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Merci Merci

Merci Merci

著者: Laura Berlingo & Mélanie Popoff
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Bienvenue dans Merci Merci, le podcast des gens qui prennent soin. Si on vous dit soin, vous pensez peut-être à une infirmière qui refait un pansement, ou à un médecin qui prescrit un traitement. Pour nous, le soin est bien plus vaste. Ici, nous parlons de care. Prendre soin, c’est aussi s’occuper des enfants, défendre les plus vulnérables, cultiver la terre, se battre contre les injustices, nourrir les imaginaires… Ce sont toutes les choses, petites ou grandes, qui tissent la toile d'un monde plus vivable. Nous sommes Mélanie et Laura, deux médecins de formation. Dans ce podcast, nous allons à la rencontre des personnes qui prennent soin d’elles, des autres, du monde. Nous écoutons leurs savoirs, leurs expériences, leurs doutes et leurs joies. Merci Merci, c’est une façon de dire notre gratitude, car on oublie trop souvent de les remercier, celles et ceux qui font tenir la vie au quotidien. Merci Merci, c’est aussi un lieu où se trouver et se relier, pour se donner de la force et, en chemin, faire communauté. Laura Berlingo & Mélanie Popoff Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.association Merci Merci 人間関係 心理学 心理学・心の健康 社会科学 衛生・健康的な生活
エピソード
  • Pollution chimique, pesticides, tabac, climat : comment l'industrie fabrique le doute et menace notre santé, avec Stéphane Foucart
    2026/07/20

    Comment protéger notre santé quand le doute est organisé ?


    Pourquoi, alors que les preuves scientifiques s'accumulent sur les effets du tabac, des pesticides, de la pollution chimique, des PFAS ou du changement climatique, les décisions politiques mettent-elles parfois des décennies à être prises ?


    Dans cet épisode de Merci Merci, nous recevons Stéphane Foucart, journaliste scientifique au Monde, pour comprendre comment se fabrique le doute autour des connaissances scientifiques… et pourquoi cela a des conséquences directes sur notre santé.


    À travers l'histoire du tabac, des pesticides, du bisphénol A, des PFAS ou encore du climat, nous explorons les stratégies utilisées pour retarder les décisions de santé publique : financer des recherches orientées, créer de fausses controverses, influencer les médias ou entretenir l'idée que « les preuves ne sont pas suffisantes ».


    Mais cet épisode parle aussi du rôle du journalisme.

    Comment distinguer un véritable débat scientifique d'une controverse fabriquée ?

    Pourquoi les médias donnent-ils parfois autant de place à des positions très minoritaires ?

    Comment informer avec rigueur sur des sujets où s'entremêlent science, économie et politique ?

    Nous revenons également sur une distinction essentielle : le doute est au cœur de la démarche scientifique.

    Il permet de faire progresser les connaissances. En revanche, le doute fabriqué est une stratégie de communication destinée à empêcher ou retarder l'action.

    Dans un contexte où la défiance envers la science et les médias progresse, comprendre ces mécanismes est devenu un véritable enjeu de santé publique.


    Dans cet épisode


    • Pourquoi certaines controverses durent-elles si longtemps ?
    • Comment les stratégies développées par l'industrie du tabac ont inspiré d'autres secteurs ?
    • Quel est le rôle des médias dans la diffusion, ou la déconstruction du doute ?
    • Pourquoi attendre une certitude absolue peut-il coûter des vies ?
    • Comment mieux protéger notre santé face aux incertitudes ?


    Un épisode sur le journalisme scientifique, la santé publique, les stratégies d'influence et la manière dont nos sociétés prennent, ou ne prennent pas, des décisions face aux risques.


    Bonne écoute !


    Animé par Laura Berlingo et Mélanie Popoff, Merci Merci explore les grands enjeux de santé, d'environnement et de société à travers des conversations avec des chercheurs, des soignants, des journalistes, des artistes et des acteurs de terrain.

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    56 分
  • La médecine soigne-t-elle vraiment tout le monde ? Le racisme en santé avec Miguel Shema
    2026/06/22

    Dans cet épisode de Merci Merci, nous recevons Miguel Shema, étudiant en médecine et auteur de La santé est politique. La médecine soigne-t-elle vraiment tout le monde ?, paru aux éditions Belfond.


    Avec lui, nous parlons de médecine, de racisme, de douleur et de politique. La médecine aime se penser neutre. Elle aime croire qu’elle soigne tout le monde de la même manière, avec la même rigueur, la même humanité. Mais dans la vraie vie, toutes les douleurs ne sont pas entendues pareil. Toutes les plaintes ne sont pas prises au sérieux avec la même urgence. Tous les corps ne sont pas regardés avec les mêmes lunettes.


    Miguel Shema raconte son parcours, son entrée en médecine, sa politisation précoce, puis les moments de bascule qui l’ont amené à faire le lien entre santé et rapports sociaux. Il revient notamment sur la découverte du “syndrome méditerranéen” et sur ce que cette expression révèle : la manière dont certaines douleurs peuvent être soupçonnées, minimisées ou interprétées à travers des imaginaires racistes.


    Nous parlons aussi de Naomi Musenga, morte après avoir appelé le SAMU sans être réellement entendue. À travers son histoire, c’est la violence de la non-écoute qui apparaît : que se passe-t-il quand une personne dit qu’elle a très mal, qu’elle se sent mourir, et qu’en face, on ne la croit pas ?

    Un grand fil de l’épisode est celui de la douleur. Parce que la douleur n’est pas directement mesurable, elle repose en grande partie sur la parole du patient ou de la patiente — et donc sur la confiance qu’on lui accorde. Qui croit-on ? Qui soupçonne-t-on d’exagérer ? Quels corps sont perçus comme silencieux, résistants, théâtraux, dociles ou excessifs ?


    Nous revenons également sur l’histoire coloniale de la médecine, notamment en gynécologie, pour comprendre comment certains savoirs médicaux se sont construits au prix de la souffrance de corps racisés, souvent effacés des récits officiels.


    Avec Miguel, nous parlons aussi de culturalisme : cette tendance à expliquer les comportements des personnes par leur culture supposée, jusqu’à naturaliser cette culture. Dire que “les femmes africaines sont faites pour accoucher” ou que “les femmes roms veulent beaucoup d’enfants”, ce n’est pas anodin. Ces représentations peuvent produire des conséquences concrètes : moins d’accompagnement, moins de contraception proposée, moins d’écoute, moins de soins.

    Miguel invite à passer d’une vision culturaliste à une vision sociologique : regarder les conditions matérielles d’existence, la précarité, l’accès aux droits, le logement, la langue, les violences administratives, les discriminations.


    Nous interrogeons aussi la formation médicale. Pourquoi les études de médecine restent-elles si peu traversées par les sciences humaines et sociales ? Pourquoi apprend-on si peu aux futur·es soignant·es à questionner leur regard, leurs biais, leur position sociale ?

    Car la médecine est un métier de la parole et du regard. Mais c’est aussi un métier du regard social.

    Enfin, nous parlons de pistes concrètes : former autrement, travailler avec des interprètes professionnel·les, reconnaître les savoirs des patient·es, lire, écouter, documenter, transformer les institutions — et surtout cesser de croire que les bonnes intentions suffisent.


    Un épisode dense, important, parfois difficile, mais nécessaire.


    Par Laura Berlingo & Mélanie Popoff

    pour toute demande : bonjour@mercimerci.care


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    54 分
  • Scandale de l'AGENT ORANGE, corps et terres empoisonnés : pollution coloniale, écocide et scandale sanitaire · Collectif Vietnam-Dioxine
    2026/06/08

    L’agent orange n’a pas disparu avec la fin de la guerre du Vietnam

    Il est encore dans les sols, dans les corps et dans les mémoires des victimes demandant reconnaissance et réparation.


    Dans ce nouvel épisode de Merci Merci, nous recevons Micheline Pham, du collectif Vietnam-Dioxine, pour comprendre l’histoire d’un poison utilisé par les États-Unis entre 1961 et 1971

    Officiellement, l’agent orange est un herbicide

    En réalité, il a servi à défolier massivement la jungle vietnamienne, à détruire les milieux de vie et à priver les résistants vietnamiens de leur environnement. Cette opération militaire a transformé forêts, terres agricoles, villages et corps en terrain d’expérimentation chimique.


    Au cœur de cet épisode : la dioxine, molécule toxique issue de sa fabrication. Elle persiste pendant des décennies, se concentre dans les graisses, contamine la chaîne alimentaire et laisse des traces sur plusieurs générations. Micheline revient sur les maladies associées à l’agent orange : cancers, leucémies, diabète, chloracné, malformations, handicaps visibles ou invisibles. Elle explique pourquoi il est si difficile de reconnaître les victimes, de produire des preuves et d’établir les liens entre guerre chimique, santé publique et transmission épigénétique

    L’agent orange soulève des questions complexes de filiation et de justice reproductive. Comment prouver qu’une maladie, un handicap ou un cancer est lié à un poison déversé il y a 50 ans ? Comment réparer quand les victimes sont dispersées, invisibilisées ou jamais recensées ? Comment penser la transmission quand le poison ne laisse pas toujours de trace dans le sang, mais peut modifier l’expression des gènes et affecter les générations suivantes ?


    Nous parlons aussi de Trần Tố Nga, victime directe de l’agent orange, dont le combat judiciaire est devenu un symbole mondial. Franco-vietnamienne, elle a intenté un procès en France contre plusieurs multinationales, parmi lesquelles Monsanto. Ce procès pose une question vertigineuse : les entreprises qui fabriquent un poison pour une guerre peuvent-elles se cacher derrière les ordres d’un État ? Et que vaut le droit international quand les victimes vietnamiennes restent sans réparation, alors que des vétérans américains ont obtenu des indemnisations ?


    Cet épisode interroge la notion d’écocide. L’agent orange a participé à faire émerger ce mot pour penser la destruction volontaire d’un environnement. Mais l’écocide n’est pas seulement une destruction de la nature : c’est une atteinte aux corps, aux descendances et aux possibilités de futur. C’est pourquoi Micheline parle de racisme environnemental, de colonialisme, d’impérialisme et d’écologie décoloniale.

    Nous abordons la place particulière des femmes dans cette histoire. L’agent orange met en lumière une forme de violence reproductive, les mères contaminées ont porté seules la culpabilité des maladies ou des malformations de leurs enfants, faute de reconnaissance médicale, institutionnelle ou politique.


    Un épisode pour comprendre pourquoi l’agent orange n’est pas un dossier du passé, mais un combat vivant pour la vérité, la justice, la réparation et le soin.


    Laura Berlingo & Mélanie Popoff


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    37 分
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