Municipales en France: Édouard Philippe, gagner au Havre ou tout perdre
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概要
Le 15 mars au soir, le résultat du premier tour des élections municipales au Havre sera parmi les plus attendus. Édouard Philippe aura-t-il engagé une dynamique pour espérer l’emporter une nouvelle fois et rester maire ? La question est d’autant plus déterminante que l’ancien Premier ministre a lié l’avenir de sa candidature à la présidentielle 2027 à sa capacité à se faire réélire. Mais face à lui, deux candidats, le communiste Jean-Paul Lecoq et l’UDR-RN Franck Keller, espèrent bien bousculer le maire sortant.
Ce soir-là, Édouard Philippe est face à quelques dizaines de Havrais à son QG pour parler sécurité. Le Havre, Édouard Philippe ne veut pas le quitter sans avoir été réélu. Pour être concentré sur sa campagne électorale, il fait de la boxe deux fois par semaine dans une salle de la ville, il explique que c'est pour « rester calme ».
Son calme, il l’affiche dans l’ambiance feutrée de son bureau, malgré ce sondage qui le donne perdant au second tour, battu de justesse par le député communiste Jean-Paul Lecoq, son adversaire déjà en 2020. « J'ai une règle, affirme le maire actuel, c'est que je ne commente pas les sondages. Mais je n'ai jamais considéré qu'une élection au Havre était une élection facile. »
Et cette année, elle l’est peut-être encore moins, car un nouvel adversaire pourrait se qualifier pour le second tour et provoquer une triangulaire : Franck Keller, le candidat de l’UDR, le parti d’Éric Ciotti, soutenu par le RN, actuellement conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine, arpente les rues du centre-ville à la rencontre des habitants.
Édouard Philippe a lié sa candidature à la présidentielle à sa victoire au Havre, alors Franck Keller se dit qu’il peut faire d’une pierre deux coups : « On le sait bien, on va faire un strike. Moi, je suis certain qu'il ne sera pas candidat à l'élection présidentielle. »
De l’autre côté de l’échiquier politique, Jean-Paul Lecoq fait le même constat : « Les gens se servent du Havre comme marchepied pour une ambition personnelle. »
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Un bilan national qui rattrape le maire sortantSur le marché de la Mare Rouge, Jean-Paul Lecoq appuie là où ça fait mal pour Édouard Philippe : « Il a réussi à montrer une image détestable du président de la République en demandant qu'il démissionne avant l'heure. Pour quelqu'un qui a été nommé Premier ministre par ce président, c'est étonnant. Les gens nous le disent », confie-t-il.
Face à ces attaques, Édouard Philippe garde son calme… encore. « Moi, je ne suis pas là pour combattre un candidat. Eux, ils sont manifestement là pour me combattre moi, affirme le maire sortant. Ils ont le droit. Moi, je suis là pour expliquer aux Havrais ce que je pense utile pour Le Havre dans les six ans qui viennent. Et je ne parle que de ça. »
Mais quand ses équipes vont sur le terrain en porte-à-porte, le maire est rattrapé par son bilan national. « Édouard Philippe, par exemple, je viens de me prendre une prune parce que je roule à 87 km/h, s'agace un habitant. Eh bien merci Monsieur Édouard Philippe, parce que 80 km/h, c'est grâce à lui ! » Du ressentiment chez certains et de la satisfaction chez d’autres. Alors pour convaincre, Édouard Philippe ravive sa fibre havraise : « Moi, mes tripes, elles ont un goût d'eau salée. Je n'envisage pas de faire de la politique locale ailleurs qu'au Havre. »
Édouard Philippe met ses tripes sur la table pour ne pas perdre, et le Havre, et son avenir national.
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