『Xi Jinping à Pyongyang pour resserrer les liens avec le régime des Kim』のカバーアート

Xi Jinping à Pyongyang pour resserrer les liens avec le régime des Kim

Xi Jinping à Pyongyang pour resserrer les liens avec le régime des Kim

無料で聴く

ポッドキャストの詳細を見る

Xi Jinping est en visite d’État en Corée du Nord depuis lundi 8 juin. Le président chinois a été accueilli en grande pompe par son homologue nord-coréen Kim Jong-un à Pyongyang. Il s’agit de réaffirmer l’alliance entre les deux pays.

Le président chinois parle d’une amitié invincible. Traditionnellement, Pékin est le principal soutien diplomatique et économique de Pyongyang. Le régime nord-coréen, l’un des plus fermés au monde, est frappé par des sanctions internationales, largement ignorées par la Chine qui fournit des marchandises à travers le fleuve Yalu qui marque la frontière entre les deux pays, même si les échanges ont beaucoup ralenti depuis la pandémie de Covid-19. Ils se sont réaccélérés depuis quelques mois avec notamment la reprise des liaisons aériennes et ferroviaires. Cette intensification des relations est aussi diplomatique. Kim Jong-un, qui sort très peu de son pays était à Pékin en septembre dernier. Et cette visite de Xi Jinping, la première depuis sept ans en Corée du Nord, est aussi la première de l’année hors de Chine du numéro un chinois. Et elle intervient juste après les venues à Pékin de Donald Trump et Vladimir Poutine. Et cela dit beaucoup des dossiers qui préoccupent la Chine.

Rapprochement avec la Russie

D’abord, il y a le dossier russe. Sans aller jusqu'à parler d’infidélité, la Corée du Nord s'est tout de même rapprochée de la Russie avec laquelle elle partage une frontière de 17 de kilomètres, le long du fleuve Tumen, désormais enjambé par un pont en voie d’achèvement. Depuis la guerre en Ukraine, Pyongyang a fourni à la Russie de l’armement, et notamment des obus, mais surtout des milliers de soldats envoyés au front. Un monument à la mémoire de ceux qui ont été tués a été récemment inauguré. En échange, la Corée du Nord reçoit des denrées agricoles et de l’aide pour son programme de missiles balistiques. Cette visite, c'est aussi pour Xi Jinping l'occasion qu'il pèse lourd. Accessoirement, il est utile de rappeler que la Corée du Nord est le seul pays avec lequel elle a une alliance militaire.

Zone tampon

Et puis il y a le dossier nucléaire. Longtemps la Chine a été sur la ligne d’une facilitation des négociations de dénucléarisation de la Corée du Nord. C’est moins évident aujourd’hui. À la suite de la récente visite de Donald Trump à Pékin, la Maison Blanche a affirmé que ce dossier a été réactivé. Silence radio côté chinois à ce sujet. Juste avant l’arrivée de Xi Jinping, la très influente sœur de de Kim Jong-un a affirmé haut et fort que le statut de puissance nucléaire de la Corée du Nord est à un point de non-retour. En revenant d’une visite à Pyongyang, le ministre singapourien des Affaires étrangères a estimé que Pyongyang ne semble pas disposé à ouvrir de dialogue avec la Corée du Sud, ça ce n’est pas nouveau ou avec Washington. Et ça, c’est un recul par rapport à ce qui se disait encore il y a quelques semaines. Dans le contexte géopolitique actuel, la Chine pourrait donc bien s’accommoder d’une Corée du Nord nucléaire qui multiplie les essais de missiles, du moment qu’elle constitue une zone tampon avec des pays qui se renforcent militairement sous l’impulsion américaine comme la Corée du Sud et le Japon. D'autant qu'en avril, Kim Jong-un a eu le bon goût de parler pour la première fois publiquement du « principe d'une seule Chine », la formule consacrée à Pékin sur la question de Taïwan.

À lire aussiLe président chinois Xi Jinping est arrivé en Corée du Nord pour sa première visite en sept ans

adbl_web_anon_alc_button_suppression_t1
まだレビューはありません