エピソード

  • Chambre froide
    2026/07/08
    Enquête au cœur du froid

    En 2021, à Nantes une femme a été retrouvée morte dans son congélateur. D’après l’autopsie, ce n’est ni un suicide, ni un meurtre, mais un accident. C'était la voisine de ma voisine. Depuis, cette histoire m’obsède. J’ai alors voulu mener ma propre enquête. J’ai commencé par interroger son voisinage et j’ai vite découvert qu'ils et elles connaissaient la raison précise de cet acte. Une raison... glaçante. Cette femme faisait de la cryothérapie par elle-même. Une plongée dans la question de la prise en charge de la santé des femmes, de la médecine conventionnelle aux thérapies dites alternatives par le prisme du froid.

    Avec :
    - Alice Rousseau, psychiatre ;
    - Sohan Tricoire, membre du Collectif de Recherche Transdisciplinaire Esprit Critique & Sciences ;
    - Cyril Forestier, docteur en sciences du sport.

    Pour aller plus loin :
    - "Mon vrai nom est Elisabeth", Adèle Yon, Éditions du sous-sol, 2025 ;
    - "La santé mentale, vers un bonheur sous contrôle", Mathieu Bellahsen, La fabrique, 2014 ;
    - "Politiser le bien-être", Camille Teste, Binge Audio éditions, 2023 ;
    - "Le cœur ne cède pas", Grégoire Bouiller, Flammarion, 2023 ;
    - Le Cortecs : www.cortecs.org

    Remerciements :
    A toutes les personnes qui m'ont accordé leur confiance en acceptant d'être enregistrées, à Thomas Delafosse et Radio Campus Toulouse ; à Radio Campus Besançon ; à Marianne Gaudillère pour la prise de son de la cryothérapie et de m'accompagner dans mes folles aventures sonores ; à Gary Salin pour ses retours toujours précieux ; à Richard Monvoisin pour son travail passionnant et ses conseils ; au Jury Brouillon d'un rêve radio et podcast, à la SCAM et l'équipe d'ARTE Radio ; aux amis du Manguier, à Violette et le centre Cryothérapie Atlantis ; au groupe radio du GEM le Nouveau Cap pour nos conversations qui me nourrissent continuellement ; à JET FM.

    Cette création a reçu le soutien de La Scam et du dispositif La Culture avec la Copie Privée.

    Entretien et montage
    Julie Auzou

    Enregistrements
    juin 2025-mars 2026

    Réalisation et mixage
    Annabelle Brouard

    Illustration
    Oriane Marie

    Production
    ARTE Radio

    続きを読む 一部表示
    46 分
  • Brûle mes lettres
    2026/06/17
    Fragments d'une passion pas simple

    Avant de mourir, la mère de Mehdi lui confie une pochette rouge remplie de lettres d'amour. Elles racontent la passion clandestine entre elle, Françoise, et son père Lahoucine. Ils se sont rencontrés à l’hôpital, à Paris, en 1959. Lui est un travailleur immigré marocain, ouvrier chez Citroën, qui vient d’avoir un accident en mobylette. Elle est une Française catholique, mariée et mère de deux enfants, aide-soignante à l’hôpital.

    Entre eux débute une relation, d’abord pudique, puis franchement passionnelle, que Françoise raconte au fur et à mesure dans ses lettres à Lahoucine. Une « passion pas simple » entre une femme mariée et un travailleur immigré dans la France conservatrice des années 60, en pleine guerre d’Algérie.

    Issu de cette union, Mehdi a hérité du paquet de lettres que son père n’a pas brûlé, que sa mère a toujours conservé. Au début des années 2000, Françoise avait raconté son histoire au micro de son fils. C’est à partir de ces archives personnelles que Mehdi se confronte à cet amour métis et clandestin. Alors, peu à peu, cette enquête sur une rencontre amoureuse se déploie en saga familiale dont un fils, trois sœurs et une mère sont les protagonistes.

    Avec délicatesse et sans tabou, il donne une voix à ce parcours exceptionnel, à cette femme dressée contre la morale et toutes les violences. Ses enfants enfin réunis autour de son micro regardent ces violences en face, et dessine le portrait de cette « passion pas simple ».

    Avec :
    Christine Béjat, Michèle Lhuillerie, Philippe Artières, Myriam Ahoudig, Jalal El Hakmaoui.

    Mentions :
    - Archives INA de radio ; Actualités ;
    - Oreille externe : Silvain Gire.

    Bibliographie :
    - Archives Personnelles, Philippe Artières et Jean François Laé, Armand Colin, 2011 ;
    - Derrière le mythe métisse, Solène Brun, La Découverte, 2024.

    Pour aller plus loin :
    - Histoire du métissage, Nelly Schmidt, Editions de la Martinière, Paris, 2003 ;
    - La double absence, Abdelmalek Sayad, Le Seuil, 1999 ;
    - Elise ou la vraie vie, Claire Etcherelli, Les lettres nouvelles, 1967.

    Remerciements :
    Mes trois sœurs (Christine, Michèle, et Myriam) pour leur participation ; Juliette Guigon pour l'accompagnement lors des doutes et des questionnements ; Silvain Gire pour sa vision ; Ijjou Ahoudig pour son écoute, Annika Erichsen pour sa patience, Philippe Artières pour son regard sur ces lettres, et Jalal El Hakmaoui pour la révélation d'un secret de famille. Et bien sûr l’équipe formidable d’ARTE Radio.

    Ce podcast documentaire a obtenu une aide sélective aux auteurs de podcast en 2022 et a été soutenu par une résidence à l'Institut français de Casablanca, dans le cadre du festival Amwaj en juillet 2025.

    Entretien, montage et narration
    Mehdi Ahoudig

    Enregistrements
    février 2004-juillet 2025

    Lectures
    Emmanuelle Lafon

    Réalisation
    Samuel Hirsch, Mehdi Ahoudig

    Musiques originales et mixage
    Samuel Hirsch

    Oreille externe
    Silvain Gire

    Illustration
    Mehdi Ahoudig (photo d'archives personnelles)

    Production
    ARTE Radio

    続きを読む 一部表示
    1 時間 13 分
  • Les cassettes du Docteur Longueville
    2026/05/27
    Recueil de témoignages centenaires

    Quand mon grand-père meurt, j’hérite de son trésor. Une boite remplie de cassettes audio. Le Jardin des voix de Charonne, c’est le nom qu’il avait donné à ce projet quand il l’a commencé il y a plus de 50 ans. Il était médecin généraliste, infiniment attaché à ses patients. Entre les années 1970 et 1985, il a interviewé les plus âgés d’entre eux à l’aide de son magnétophone. Ils sont nés à la fin du 19ème ou au début du 20ème siècle, et racontent leur enfance dans le quartier de Charonne à Paris où mon grand-père a vécu toute sa vie. J’y ai grandi aussi. Je découvre leurs conditions de vie hallucinantes, leur accent parisien oublié. Ils se remémorent Paris comme un village, avec des jardins et des chèvres.

    Ils racontent leur enfance et leur quotidien sans eau, sans électricité, sans sécurité sociale. Le linge lavé à la fontaine, l’arracheur de dents. Les parents qui les envoyaient travailler à 12 ans. Les semaines de 70 heures, les bagarres à coup de couteau. ll y a Lucien qui a été le premier de toute l’impasse à se brosser les dents. Marcel, qui a acheté son premier bout de terrain en ramassant des chiffons et des escargots. Berthe qui s’est fait "enceintrer" à 14 ans. Marie-Louise qui a eu la toute première voiture à cheval du quartier. "Quand j’entends parfois vitupérer contre le progrès, conclut Lucien, moi le progrès je lui tire mon chapeau. Parce que quand je vois d’où on vient et où on est, tu parles !". Plus que les vieilles pierres disparues sous le béton, mon grand-père voulait conserver les gens et leurs histoires. Je vous les transmets à mon tour.

    Pour aller plus loin
    Si le quartier de la Réunion m’était conté, chroniques ordinaires d’un médecin de campagne à Paris, Lionel Longueville.

    Remerciements
    À Lionel et Nanie, et à tous les habitants du quartier de Charonne. Merci à Thomas Pujol pour la restauration des bandes originales, à Paul Lecat de contribuer à faire vivre ces archives dans le cadre de la recherche, et à ma famille d’avoir soutenu ce projet sur plusieurs générations.

    Enregistrements
    1970-1985

    Entretiens
    Lionel Longueville

    Montage et narration
    Julie Marcelline Pujol

    Réalisation et mixage
    Samuel Hirsch

    Illustration
    Oriane Marie

    Musiques originales
    Samuel Hirsch

    Production
    ARTE Radio

    続きを読む 一部表示
    26 分
  • Des parents comme les autres
    2026/05/13
    Copains co-parents : un enfant entre amis

    Margot et Naïm ont 27 ans lorsqu’ils se rencontrent dans le cadre de leur travail. Très vite, c’est le coup de foudre amical et ils deviennent inséparables. De cette amitié fusionnelle naît une évidence : c’est ensemble qu’ils auront un enfant. Une certitude d’autant plus surprenante qu’ils sont tous les deux en couple et épanouis dans leurs relations amoureuses respectives : Naïm avec Robin et Margot avec Alexis.

    Mais les deux amis, en plus de s’aimer très fort, ont la conviction que l’amitié constitue un cadre idéal, stable et serein pour élever un enfant, loin des tumultes de la vie amoureuse. Leurs emplois à responsabilité dans la protection de l’enfance ne sont pas non plus pour rien dans cette décision.

    Afin de mener à bien leur “projet bébé” et malgré le scepticisme et les critiques de leur entourage - et des institutions -, ils décident de s’installer ensemble en colocation. Eliott naît 4 ans après leur rencontre. La cohabitation, qui devait durer quelques mois, se transforme peu à peu en une vie de famille quotidienne… Et, 5 ans plus tard, ils habitent toujours ensemble.

    Les deux amis devenus co-parents nous ouvrent les portes de leur foyer et partagent leur expérience familiale, leurs hauts, leurs bas et surtout leurs questionnements sur l’avenir. En effet, l’envie d’avoir un deuxième enfant commence à affleurer et avec, le temps des bilans et des dilemmes. Mais entre parties de 7 familles, fête des pères et Belle au bois dormant, on ne fait pas forcement les choses aussi différemment que l’on pensait les faire.

    Une famille qui interroge nos modèles et la place que l’on donne à l’amitié dans nos vies, en plus de nous faire regarder autrement ce que le quotidien et la parentalité font au couple. Un exercice d’équilibriste à 5 (avec les conjoints) que Margot et Naïm mènent avec amour, humour et une organisation militaire ! Comme n’importe quelle famille.

    Extraits et mentions :
    - La Belle au bois dormant, Walt Disney, 1959 ;
    - Blanche Neige, Walt Disney, 1937.

    Remerciements :
    Merci à Margot et Naïm pour leur confiance. Merci aussi au collectif Transmission. J'ai bénéficié d’un an de formation dans le cadre de l’école libre de la narration radiophonique du collectif, de leurs conseils et de leur soutien. Le projet est né dans le cadre de cette formation. Merci en particulier à Taïssia Froidure, Charlie Dupiot et Norah Benarrosh Orsoni, membres du collectif, pour leur accompagnement, Muriel KS.

    Enregistrements
    2024-2025

    Montage
    Bertille Sindou-Faurie

    Réalisation et mixage
    Charlie Marcelet

    Illustration
    Diane Cartron

    続きを読む 一部表示
    32 分
  • Je ne suis pas folle
    2026/04/14
    La maladie d'un père et l'ethnopsychiatrie

    Gabrielle a toujours eu peur de devenir folle. Une peur sourde mais bel et bien présente. Car son père est fou. Il y a près de trente ans, un soir, il bascule. Il est interné de force. Le diagnostic tombe rapidement : psychose maniaco-dépressive avec délires mystiques. À chaque crise, il se prend pour Dieu, ou sa descendance. Pendant cinq ans, il enchaîne les allers-retours en hôpitaux psychiatriques. Gabrielle, elle, n’a presque aucun souvenir de cette période. Son cerveau a tout effacé. Car, dans sa famille, on n’en parle pas vraiment. On évoque, on élude, on arrange et puis ça finit par ne plus exister.

    Aujourd’hui, Gabrielle décide de mener l’enquête. Elle pose enfin les questions qu’elle n’a jamais osé poser à ses parents. Elle interroge ses proches et regarde l’histoire sous un nouvel angle : celui de l’ethnopsychiatrie. Est-ce que son père, né à Dakar et arrivé en France à 17 ans, aurait pu être soigné autrement ? Est-ce qu’on soigne la folie de la même manière à Paris qu’à Dakar ? Le marabout est-il l’équivalent du psy occidental ? Que provoquent l’exil et le métissage dans une famille ?

    Au milieu des questions et hypothèses que son père rejette en bloc, Gabrielle se demande finalement si elle est sur la bonne piste et explore les oublis culturels, les tabous, les silences familiaux.

    Remerciements :
    Merci à Francine, Thierno, Maguette et Esther Daubisse. Benjamin, Camille, Edie, Florent, Jade, Juliette, Perrine, Tarik, Thomas et Armel.

    Enregistrements
    2025

    Entretien, montage
    Gabrielle Niang, Florent Maillet

    Narration
    Francine, Thierno, Maguette, Esther Daubisse

    Réalisation et mixage
    Annabelle Brouard

    Illustration
    Clémence Gouy

    Production
    ARTE Radio

    続きを読む 一部表示
    42 分
  • Il restera la gravité
    2026/03/27
    Quand les nazis spoliaient les objets du quotidien

    Quand l’historienne Sophie Juliard, qui travaille sur le pillage des ateliers d’artistes sous l’Occupation, la contacte, Adrianna Wallis découvre, quatre-vingts ans après les faits, que sa famille a été spoliée. Elle savait que Diane Esmond, sa grand-mère paternelle, était peintre, mais avait presque oublié qu’elle était juive.

    Après le départ précipité de celle-ci pour New York, l’appartement parisien qu’elle occupait a été entièrement vidé par l’administration nazie, comme 38 000 autres dans la capitale : les toiles ont disparu, mais aussi le mobilier et jusqu’aux moindres objets du quotidien.

    Pour Adrianna, elle-même artiste, ce passé familial refoulé résonne étrangement avec son travail, elle qui n’a cessé, sans trop comprendre pourquoi, d’interroger l’absence, le vide laissé par la disparition d’objets chers.

    En tissant enquête intime, archives et les réflexions du physicien Joël Chevrier, Adrianna Wallis remet en mouvement cette histoire longtemps tue et interroge ce qui se transmet, parfois à notre insu, d’une génération à l'autre.

    Bibliographie :
    - Images d'un pillage, de Sarah Gensburger, Editions Textuel, 2010 ;
    - Des camps dans Paris de Jean-Marc Dreyfus et Sarah Gensburger, Fayard, 2003.

    Pour aller plus loin :
    - La performance 11 petites soucoupes, réalisée en 2024, au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme, Paris ;
    - Conférence Il restera la gravité en 2025, à l'INHA, Paris ;
    - L’exposition d’Adrianna Wallis et Diane Esmond Il restera la gravité, du 5 mai au 16 juin 2026 à la galerie Anne-Laure Buffard, Paris ;
    - L’accrochage Itinéraires d’œuvres spoliées – Diane Esmond et Fédor Löwenstein, jusqu'en 2028, au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme, Paris.

    Remerciements :
    Sylvie Harburger, Hélène de Gunzbourg, Andrew Strauss, Joël Chevrier, Sophie Juliard, Sarah Gensburger, Margaux Dumas, les Archives nationales, le Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme, Anne Rousseau, Pascale Samuel, Eloïse Duguay, Marie Bastide, Grégoire Meschia, Fabrice Lorendel, Elise Patton, Léonard Ballesteros, Mila Renno Lehr, Alissa Deleverora, Perrine Kervran, Agathe Chion, Marie Dalcol, Camille Bondon, Sarah Deslande, Mathilde Wallis, Clémence Beraud, et le Centre National des Arts Plastiques.

    Enregistrements
    mai 2025

    Entretien
    Adrianna Wallis, Eloïse Duguay

    Montage
    Adrianna Wallis

    Réalisation et mixage
    Charlie Marcelet

    Illustration
    Gloria Avril

    Production
    ARTE Radio

    続きを読む 一部表示
    31 分
  • Trouver Sergueï
    2026/02/24
    Quête intime dans une Ukraine en guerre

    Quand j’étais enfant, j’ai grandi avec Sergueï, un garçon venu d’Ukraine dans le cadre d’un programme humanitaire pour les enfants touchés par Tchernobyl. Pendant dix ans, il a passé toutes ses vacances dans ma famille - devenant ainsi mon frère, mon double, mon allié.

    En 2004, devenu majeur, Sergueï rentre à Kyiv. On se quitte en se promettant de ne pas s’oublier, mais l'ère numérique étant à ses balbutiements, c'est le silence qui gagne. Plus de lettres, plus de réponses, plus de nouvelles. Les années passent. À distance, je tente de le retrouver en vain. Qui est-il devenu ? Qu'a-t-il gardé de ses années en France ? Pense-t-il encore à nous ? Que reste-t-il du socle commun de notre enfance ?

    Quelques temps après le début de l’invasion russe en février 2022, je pars en Ukraine, avec l'idée folle de lui mettre la main dessus, et de répondre à toutes mes questions sans réponse. Au fil de l’enquête, construite à partir d’archives VHS, de souvenirs d’enfance et d'un journal de bord enregistré à Kyiv avec les sons du quotidien d’un pays en guerre, des réponses émergent quand d’autres restent en suspens. Le tout forme le récit d’une recherche familiale confrontée à l’histoire en train de s’écrire, et d’un lien fraternel mis à l’épreuve par le temps, la distance et la guerre.

    Archives et extraits :
    - Archives personnelles et familiales ;
    - Archives France 2, JT du 24/02/2022 ;
    - Archives C dans l'air, "4h35 ce matin, les russes envahissent l’Ukraine", émission du 24.02.2022.

    Remerciements :
    Un grand merci pour leur soutien chaleureux à Sarah-Lou Lepers, Marc Bertrand, Haydée Sabéran, Olivia Cohen, & Elena Gorgis.

    Enregistrements
    2024-2025

    Entretien
    Aliénor Carrière

    Montage
    Aliénor Carrière et Charlie Marcelet

    Réalisation et mixage
    Charlie Marcelet

    Musiques originales
    Romane Beaugrand (violoncelle et voix), Charlie Marcelet (guitare)

    Illustration
    Aliénor Carrière

    Production
    ARTE Radio

    続きを読む 一部表示
    38 分
  • L’Irène de l’Amazone
    2026/01/23
    Souvenirs d'une jeunesse en Amazonie

    En 1979, Irène a 24 ans. Elle a tout pour être heureuse et pourtant... Elle part avec des carnets, un enregistreur et un appareil photo à l’autre bout du monde tel qu’elle le connaît déjà. Direction l’Amazonie péruvienne, chez le peuple maihuna. Elle y passera 5 ans, à se perdre, à s’oublier, à se faire peur et surtout à se trouver une raison d’être et de vivre.

    De cette époque, elle a tout enregistré : les cérémonies d’ayahuasca, la forêt mélodieuse, l’apprentissage de la langue maihunki aujourd’hui presque disparue, la rencontre pas à pas avec celles et ceux qui voudront bien d’elle et finiront même par l’aimer, les contes et mythologies oubliés et la mélancolie d’être si loin des siens parfois.

    Pourquoi et comment est-elle partie, pourquoi et comment est-elle revenue ? J'ai grandi avec ces questions. Et si je connais très bien l’Irène d'ici qui est aussi ma mère, j'ai toujours rêvé de rencontrer l’Irène de la Jungle. Alors pour ce documentaire, j'ai décidé d'aller la chercher à travers ses carnets, ses archives sonores singulières et grâce à une conversation qui la replonge dans tout ce qu'elle a été.

    Enregistrements
    septembre 1979 - novembre 1986, janvier 2025

    Prises de son
    Irène Bellier, Sophie Marchand

    Entretiens et montage
    Sophie Marchand

    Réalisation
    Annabelle Brouard

    Illustration
    Julia Spiers

    Production
    ARTE Radio

    続きを読む 一部表示
    49 分