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Les mollahs ont tout perdu, sauf l’orgueil

Les mollahs ont tout perdu, sauf l’orgueil

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概要

Donald Trump, après des atermoiements qui ont semblé ne pas finir, a lancé avec son colistier Netanyahu la guerre contre l’Iran. Débuts époustouflants. Dans les premières minutes le régime est décapité, mais n’a toujours pas capitulé ! Une semaine après le déclenchement des hostilités, du régime des mollahs, il en reste encore l’orgueil du refus de capituler, un entêtement, à donner de la chair au slogan de leur guerre « True Promise 4 » (« tenir sa parole »). Et pour l’instant, sous les tapis de bombes, ce qui en restent des mollahs tient parole, malgré les pressants appels de Trump assortis de promesse d’une amnistie et malgré leur capacité décroissante, constatée, d’envoi de missiles sur Israël. Donald Trump et Benyamin Netanyahu attendent qu’ils ravalent leur orgueil et qu’ils capitulent, sans condition. « Sur une échelle de 1 à 10, nous sommes à 15 », dit triomphalement Trump. Une victoire inéluctable qui a besoin d’être forcée par encore plus de bombes. La guerre est ainsi entrée dans sa deuxième phase Une phase avec plus de frappes et toujours, peu regardant sur le respect de l’éthique, comme semble l’assumer Pete Hegseth, ministre États-unien de la guerre. Toute chose qui brouille encore plus des buts de guerres mouvants. Dans les conventions qui gouvernent la guerre, quand l’adversaire est à terre on se garde de continuer à le frapper. La « fureur épique » n’est pas éthique et Pete Hegseth le martèle sans sourciller : « cette guerre n’a jamais été censée être juste, et elle ne l’est pas (…) nous les frappons alors qu’ils sont à terre, exactement comme il se doit ». Bon ! Pas exactement « comme il se doit ». Mais plutôt comme l’impose, par la force brute, le nouvel ordre Trumpien qui s’habille bien de la doctrine militaire israélienne, Dahiya qui ne s’embarrasse pas de la disproportion dans l’usage de la force et de la confusion entre cibles militaires et civiles. Où sont passés les partenaires stratégiques de l’Iran ? L’Iran est étrangement seule dans l’épreuve. La Chine, aime le pétrole iranien et pour l’instant, elle peut préférentiellement continuer à s’approvisionner sans encombre. Le détroit d’Ormuz est ouvert exceptionnellement pour elle. Sous les bombes elle charge son pétrole et ferme les yeux. Poutine, pleure Khamenei et rappel mezza voce que son aide militaire n’a pas été sollicitée. Les Iraniens n’en sont pas surpris : « la Russie a toujours trahi la nation iranienne » avait prévenu, leur ancien président Mahmoud Ahmadinejad. Massoud Pezeshkian, l’actuel, approuve, sans nommer spécifiquement la Russie, rappelant, que pendant la guerre des douze jours (en juin 2025) : « les pays que nous considérions comme des amis ne nous ont pas aidés ». Avec les Africains ce n’est guère mieux En Afrique, jusque-là, les rues ont été plus reconnaissantes que les États. Au Nigeria, avec la plus grande population chiite d’Afrique, Khamenei a été pleuré dans 12 des 36 États du pays. Les frelons de l’AES, partenaires ostentatoires de Téhéran en Afrique de l’Ouest, sont toujours silencieux, curieusement. Dans l’ensemble, les mollahs, pourtant Prodigues, expérimentent amèrement le dicton africain selon lequel « Si on vous terrasse pendant une bagarre, n’est pas grave. C’est faute à pas de force. Mais que l’on vous terrasse et vous traine est inacceptable, car cela voudrait dire que vous n’avez pas de famille. Vous n’avez pas d’alliés ». Les Iraniens donc bien seuls au monde. Pas que les mollahs. Ces millions d’Iraniens qui comptaient sur les promesses de Donald Trump, pour asséner le coup de grâce aux enturbannés, en ont pour leur frais. Trump, après un moment de tergiversation, a finalement décidé qu’envoyer des troupes au sol serait une perte de temps.
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