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Y a-t-il de la vie au fond des océans?

Y a-t-il de la vie au fond des océans?

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概要

Face aux partisans de l'exploitation minière des grands fonds marins, dont la richesse suscite des convoitises, ses adversaires dénoncent les dangers que ferait peser le deep sea mining sur une biodiversité unique et encore largement méconnue. Vous n'irez jamais là-bas, et ça vaut pourtant le coup d'œil ! Le Conseil de l'Autorité internationale des fonds marins, un organisme de l'ONU en charge des profondeurs océaniques, s'ouvre aujourd'hui, alors que la possibilité d'exploiter les minerais des grands fonds marins divise la communauté internationale. L'opposition au deep sea mining, malgré des richesses en minerais de plus en plus convoitées, s'appuie sur les risques de destruction de la biodiversité. Parce qu'il y a de la vie au fond de l'océan. Il y a de la vie partout sur Terre, et donc sous mer, et c'est même ce qui nous distingue des autres planètes, jusqu'à preuve du contraire... Dans les grands fonds marins, malgré des conditions extrêmes, jusqu'à 11 000 mètres (oui, 11 kilomètres) de profondeur, dans des zones où aucun être humain n'a jamais mis les pieds alors qu'on a déjà marché sur la Lune, où les températures sont proches de 0ºC, sans aucune lumière, où la pression est énorme, il y a pourtant de la vie, des formes de vie particulières, et des écosystèmes uniques. Plus d'un million d'espèces Les habitants des grands fonds marins restent pour beaucoup encore inconnus : on estime ainsi qu'un million d'espèces n'ont pas encore été identifiées, alors que 250 000 ont été découvertes, ce qui est déjà pas mal compte tenu des difficultés d'observation. Mais la science et la connaissance progressent, grâce à quelques sous-marins ultra-performants ainsi que des robots. Au fond de l'océan, on peut croiser des crustacés, des vers, des concombres de mer, des bactéries ainsi que quelques poissons des abysses aux formes étranges et presque monstrueuses. Le poisson pêcheur abyssal, par exemple, est équipé d'une antenne lumineuse pour attirer les proies qu'il dévore avec d'énormes dents. Le bathynome géant, lui, est un crustacé qui ressemble à un cloporte, mais de la taille d'un chat. La particularité de ces organismes est qu'ils sont souvent tout mou, pour résister à la pression. Ils sont aussi très lents à se déplacer, pour économiser l'énergie qui est rare. Pour se nourrir, certaines espèces récupèrent le reste du plancton qu'on trouve à la surface et les déchets organiques qui retombent tout au fond, cet ensemble formant ce qu'on appelle la neige marine. D'autres se nourrissent de bactéries. On trouve aussi des organismes qui font de la chimiosynthèse, comme les micro-algues font de la photosynthèse. Ici il n'y a pas de lumière, mais des volcans sous marins, où la température atteint plusieurs centaines de degrés. De ces cheminées hydrothermales se dégage une énergie chimique dont se nourrissent les très nombreux organismes vivants qui s'y trouvent, car la vie y est foisonnante. À lire aussiL'exploration minière provoque la chute de 37% du nombre des animaux des fonds marins Pollution plastique à - 7000 mètres Mais ce monde fantastique pourrait être menacé. Il l'est déjà d'ailleurs. Il n'échappe pas à la pollution. On a par exemple retrouvé des microplastiques dans l'estomac de crustacés qui vivent à plus de 7000 mètres de profondeur. Mais la plus grande menace, ce serait l'exploitation minière des ces grands fonds marins, qu'imaginait déjà le Capitaine Némo dans 20 000 lieux sous les mers, le roman de Jules Verne. On y trouve du uivre ou du cobalt, des nodules polymétalliques qui ont mis des millions d'années à se former et qui semblent jouer un rôle majeur pour la biodiversité des profondeurs, des minerais rares et des terres rares dont on a de plus en plus besoin pour les nouvelles technologies vertes. Les conséquences de l'exploitation minière sur la biodiversité restent encore méconnues, car la connaissance de cette faune ultra sous-marine n'est que très récente et très parcellaire ; on n'a aucune idée de son impact à long terme. Mais c'est précisément l'argument de tous les acteurs opposés au deep sea mining : ce n'est pas parce qu'on connaît mal ou pas tous ces animaux qu'on ne doit pas s'en préoccuper et appliquer, aussi pour eux, le principe de précaution. À lire aussiLes fonds marins: une nouvelle frontière géopolitique?
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