Philippe Étienne: «On n'est plus dans une époque où les Européens peuvent rester divisés longtemps»
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概要
Celui qui a été en poste 13 ans à Bruxelles, mais aussi en Allemagne, Russie, aux États-Unis, et conseiller diplomatique d’Emmanuel Macron, se raconte dans SHERPA (Éditions Tallandier).
« L’Europe n’est pas une froide diplomatie, mais une affaire d’hommes et de femmes. Nous avons vécu de nombreuses crises, mais ce qui me frappe c’est que l’on voit une Europe qui arrive à y répondre malgré tout », estime Philippe Étienne. Il reconnait avoir embrassé la diplomatie à une époque où « l’on a cru voir la mondialisation heureuse ». Mais les temps ont changé : il met aujourd’hui en garde contre l’émergence de la puissance chinoise… et contre une administration Trump qui n’aime pas l’Union européenne en tant que telle. L’Ambassadeur de France souligne une ambiguïté dans le message de Trump, après son revers devant la Cour suprême qui a invalidé ses taxes supplémentaires pays par pays. Il a annoncé de nouveaux droits de douane envers l’ensemble du monde : ce qu’il a signé in fine est-ce 10% ou 15% ? « Le plus préoccupant, c’est l’incertitude qui n’est jamais bonne en économie ».
Il déplore la difficulté des Européens à s’accorder sur l’aide à l’Ukraine, « alors que nous entrons dans la 5è année de guerre, la plus longue bataille de tous les conflits mondiaux : c’est incroyable ce que les Ukrainiens ont eu à supporter ! » Il reconnait que la Hongrie de Viktor Orban et la Slovaquie ont une attitude de divergence par rapport à la Russie : « en revanche, il peut y avoir des régions enclavées qui n’ont pas accès aux ressources énergétiques et ça l’UE doit le reconnaitre, en tenir compte, ce qu’elle fait d’ailleurs. » Ce bon connaisseur de Bruxelles considère qu’ « on trouve toujours des solutions pour accorder les 27… On n’est pas dans une époque où l’on peut rester divisés longtemps ! »
Si les États membres semblent partagés sur la position à tenir sur le « Conseil de la Paix » façon Trump, pour suivre le conflit à Gaza, un Conseil concurrent de l’ONU, Philippe Etienne voit dans ces difficultés « une opportunité : l’Union européenne n’est pas seule : pensez au Canada, à l’Inde, au Proche-Orient, au Japon ! Nous avons beaucoup de partenaires pour défendre le système international. L’UE a l’occasion de devenir une puissance et d’affirmer ses valeurs ».