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Municipales en France: la sécurité, la priorité des électeurs

Municipales en France: la sécurité, la priorité des électeurs

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概要

Le premier tour des élections municipales en France aura lieu le dimanche 15 mars 2026. Cette année, un thème s'est imposé, qui dépasse pourtant les prérogatives des maires : celui de la sécurité. Avec 45% des personnes interrogées préoccupées, c'est la principale attente des Français à l'égard de leur maire, selon une enquête de l'institut IPSOS-BVA, publiée le 20 février. Un autre sondage montrait en début d'année que l'inquiétude concernant la sécurité était partagée par les électeurs de droite comme de gauche, et pas seulement ceux des grandes villes. La question est posée dans tous les types de communes. Exemple avec ce reportage à Portes-lès-Valence, commune d'un peu plus de 10 000 habitants en proche banlieue de Valence dans la Drôme, dans le sud-est du pays.

Les agents Repellin et Bruyère de la police municipale de Portes-lès-Valence entament leur patrouille quotidienne. La sortie du collège, certains pieds d'immeubles... En voiture, ils font le tour des points sensibles de la ville.

« C'est vrai qu'on a eu une petite augmentation des points de deal, des rassemblements de jeunes, qui n'ont pas forcément usage des stupéfiants, mais qui peuvent créer un sentiment d'insécurité », nous explique l'un des agents. « On a une montée en puissance du rodéo urbain, notamment maintenant avec des motocross électriques. Ça ne s'entend pas, mais ça crée les mêmes troubles », poursuit son collègue.

La commune a beau être la plus sûre de la zone police du département, à droite comme à gauche, les trois candidats aux municipales ont fait de la sécurité un thème central de leur campagne.

« Ce n'est pas juste parce qu'on est en campagne. On entend dire par les Portois, depuis six mois qu'on fait du porte-à-porte, tous les soirs, "la sécurité, la sécurité, la sécurité", parce qu'ils en ont marre », nous raconte Claude Illy, élu municipal d'opposition, qui soutient la liste de gauche.

Lui et son candidat, Jean-Michel Bochaton, nous ont donné rendez-vous devant le poste de la police nationale. Un sujet qui cristallise les débats. En quelques années, les effectifs ont fondu comme neige au soleil. Le poste n'est plus ouvert que deux jours par semaine. « Une municipalité, une équipe, un maire doivent pouvoir aussi interpeller, taper aux portes pour défendre le territoire et faire en sorte que la sécurité soit appliquée », réplique Jean-Michel Bochaton.

Et sur ce sujet, Manuel Herrero se présente comme l'homme de la situation. Le candidat sans étiquette a dirigé pendant plus de vingt ans la police municipale de la ville. S'il n'obtient pas la réouverture du poste, il ira plus loin. Il nous confie avoir une solution : « On va construire une caserne de gendarmerie. On veut proposer à la gendarmerie de revenir. On a eu 50 ans de tranquillité quand ils étaient là. J'ai déjà des contacts sérieux. On sait que ça va coûter entre deux millions et demi et trois millions d'euros. Mais je pense que ça vaut le coup de le faire. »

« On peut se battre, on peut crier, on peut faire tout ce qu'on veut. On peut gesticuler dans tous les sens. La sécurité est une compétence régalienne de l'État », rappelle Geneviève Girard, la maire sortante de Portes-lès-Valence. La candidate divers droite accuse ses adversaires d'instrumentaliser le sentiment d'insécurité des Portois : « Il peut être fort, parce que des personnes qui restent rivées sur leur téléviseur toute la journée entendent des choses anxiogènes. Les gens ne se parlent plus, ils ne savent plus vivre ensemble, ils ne se supportent pas. Il y a une intolérance, aujourd'hui, qui est forte. Et nous, nous devons essayer de lutter contre ça. »

La maire sortante entend malgré tout répondre à l'inquiétude sécuritaire en promettant plus de caméras de surveillance et des horaires élargis pour la police municipale.

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