Sans corps. Sans arme. Pas un cheveu, pas une goutte de sang. En 1924, Guillaume Seznec est pourtant condamné au bagne à perpétuité. Cent ans et quatorze demandes de révision plus tard, sa condamnation tient toujours.
Dans cet épisode de la série « Erreurs judiciaires », on ne rejoue pas la légende du martyr innocent : on regarde la machine.
L'intime conviction, qui suffit à condamner sans preuve (art. 353 CPP). La révision, ce recours quasi impossible (art. 622). Et le contraste avec Dany Leprince, dont la condamnation a été annulée en 2026 parce qu'une preuve matérielle nouvelle, elle, existait.
Le trafic de Cadillac vers la Russie, longtemps pris pour une fable, est réel — les archives du FBI l'ont confirmé. Mais un récit crédible n'est pas une preuve d'innocence. Seznec reste, aujourd'hui encore, ni blanchi ni confondu.
Alors quand la justice refuse de rouvrir un dossier : protège-t-elle la vérité, ou l'autorité de ses propres erreurs ?
Sources : décisions de la Cour de révision (2001-2006) ; art. 353 et 622 du Code de procédure pénale ; loi du 20 juin 2014 ; archives FBI (trafic Cadillac).
— Ni Vue Ni Connue par Rina.
Les failles de la justice française.
Un nouvel épisode un mardi sur deux.
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