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Qu'est-ce qui perturbe la migration des animaux marins?

Qu'est-ce qui perturbe la migration des animaux marins?

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概要

À l'occasion de la COP15 sur les espèces migratrices, gros plan sur les poissons, les cétacés et autres organismes vivant en mer, grands voyageurs à la recherche de nourriture ou de lieux de reproduction, confrontés au changement climatique et aux activités humaines.

Le quinzième sommet mondial consacré à la conservation des espèces migratrices (COP15) démarre aujourd'hui à Campo Verde au Brésil, jusqu'au 29 mars. De nombreux animaux parcourent des distances plus ou moins longues pour trouver de meilleures conditions de vie, comme les humains. La recherche de nourriture constitue le principal moteur, et c'est le cas notamment des espèces marines.

L'une des migrations les plus spectaculaires de la planète se déroule ainsi chaque année au large de la côte sud de l'Afrique. Elle est provoquée par un bloom, une explosion de plancton, qui attire notamment des milliards de sardines qui forment des bancs de plusieurs kilomètres de long, d'immenses tâches qui s'étirent à la surface de l'océan, et qui attire toutes sortes de prédateurs, des manchots, des requins ou des baleines. Un spectacle époustouflant surnommé « le cœur battant de l'océan ».

22 000 kilomètres aller-retour

Les baleines sont parmi les plus grands migrateurs marins. Et ce sont les baleines grises du Pacifique Nord qui se déplacent le plus, pour se reproduire, dans des eaux plus chaudes. Le record appartient à une femelle appelée Varvara : en six mois, elle a parcouru plus de 22 000 kilomètres aller-retour, entre l'Arctique russe et le Mexique, à la vitesse moyenne de 6 km/h.

Mais les activités humaines perturbent le voyage des baleines : la pêche, le bruit des bateaux... « On les voit tourner en rond, faire des carrés et non plus suivre leur trajectoire habituelle. Les animaux vont finir par retrouver leur chemin, mais finalement ils auront dû dépenser plus d'énergie que s'ils n'avaient pas été dérangés », témoigne Noémie Coulon, chercheuse à l'université de Montpellier.

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Aller simple

Le changement climatique perturbe aussi les migrations. Des eaux plus chaudes provoquent aussi une migration durable, un aller simple en fait. Les animaux marins se déplacent ainsi de 70 kilomètres tous les dix ans en direction des pôles, pour trouver une eau plus fraîche. « Ce qu'on observe aujourd'hui, ce n'est pas juste un changement de température, mais c'est vraiment une réorganisation des écosystèmes marins », constate Noémie Coulon.

Certaines espèces migrent aussi en profondeur, d'environ sept mètres tous les dix ans, pour échapper aux activités humaines près des côtes, ce qui n'est pas sans conséquence pour la reproduction et le renouvellement des générations. « Il y a une relation très forte entre la température de l'eau et le temps de développement embryonnaire, plus long à des profondeurs plus élevées, explique Noémie Coulon. Sachant qu'on est sur des espèces qui ont un cycle de vie très lent, on va avoir beaucoup plus de difficultés à renouveler le nombre d'individus. »

Impacts humains

Tout ce qui se passe dans la nature a des conséquences pour les humains, l'économie, l'alimentation… « Les changements de migration des animaux peuvent affecter les villes et les pays qui dépendent majoritairement de la mer pour leur apport en protéines. Si des pays qui autrefois avaient une économie fortement basée sur la pêche d'une espèce, et si 50 ans après cette espèce n'est plus présente et qu'elle se retrouve dans le pays voisin, cela peut créer des tensions », souligne Noémie Coulon, du laboratoire Marbec sur l'écologie marine. Le problème des migrations n'est pas celui que certains nous présentent…

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