de mi-mandat aux États-Unis, fera preuve de plus de sagesse et remettra son arsenal nucléaire, ni qu’il renoncera à son exigence de contrôle du détroit d’Ormuz. Si Trump le croit, il risque d’être aussi surpris qu’il l’a été par le refus de l’Iran de respecter l’accord de cessez-le-feu ». Trump, Xi et Poutine, même combat… Le Washington Post met dans le même sac Trump, Xi Jinping et Poutine… « Nous semblons vivre à l’ère des autocrates, où les présidents Trump, Xi Jinping et Poutine règnent en maîtres sur le monde, affirme le journal. La réunion de l’Assemblée générale des Nations Unies cette semaine à New York paraît bien dérisoire comparée au véritable jeu de pouvoir qui se joue lors du prochain sommet Trump-Xi. Mais les apparences sont parfois trompeuses, s’exclame le Post : il se pourrait bien que nous assistions au crépuscule de l’ère des dictateurs. Les trois hommes forts mondiaux vieillissent – ​​Trump a 80 ans, Xi et Poutine 73 ans – et tous trois font l’objet de nombreuses spéculations quant à leur santé. Ils gouvernent avec audace, mais à la tête de pays fragmentés. Aucun n’a élaboré de plan pour pérenniser son héritage. (…) Et on perçoit l’arrogance de ces trois dirigeants, pointe encore le quotidien américain, qui s’efforcent de dominer un monde en pleine mutation. Ce sont des superpuissances incapables de gagner des guerres ; des économies dominantes accablées par la dette et la corruption. Surtout, elles sont confrontées aux défis imprévisibles que représente une technologie d’intelligence artificielle en évolution constante ». Et le Washington Post de parier sur l’émergence des « puissances moyennes, (…) ces étoiles montantes, écrit-il, qui occupent l’espace que les autocrates semblent incapables de contrôler. Le plus emblématique en est le Premier ministre canadien Mark Carney, qui a mené la rébellion contre la guerre commerciale de Trump ». Le Washington Post ne cite pas Emmanuel Macron… Il faut dire que le mandat du président français s’achève dans six mois. Et son discours hier mardi à l’ONU était peut-être son dernier grand coup diplomatique.
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