Qui sont les stars du Muséum national d'Histoire naturelle de Paris, qui fête ses 400 ans?
カートのアイテムが多すぎます
カートに追加できませんでした。
ウィッシュリストに追加できませんでした。
ほしい物リストの削除に失敗しました。
ポッドキャストのフォローに失敗しました
ポッドキャストのフォロー解除に失敗しました
-
ナレーター:
-
著者:
このコンテンツについて
Le Muséum célèbre cette année son 400e anniversaire. Un lieu dédié à la science et à la connaissance, qui a popularisé au fil des siècles les plantes et les animaux.
Sa longévité dit tout de son succès, et de l'importance de son rôle pour la science et la connaissance. Le Muséum national d'Histoire naturelle à Paris fête demain ses 400 ans, 400 ans d'histoires, même si en réalité ce 400e anniversaire correspond à la création du jardin royal le 6 janvier 1626 par le roi Louis XIII. Le Muséum prendra sa suite à la Révolution française, en 1793. À l'origine, il s'agit d'un jardin des plantes médicinales, avant l'apparition de la première serre chauffée, sous Louis XIV, pour abriter un plant de caféier reçu en cadeau, et à l'époque c'est un beau cadeau.
Les expéditions se multiplient dans les pays tropicaux, on en ramène des plantes, exposées pour affirmer sa puissance. « C'est une vitrine de la grandeur de l'État, des moyens de l'État : nous on peut aller au loin, ramener des plantes et les cultiver, raconte Noëlle Parisi, qui dirigea les Grandes serres du Jardin des plantes. C'est une vitrine de ce qu'on est capable de faire. Il faut aussi se mettre à la place des gens de l'époque : voir des végétaux qui poussaient en Amérique ou en Afrique, alors qu'il n'y avait pas d'avion à l'époque, c'était fabuleux ! »
Diplomatie des plantes et des animauxLe Muséum permet de voyager sans bouger mais il a aussi un rôle économique à l'époque. La mondialisation économique a commencé avec les plantes qu'on récupère dans les pays tropicaux et qu'on réintroduit ensuite dans les colonies, comme l'hévéa ou la vanille. Ces plantes tropicales ont besoin de chaleur pour vivre sous le climat parisien, dans des serres chauffées, mais en 1945, juste après la guerre, il y a pénurie de charbon et on doit couper la chaudière. Une seule plante survivra, un palmier des Bermudes, toujours visible aujourd'hui dans l'une des serres du Jardin des Plantes.
Après les plantes, le Muséum va aussi accueillir des animaux. Après la diplomatie des plantes, il y a la diplomatie des animaux, avec une célèbre girafe, appelée Zarafa, offerte par l'Égypte au roi Charles X. On est en 1826 et elle est la première girafe à mettre une patte en France, arrivée en bateau au port de Marseille. Commence une véritable épopée pour l'animal qui va traverser la France jusqu'à Paris, 880 kilomètres en 41 jours. Zarafa est escortée par des gendarmes à cheval et acclamée par les curieux le long de la route. Et lors de son premier été parisien, 600 000 personnes viennent l'admirer.
Siam, Kiki et NénetteLe Muséum a en effet créé un zoo après la Révolution française, lorsqu'on a récupéré les animaux de la ménagerie du château de Versailles où vivait le roi. Quelques spécimens avaient survécu aux temps troublés, dont un lion et un rhinocéros. Le Muséum créera ensuite au XXe siècle un autre zoo, le zoo de Vincennes, qui a accueilli un célèbre éléphant baptisé Siam (un éléphant d'Asie). Il est toujours visible aujourd'hui dans la Grande galerie de l'évolution du Muséum, naturalisé (empaillé comme on dit couramment) à sa mort à l'âge de 53 ans.
Une célèbre tortue est également exposée dans la Grande galerie de l'évolution du Muséum : la tortue Kiki, un mâle qui pèsera à la fin de sa vie 250 kilos. On le transportait d'abord dans une brouette avant de devoir utiliser un chariot élévateur. Kiki était une tortue géante des Seychelles, célèbre pour ses grognements impressionnants pendant l'accouplement. Mais beaucoup de bruit pour rien : Kiki n'aura jamais eu de descendance, jusqu'à sa mort à 146 ans.
Bêtes curieusesEt puis il y a Nénette, toujours vivante. Nénette est la star de la Ménagerie du Jardin des plantes. Une femelle orang-outan âgée aujourd'hui de 57 ans. Elle a passé plus de 30 ans en captivité, et elle captive les visiteurs. « Ce qui différencie les animaux des parcs zoologiques des animaux dans le milieu naturel, c'est qu'ils sont tous nés en captivité et donc l'Homme fait partie de leur environnement, expliquait en 2021 Michel Saint-Jalme, directeur à l'époque du zoo du Jardin des plantes. Vous pouvez voir qu'il y a un petit peu de public, et les orangs-outans sont face au public, donc en recherche de contact ». Les bêtes curieuses ne sont peut-être pas celles que l'on croit.
À lire aussiAu Jardin des Plantes, l'orang-outan «Nénette» fête ses 50 ans!