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L'union israélo-américaine contre l'Iran à l'épreuve d'objectifs divergents

L'union israélo-américaine contre l'Iran à l'épreuve d'objectifs divergents

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概要

C’est le onzième jour de guerre entre l’Iran, d’un côté, et la coalition israélo-américaine de l’autre. Et l’Iran est manifestement toujours en position de riposter malgré des frappes tous azimuts des États-Unis et d’Israël. Certaines de ces frappes semblent diviser les deux alliés. Ce qui pose question, ce sont notamment les frappes israéliennes de la fin de semaine dernière sur des dépôts de carburant qui ont provoqué la formation d’un immense nuage noir et toxique au-dessus de Téhéran. D’après Israël, ces dépôts d’essence étaient utilisés par les différentes forces de sécurité iraniennes et servait donc à alimenter l’effort de guerre du régime. Selon le média américain en ligne Axios, la partie israélienne a bien prévenu son allié américain de frappes de ce genre, mais la partie américaine a tout de même été surprise par l’ampleur de ces bombardements. Les responsables américains l’ont apparemment fait savoir à Israël. Un responsable de l’administration Trump cité par Axios fait savoir que la Maison Blanche n’a pas aimé ces frappes. Inflation À cause des prix du pétrole, évidemment. Depuis que la guerre a commencé, les cours ont augmenté de 30%, des fluctuations importantes. Les distributeurs anticipent et répercutent préventivement sur les prix à la pompe. Ça se voit partout, dans le monde, en Europe, mais aussi aux États-Unis. L’essence y est globalement deux fois moins chère qu’en Europe parce qu’elle y est moins taxée, mais la hausse frappe les consommateurs dans les mêmes proportions. Pour tout dire la moyenne des prix aux États-Unis atteint des proportions dignes de l’époque politique précédente, au moment de l’invasion de l’Ukraine. Le candidat Trump parlait alors de l’inflation Biden et s’était fait élire sur la promesse de maîtriser les prix. Donald Trump se retrouve avec le même problème sur les bras et il dit que que c'est un petit prix à payer, mais il faut dire que ce n'est pas lui qui fait le plein de sa voiture. À moins de six mois des élections de mi-mandat, cela pourrait donc lui poser un problème politique majeur. Et c’est aussi pour cela qu’il assure que la guerre est bientôt terminée. À lire aussiÀ la Une: l’art de la guerre selon Trump Escalade possible Il y a aussi un climat général qui n'est pas à la désescalade. Israël fait bien remarquer que les infrastructures de production n’ont pas été visées. Or l’Iran menace de répliquer de manière équivalente si cela se produisait. Et de ce qu’on a vu ces derniers jours avec des drones lancés contre des dépôts de carburant de pays du Golfe ou des missiles qui atteignent l’espace aérien turc, le régime iranien, même affaibli, a encore les moyens de ses menaces. Ce serait une escalade porteuse d’une crise d’une toute autre dimension. Le problème, c’est que les buts de guerre sont assez nébuleux et évolutifs du côté américain. En plus de la fin du programme nucléaire et des capacités balistiques iraniennes, Israël veut la fin du régime, un point sur lequel les États-Unis sont moins insistants, même si le président américain dit qu'il n'est pas content du choix de Mojtaba Khamenei comme dirigeant. Les objectifs et la détermination de l'alliance israélo-américaine ne semblent pas parfaitement alignés, ce qui crée de l'incertitude et donc de l'inquiétude sur la fin d'un conflit que le pouvoir iranien affirme pouvoir poursuivre pendant des mois. À lire aussi[En direct] Moyen-Orient: l’Iran va bloquer les exportations de pétrole tant que durera la guerre
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