Le nickel dopé par les restrictions de production indonésienne
カートのアイテムが多すぎます
カートに追加できませんでした。
ウィッシュリストに追加できませんでした。
ほしい物リストの削除に失敗しました。
ポッドキャストのフォローに失敗しました
ポッドキャストのフォロー解除に失敗しました
-
ナレーター:
-
著者:
概要
Depuis mi-décembre, les cours du nickel ont pris l'ascenseur. Le métal, essentiel aux batteries électriques et à la fabrication d’aciers inoxydables, est très loin de son pic historique de 2022, mais en un mois, son prix s'est relevé de plus de 15 %, en raison des nouvelles orientations minières de l'Indonésie.
Mi-décembre, le pays a annoncé vouloir réduire, en 2026, ses permis d'exploitation minière d'environ 30 %. Or l'Indonésie commercialise 60 % du nickel disponible sur le marché mondial, donc une telle décision a forcément un impact important.
Ces dernières années, la production indonésienne a augmenté de façon vertigineuse, grâce à des investissements massifs chinois. Cette surabondance a contribué à la chute des prix. Aujourd'hui, la perspective de voir le premier producteur mondial réduire la voilure redresse les cours.
À lire aussiLa chute des prix du nickel permet à la Chine de renflouer ses stocks
Déficit d'approvisionnement des fonderiesSelon l'Association indonésienne des fondeurs de nickel (FINI), le quota de production autorisé pour 2026 ne sera pas suffisant, car les besoins des transformateurs sont bien supérieurs. Ce qui ne sera pas extrait des mines ne pourra pas être totalement compensé par les importations et les stocks du pays, selon la FINI. Le gouvernement court donc le risque de déstabiliser l'économie des fonderies dont le nombre a considérablement augmenté ces dernières années.
Pour reprendre le contrôle sur un secteur qui a connu une « hyper-croissance », selon le site spécialisé MineralInfo, les autorités ont suspendu, en novembre, l'approbation de certains nouveaux projets de fonderies fabricant des produits intermédiaires utilisés dans le secteur de l'acier inoxydable. Une mesure qui s’ajoute à la réduction de l’extraction minière.
L'Indonésie toujours maître du jeuLes producteurs historiques qu'étaient le Canada et l'Australie ont souffert de voir l'Indonésie devenir en moins de dix ans un géant mondial du nickel. Aujourd'hui, le pays ajuste son ambition et opère un virage stratégique, constate l'Ofremi – l'Observatoire français des ressources minérales pour les filières industrielles –, mais cela ne veut pas dire que la donne va changer : l’Indonésie possède un tiers des ressources mondiales identifiées, le pays restera donc un acteur-clé dont les moindres décisions seront surveillées par les industriels qui ont besoin d'être rassurés sur leur approvisionnement.
À écouter dans C'est pas du ventIndonésie : les ravages de l'extraction du nickel