『Municipales en France: à Beaucourt-en-Santerre dans la Somme, le maire face au changement climatique』のカバーアート

Municipales en France: à Beaucourt-en-Santerre dans la Somme, le maire face au changement climatique

Municipales en France: à Beaucourt-en-Santerre dans la Somme, le maire face au changement climatique

無料で聴く

ポッドキャストの詳細を見る

概要

À trois jours des élections municipales en France (premier tour le 15 mars), un thème s'impose en sourdine dans la campagne : le changement climatique, absent dans les discours nationaux, mais omniprésent sur le terrain. Dans les communes, ce sont les maires qui se retrouvent en première ligne face aux sécheresses, aux inondations, à la hausse des coûts de l'énergie. Une responsabilité particulièrement lourde dans les petites communes rurales. C'est là que se joue concrètement la transition écologique, alors que les moyens manquent. Depuis 1989, Hubert Capelle est maire de Beaucourt-en-Santerre, un petit village de 170 habitants, situé dans la Somme, dans le nord de la France. À 70 ans, il se représente pour un dernier mandat, sans étiquette et sans concurrence. Hubert Capelle l'avoue sans hésiter : sa prise de conscience écologique, « c'est pas si vieux : une dizaine d'années ». Mais aujourd'hui, cet ancien cultivateur d'endives a une boussole pour toute prise de décision : « Notre rôle, en tant qu'élus de communes rurales comme la mienne, c'est de faire en sorte que cette transition écologique puisse se faire du mieux possible. Il faut consommer le moins d'énergie possible. Il faut s'adapter aux conditions climatiques. Et chacun doit prendre conscience que, de toute façon, il n'y a pas d'alternative. » Maximilien Péchon en sait quelque chose : il y a sept ans, il a repris la ferme familiale à Beaucourt. « Tous les ans, on a une bricole qui arrive ! En ce moment, avec la pluie, on ne peut pas du tout accéder aux parcelles. L'année dernière, on avait le même problème. Puis, arrivé au mois de mars, il n'y avait plus d'eau jusqu'au mois de juillet. Nous, le changement climatique, on le sent complètement », déplore-t-il. En 1995 encore, le maire croyait bien faire quand il avait donné son accord pour enlever deux talus des champs vallonnés, afin de faciliter le travail des agriculteurs et d'agrandir leurs parcelles. « Aujourd'hui, il est bien évident qu'on éviterait de les supprimer. Parce qu'avec le problème de pluie battante, ça entraîne du ruissellement. Mais Maximilien Péchon a planté des haies qui vont justement retenir les sédiments », explique l'élu. Corriger les erreurs du passé, c'est devenu l'un des crédos d'Hubert Capelle. Pour soutenir la biodiversité, la mairie prévoit la construction d'une mare, alors que le village en comptait trois autrefois. Il nous raconte les efforts entrepris : « Ici, nous sommes dans le cimetière du village. Nous avions chaque année l'habitude d'effectuer des traitements herbicides pour détruire des mauvaises herbes. J'ai proposé au conseil municipal d'enlever les cailloux autour des tombes, de remettre de la terre à la place et de semer du gazon. Et, depuis ce temps-là, eh bien, au lieu d'utiliser des produits de traitement, on utilise une tondeuse à gazon. Donc, c'est un bien positif pour notre planète. C'est ce qu'il fallait faire, tout simplement. » Pour économiser du carburant et réduire leur bilan en CO2, les habitants de Beaucourt peuvent aussi garer leurs véhicules sur le nouvel air de co-voiturage et se déplacer à plusieurs vers la ville la plus proche. L'engagement écologique du maire est salué, surtout par les jeunes, constate Audrey Jourdain, qui habite le village depuis 20 ans : « Les personnes plus âgées, elles ont leur vécu. Elles n'avaient pas besoin de se poser ces questions-là. C'est vrai, je pense que c'était moins présent que pour nous, la jeune génération. On a des enfants en bas âge et on pense à leur avenir. On n'est pas sur des idéologies. Au sein de nos petits villages, on est plutôt pragmatique et on regarde concrètement des choses qui vont être faites. » C'est le cas d'un lotissement en matériaux biosourcés qui doit attirer, dans les prochaines années, 14 nouvelles familles. Objectif : protéger contre les températures caniculaires en été et contre le froid en hiver. Ce futur écoquartier a séduit Rémi Rolkowski, jeune papa de deux enfants, qui nous explique pourquoi : « Passer par du biosourcé permet de réaliser des économies au niveau électrique et au niveau du chauffage. C'est aussi important de pouvoir faire un geste pour la planète et de faire encore vivre le village comme il vit actuellement. » S'il est réélu à l'occasion de ces élections municipales 2026, Hubert Capelle veut garder le cap pour un dernier mandat avec un objectif précis : le bien-être des habitants de Beaucourt. « On peut vivre mieux. L'objectif est de se dire qu'on va préserver à la fois son intérêt personnel, mais aussi penser à l'avenir, penser à nos enfants et penser à la planète », insiste-t-il.
まだレビューはありません