Présidentielle 2027: au Parti socialiste, la bataille des règles avant celle des candidats
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Drôle d'ambiance au Parti socialiste. À un peu moins d'un an de la présidentielle de 2027, les socialistes n'arrivent pas à se mettre d'accord sur les moyens pour désigner le candidat d'une potentielle primaire. Mardi 30 juin au soir, le Conseil national du parti aurait dû permettre de trouver une position commune, mais après plusieurs heures de débat, impossible de dégager une majorité.
Qui pourra voter à la primaire ? Les seuls militants ? Ou bien les sympathisants de gauche ? C'est cette question, en apparence technique, qui divise aujourd'hui le PS.
Deux courants s'affrontent au sein du parti. Celui d'Olivier Faure prônant pour une primaire élargie à la gauche hors-LFI et celui de Boris Vallaud, souhaitant une primaire réservée aux candidats du PS ou issus des rangs socialistes comme Raphaël Glucksmann ou Bernard Cazeneuve. Derrière ce débat se joue en réalité une bataille politique : une primaire ouverte pourrait avantager des figures comme Raphaël Glucksmann, tandis qu’un vote interne renforcerait les équilibres et réseaux du PS.
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Et alors que les socialistes se divisent, les candidatures à gauche se multiplientLes ambitions se font jour. Elles s'expriment encore avec prudence, mais elles sont bien là. Olivier Faure n'exclut pas une candidature. Boris Vallaud est régulièrement cité. Raphaël Glucksmann voudrait y aller. François Hollande se prépare. Jérôme Guedj, Philippe Brun ou encore Karim Bouamrane se sont déclarés.
Les militants devront désormais trancher le 9 juillet, mais ils ne choisiront pas encore leur candidat. Ils choisiront la façon de le choisir. Le choix du candidat, ce sera pour plus tard, au mois d'octobre vraisemblablement.
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Pendant ce temps, Jean-Luc Mélenchon fait campagne avec un parti en ordre de marche derrière lui, quand le PS est éparpilléÀ 75 ans, Jean-Luc Mélenchon se lance pour une quatrième candidature à l’Élysée et appelle la gauche à se rallier derrière lui.
Son meeting à Saint-Denis a relancé sa dynamique : le NPA le soutient désormais, tandis qu’il tente aussi de séduire une partie des écologistes autour de Sandrine Rousseau et certains élus communistes comme Stéphane Peu. Les divisions des socialistes pourraient ainsi jouer en sa faveur.
Face à lui, le PS et ses alliés doivent trouver un candidat unique capable de rassembler la gauche et une partie du centre contre l’extrême droite. Mais avant même de choisir un nom, le parti se déchire déjà sur les modalités. Au PS, la campagne a déjà commencé, mais elle se joue d'abord sur les règles du match.
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