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Ramon Pipin s'amuse de l'absurdité de l'époque sur son dernier album

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概要

C'est mieux que si c'était pire, c'est pire que si c'était mieux. Voilà le titre complet du dernier album de Ramon Pipin. Le musicien, compositeur, arrangeur, homme orchestre depuis un demi-siècle sait tout faire, et surtout manier l'humour et la dérision comme personne. Le chainon manquant entre Jacques Dutronc et Philippe Katerine.

Il ne fait pas vraiment du rock, ni du roll, il fait du rock'n'drôle. Un drôle de rock où l'absurde et l'humour sont les accords majeurs d'une partition qui a débuté dans les années soixante-dix avec le groupe Au bonheur des dames et s'est écrite dans les années quatre-vingt avec le cultissime groupe Odeurs.

Ramon Pipin qui mène en dehors de ses multiples activités de producteur, d'arrangeur et de compositeur une brillante carrière solo, propose un dix-huitième album en deux parties. La première, C'est mieux que si c'était pire comporte sept chansons, drôles et joyeuses, dans lesquelles il se rit des travers de notre époque et de notre incurable tendance à croire que la technologie et la science vont sauver le monde.

Or, Ramon Pipin nous l'enseigne, nous sommes aussi perdus sur cette planète que « Trois physiciens dans une voiture », il nous dit aussi que « Les chiffons », sont aussi beaux qu'utiles dans notre vie. A travers ces titres, celui qui fut l'ami des humoristes français, aujourd'hui disparus, Pierre Desproges et Coluche a compris depuis belle lurette qu'à force de caresser un cercle il devient vicieux pour reprendre la phrase du dramaturge Eugène Ionesco, et il s'en donne à coeur joie, du moins jusqu'à la deuxième partie de l'album.

C'est pire que si c'était mieux se veut plus sombre, plus mélancolique, parfois même désespérée, avec des thématiques sur la solitude des grandes villes, (« Mort devant la télé », « L'ami à louer »). On rit moins, mais on rit quand même, et parfois on se souvient des trains de la mort et du terrible génocide orchestré par les nazis avec « Pitchi Poï ». Ramon Pipin n'est pas ici dans la posture du clown, mais dans celle de l'humoriste, l'humour étant, on le sait la politesse du désespoir.

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