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Qui est Zack Polanski, la nouvelle coqueluche des Verts britanniques?

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概要

L'ascension fulgurante du charismatique leader des Verts britanniques ne dynamise pas seulement le Green Party dont il a pris la tête récemment. Il bouleverse l'échiquier de la politique britannique, avec un concept : « l'écopopulisme ». Depuis son élection en septembre dernier avec un score stratosphérique, Zack Polanski a propulsé son parti de manière spectaculaire. Longtemps à la marge, le Green Party a gagné plus de 100 000 adhérents en quelques mois grâce à la personnalité de son nouveau chef, pourtant inconnu encore il y a un an. D'abord acteur et hypnothérapeute, cet homme de 43 ans qui se se définit comme « gay, juif et vegan » est arrivé en politique tardivement. Ancien militant du mouvement radical Extinction Rebellion, il s'inscrit d’abord chez les Libéraux-démocrates en 2015 puis chez les écologistes deux ans plus tard. Siégeant à l'Assemblée de Londres depuis 2021, il fait aujourd’hui fureur dans les centres urbains, auprès des jeunes à qui il parle de prix du logement et lutte contre le chômage, d'aide sociale et de services publics, ainsi qu'auprès des électeurs musulmans. Sa méthode est simple : il s'appuie sur son expérience d'acteur pour casser les codes de la politique et investit les réseaux sociaux avec une communication agressive. « Polanski apporte un vent de fraîcheur, car il n’est pas vu comme un politique conventionnel, explique Tim Bale, politologue à l’université Queen Mary à Londres. Ses talents d'acteur sont un atout : il communique avec aisance, il est très dynamique et sait gérer les questions inconfortables des journalistes. Et puis il est plutôt jeune, il a grandi à l’ère du numérique. Sa présence sur internet est donc bien plus impressionnante que celle de beaucoup de politiciens plus âgés. » Discours plus radical Le message de ce natif de Manchester est aussi plus à gauche. Il défend la justice sociale et veut mettre l'écologie au service des classes populaires. « Je sais que le dérèglement climatique inquiète, mais si les gens ne parviennent pas à se nourrir, à se chauffer, ils ne s’intéresseront pas à ce que nous disons », expliquait le dirigeant du parti lors de son élection en septembre. Alors plus que d’écologie, il parle pouvoir d’achat et inégalités dans un monde où les questions sociales et environnementales se superposent et s'imbriquent. Il propose un plafonnement des loyers et un impôt inspiré de la taxe Zucman. Zack Polanski tape également fort sur les riches et les grandes entreprises. Comme dans cette vidéo tournée sur une plage pour dénoncer l’obsession migratoire et les milliardaires : « Depuis le Covid, il y a plus de milliardaires qu'il n'y en a jamais eu, et alors que leur richesse a doublé, la nôtre a été réduite à néant. Pas étonnant que les gens soient en colère ! Les élites ont travaillé, elles ont inondé Westminster de lobbyistes. Elles ont veillé à ce que Farage soit présent dans toutes les émissions télé, répétant jour après jour les mêmes mensonges. » Un discours anti-système, anti-élite, exactement comme le leader de l’extrême droite Nigel Farage, mais à l’autre bout du spectre politique. Il n'a jamais caché son admiration pour la stratégie de communication du chef de Reform UK. « Je méprise la politique de Nigel Farage, mais indiscutablement, il est l’un des politiciens les plus redoutables de l’histoire de ce pays, estime le dirigeant du Green Party. Je déteste le Brexit, mais il a réussi à causer le Brexit, sans même être député, à la force de son storytelling ! À nous de prendre la science, la recherche, la vérité et de raconter, nous aussi, des histoires puissantes ». Or aujourd'hui, Reform UK et le Green Party pourraient bien redéfinir la scène politique britannique, en pleine polarisation. « D’un côté, on observe un glissement vers la droite sur les questions d’immigration et ce qu’on appelle les "guerres culturelles" ; de l’autre, un glissement vers la gauche sur les questions environnementales et celles liées aux inégalités de richesse, analyse Tim Bale. Il existe toutefois certaines similitudes. Les deux sont considérés comme des populistes dans le sens où ils suggèrent qu’il existe un fossé infranchissable entre le peuple, d’une part, et une élite, d’autre part. » Sur le fond, Zack Polanski assume entièrement une approche radicale et populiste pour séduire au-delà des cercles de la gauche traditionnelle, s'autoproclamant « éco-populiste ». L'idée est en substance d'améliorer les conditions de vie des franges défavorisées et de s'en prendre aux plus fortunés, jugés responsables des problèmes sociaux et environnementaux. Une stratégie qui semble fonctionner jusqu'ici, mais qui n'est pas sans danger, souligne Daniel Boy, directeur de recherche émérite à Sciences Po à Paris. « En se radicalisant, la vraie question ...
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