Le succès d'un développeur allemand et le flop d'un outil IA
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Cette semaine dans l’actualité jeux vidéo : une nouvelle positive, parce que le monde du jeu vidéo en a bien besoin en ce moment.
C’est l’histoire de Cakez77, un développeur allemand autodidacte qui a passé quatre ans à coder son jeu Tangy TD tout seul dans son coin, tout en gérant sa vie de jeune marié et de père. Il a tout partagé en ligne sur la plateforme Twitch : ses doutes, ses bugs, ses galères financières.
Tangy TD, c'est un mélange coloré et addictif de stratégie et d'action où l'on incarne une petite sorcière en pixel art qui doit repousser des vagues d'ennemis. Le jeu s'inspire de pépites comme Vampire Survivors ou Kingdom Rush, et est sorti discrètement le 9 mars dernier à moins de 10 euros sur la plateforme Steam.
Alors qu’il est en direct sur Twitch, il va consulter les revenus des premières ventes de son jeu sorti et découvre qu’il a perçu 31 942 dollars américains en seulement 30 heures. Sa réaction est devenue virale et a fait grimper les ventes de Tangy TD qui, à l’heure actuelle, a écoulé plus de 28 000 copies et généré plus de 240 000 dollars grâce à la solidarité des joueurs et des joueuses. Le rêve de tout développeur indépendant finalement.
La nouvelle technologie de Nvidia fait débatLe DLSS 5, une technologie portée par l’entreprise Nvidia, crée la controverse. À peine annoncée, elle a déjà fait grincer les dents de nombreux joueurs et développeurs car elle utilise l'intelligence artificielle pour métamorphoser l'image. Verdict, sur des jeux comme Resident Evil Requiem : le visage de l'héroïne a été totalement lissé, devenant méconnaissable au point d'être comparé à un « filtre beauté » de smartphone.
Les critiques pleuvent sur ce que certains appellent déjà du « AI slop » [de la bouillie numérique,NLDR], accusant la technologie de trahir la vision des artistes originaux. Certains pointent même un effet de « whitewashing », donc de « blanchissement » involontaire causé par le lissage ethnique des traits de visages des personnages pour les faire correspondre à des standards occidentaux.
Face au tollé, Nvidia tente de rassurer : les développeurs garderont le contrôle et pourront ajuster le curseur pour ne pas dénaturer l'esthétique des jeux. Mais pour les joueurs, souvent allergiques à l'IA générative, le message est clair : la technologie ne doit pas remplacer l'art.
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